Delanoe Paris 2008
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UN TEMPS D'AVANCE
PARIS

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Philippe Besson, Phillipe Delerm

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Interview croisée des deux écrivains lors de la soirée “les talents de Paris soutiennent Bertrand Delanoë” au musée des arts forains.

Philippe Besson : Je soutiens Bertrand d’abord pour des raisons politiques parce que ma famille c’est la gauche, et que j’ai envie de faire gagner ma famille et donc d’être auprès de ceux qui la représente le mieux. Et c’est vrai que Bertrand, à la tête de la mairie de Paris depuis sept ans, peut s’enorgueillir d’un bilan que je trouve extrêmement frappant et impressionnant. J’ai envie qu’il poursuivre l’œuvre engagé.

Philippe Delerm : J’ai l’occasion dans le quartier où j’habite de constater notamment dans le domaine qui me concerne le plus : la culture, Bertrand Delanoë est quelqu’un qui prend des engagements qui me satisfont.

Philippe Besson : Ce qui est très frappant c’est pour moi la restauration de la dignité autour de Paris. Je crois qu’on a un peu oublier cela parce que 2001, c’est loin, mais n’oublions jamais que 2001, c’était la fin de cette période de corruption, d’une atmosphère très délétère. Je trouve qu’il a restauré de la dignité dans le débat public, de la hauteur de vue ; ca nous manquait considérablement.

Philippe Delerm : Encore tout récemment tout près de chez moi, près du cirque d’hiver, il y a un choix qui a été à prendre entre diverses choses pour remplir un grand espace, il a choisi une librairie, qui est d’ailleurs la librairie qui a la plus grande surface longitudinale à Paris. Moi, ca me semble symptomatique de sa volonté de politique culturelle.

Philippe Besson : Si Bertrand était un livre ? (rire) Euh …

Philippe Delerm : Euh …

Philippe Besson : Je ne vais pas répondre sur le plan politique mais sur le plan personnel : à la recherche du temps perdu.

Philippe Delerm : Ca serait mon livre préféré : à la recherche du temps perdu.

Philippe Besson : Parc e qu’il a quelques chose de proustien, et que souvent nous avons des discussions lui et moi sur la jeunesse, sur le temps d’avant.

Philippe Delerm : parce que je crois qu’on a perdu beaucoup de temps dans beaucoup de domaines, et notamment en ce qui concerne la vie politique, culturelle, etc. Et qu’il est temps qu’on se rattrape avec des gens comme lui.