Bertrand Delanoë

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RESPIRATIONS

Des hommes et des dieux


A Angoulême, où j’assiste à la clôture d’un Festival marqué par la simplicité et le talent, j’ai la chance de voir un film saisissant.
Avec Des hommes et des dieux, Xavier Beauvois raconte l’histoire des moines de Tibérine, assassinés en Algérie en 1996.
Commençant dans l’harmonie de ces vies consacrées au service de Dieu et des hommes–l’un des moines, magnifiquement interprété par Michael Lonsdale, soigne ses voisins musulmans avec conscience et dévouement - le film montre comment ils assistent impuissants à la montée de l’intégrisme, à la terreur qui s’empare des habitants du village, et à l’ambiguïté du...

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Centre Pompidou de Metz


Visite au Centre Pompidou de Metz. Dans cet édifice extraordinaire qui surgit dans la ville comme une flèche vers le ciel, un moment très particulier de bonheur.
« Chefs-d’œuvre ? » est le titre de ce chef-d’œuvre, et tout est, bien sûr, dans le point d’interrogation. On comprend, plus que jamais que l’art c’est d’abord la liberté de l’esprit et du regard. Tout s’expose et rien ne s’impose : on ne passe pas en revue, on savoure. Entre La tristesse du roi de Matisse, le voyage dans la lune de Méliès, les Bleu royaux de Miro, mais aussi ce...

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Le mariage de Figaro

A la Comédie française, Le mariage de Figaro. Bonheur, d’abord, de redécouvrir ce texte d’une fraîcheur que le temps n’altère pas. La vigueur de ce charme insolent, et l’humble fierté de cette moquerie sans fiel, c’est le génie de notre XVIIIème siècle. J’aime cette gaieté qui sait déplacer les montagnes du conformisme et de l’habitude. Et je retrouve un nouveau Beaumarchais, plus jeune que jamais, grâce au jeu des acteurs du Français, que je définirais d’un seul mot : perfection. Toutes et tous ont su trouver les accents justes, le ton exact, pour solliciter à la fois l’esprit et le...

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Les garçons et Guillaume, à table !

Au théâtre de l’Athénée, Les garçons et Guillaume, à table !. C’est l’histoire, touchante, pleine de vérité et d’humour, d’un petit garçon que personne ne veut considérer comme un garçon. Il est vrai qu’il danse la Sévillanne comme une fille, qu’il veut jouer le rôle de Sissi impératrice, qu’il préfère la solitude et la rêverie aux jeux prétendument virils des gamins de son âge, et qu’il est, de surcroît, d’une nature fragile…. De là à conclure qu’il n’est pas un homme, le pas est vite franchi par la lourdeur du monde. A cette lourdeur-là, le talent incomparable de Guillaume Gallienne...

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Mystère bouffe

A la Comédie-française, Mystère bouffe de Dario Fo, mis en scène par Muriel Mayette. Ou l’irruption du Moyen-Age au cœur de la modernité. Les « mystères » médiévaux, avec leurs rites, leurs secrets, leur exubérance, leur saveur, se succèdent sur la scène à un rythme – le mot prend ici son sens le plus fort- endiablé. Et, parmi les danses, les cris, les courses, les rires et les larmes, ce qui me frappe, c’est de voir avec quelle facilité s’effondrent les frontières artificielles. Et d’abord, celle qui sépare le « sacré » du « profane », le « corps »...

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Ouverture de « Paris en toutes lettres », jeudi 10 juin


Avec le festival Paris en toutes lettres, qui a attiré 50 000 spectateurs pour sa 1ère édition l'an passé, notre Ville proclame à nouveau cette année haut et fort son amour des mots et de la littérature en donnant à entendre les textes d'hier et d'aujourd'hui. Et en cherchant à transmettre le goût de la lecture, qui est aussi "le goût des autres", pour reprendre le titre d'un beau film d'Agnès Jaoui qui participe d'ailleurs à ce festival littéraire.
Si la programmation, qui mêle la littérature aux autres arts et à la musique en particulier, est exigeante, elle...

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Inauguration de la médiathèque Marguerite Duras, le 9 juin 2010


Ma joie était toute particulière en inaugurant, aux côtés de Frédérique Calandra, de Roland Castro et de Dominique Blanc, la médiathèque Marguerite Duras dans le quartier populaire de Saint-Blaise dans le 20ème arrondissement de Paris.
Une émotion d’abord liée à la réussite du geste architectural de Roland Castro et de ses équipes, une fierté car, avec cette bibliothèque, la plus grande de Paris désormais, chaque Parisien a accès à cette beauté, faite de verre et de lumière, à ce patrimoine élégant, qui rappelle les mots de Marguerite Duras, nous incitant à passer « des journées entières dans...

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Exposition « Rimbaudmania »

Inauguration de l’exposition Rimbaudmania à la galerie des bibliothèques. Une vision très originale, très humaine du poète universel, porteur de nos rêves, de nos doutes, de nos souffrances. Cette anthologie réunit les signes de l’omniprésence de Rimbaud dans toutes les formes de création, des plus grandioses aux plus populaires, en France et partout dans le monde. Elle rassemble d’abord, grâce à la ville de Charleville-Mézières partenaire de cette exposition, des manuscrits qui n'avaient jamais été montrés au public : la bouleversante lettre d’amour à Paul Verlaine mais aussi la célébrissime « lettre du voyant », véritable programme poétique :...

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« Je l’aimais », au théâtre de l’Atelier


Au théâtre de l’Atelier, Je l’aimais, le roman d’Anna Gavalda, mis en scène par Patrice Leconte.
L’histoire est simple, et tragiquement banale. Pierre (magnifiquement incarné par Gérard Darmon) s’abandonne, une nuit, dans un chalet de campagne, à des confidences avec Chloé, sa belle-fille. Et, en écho aux souffrances de Chloé, il évoque le secret de sa propre vie : une femme, Mathilde, qu’il a passionnément et désespérément aimée. Avec elle, il dit avoir redécouvert, ou plutôt découvert, la sensation de vivre réellement. Ce fut l’irruption de la liberté vraie et du goût du bonheur dans une existence jusqu’alors...

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Barbara

Barbara, vingt ans d’amour… C’est le titre choisi par Roland Romanelli pour évoquer, au théâtre des Nouveautés, une longue période de confiance, d’intimité, de bonheur et de création partagée. Grâce à lui, c’est Barbara que l’on retrouve, celle qui nous manque tant depuis treize ans. A travers ce récit sobre d’une vie hors du commun, et qui savait trouver la sérénité dans un mouvement sans fin, à travers ces extraits de ses chansons qui sont devenues une part de nous-mêmes, c’est Barbara qui se dresse, telle qu’en elle-même.
Barbara, ou l’art de transformer le mal de vivre en art...

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