A l’heure de la mondialisation, les décideurs locaux partagent aussi des interrogations communes : la qualité de vie et la place des citoyens dans la ville, la coexistence des cultures et des croyances, la lutte contre la précarité, une offre de transports plus respectueuse de l’environnement, l’accès à l’emploi, à l’éducation, à la santé ou à la culture.
C’est pourquoi le « fait urbain » qui a constitué le point de départ de notre action internationale, restera au cœur de notre projet. Les grands défis qui se posent au monde contemporain qu’ils soient démocratiques, économiques, sociaux ou écologiques sont largement d’essence citadine.
Aucune ville ne pouvant prendre seule, la mesure de ces enjeux pour les affronter, l’objectif premier de notre action internationale sera de promouvoir plus encore les échanges avec les autres métropoles internationales, afin de partager les savoir-faire et les expériences.
Les trois axes majeurs de l’action de notre collectivité sont clairs :
Dans cette logique, Paris s’engagera toujours au service d’initiatives concourant à l’épanouissement des libertés et aux renforcements des droits fondamentaux à travers la planète. Cette volonté peut s’exprimer de façons multiples : soutien aux victimes de catastrophes naturelles comme nous avons pu le faire en Asie du Sud-est après le Tsunami, en Algérie, à Kaboul ou à Haïti ; aide aux populations civiles touchées par les conflits comme cela a été le cas au Liban et dans le nord d’Israël en 2006, mobilisation pour sensibiliser l’opinion à la situation de personnalités privées de liberté, à l’instar d’ Ingrid Betancourt, Shirin Ebadi ou Aung San Suu Kyi notamment.
Paris restera d’ailleurs une ville refuge pour celles et ceux dont la liberté est menacée, ce qu’illustre par exemple la maison des journalistes, dans le 15èmearrondissement, destinée à l’accueil des représentants de la presse poursuivis dans leur pays.
En lien avec les grandes ONG internationales, nous renforcerons également notre action dans le domaine de la lutte contre le SIDA en Afrique, qui touche aujourd’hui plusieurs millions de personnes. En 2007, notre ville consacre 2,3 millions d’€ à une trentaine de programmes répartis sur une quarantaine de pays.
Profitant des opportunités offertes par la loi Oudin, nous souhaitons aussi approfondir notre politique de solidarité en favorisant l’accès à l’eau, notamment en donnant un nouvel élan à l’appel à projet « solidarité eau et assainissement », créé en 2006 et déjà doté d’1 million d’euros.
Au sein du monde francophone, l’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF) demeurera notre premier vecteur de coopération. Cette association que nous avons profondément rénovée (en augmentant la part consacrée à l’investissement au détriment du fonctionnement, en démocratisant son fonctionnement et en le rendant plus transparent, en accroissant le nombre de villes bénéficiaires…) rassemble 166 capitales et villes de 46 pays. Elle est un réseau unique et essentiel au rayonnement de la francophonie et des valeurs que nous avons en partage. C’est aussi un acteur essentiel du développement : 450 projets soutenues dans des villes d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine (construction d’écoles, de centres de santé, d’équipements sportifs, modernisation des marchés et celle de l’état civil, lutte contre le SIDA).
En Europe, après avoir renoué des liens qui étaient en sommeil, voir en désuétude, avec de grandes métropoles (Rome, Londres, Berlin, en particulier), notre objectif est de développer ceux-ci en particulier avec les Capitales des pays qui ont rejoint le plus récemment l’Union européenne.
Mais nous voulons également faire vivre l’Europe à Paris en amplifiant notre soutien à la Maison de l’Europe. Parallèlement, nous proposons de créer un « Espace des Européens » à Paris, véritable lieu ressource sur l’Europe, lieu d’informations pour les Européens de Paris mais aussi sur l’Europe pour les Parisiens.
Nous poursuivrons la dynamique que nous avons lancée pour coopérer avec les villes du pourtour méditerranéen et, plus largement au sein du monde arabe (accords signés en 2004 avec Tunis, Rabat, Alger, Casablanca, Le Caire ou Beyrouth en 2006) en continuant à privilégier l’échange d’expériences, le transfert de savoir faire, la formation, ainsi que les échanges culturels qui renforcent la connaissance mutuelle. Les initiatives lancées avec Haïfa ou Bethléem connaîtront des 2008 leurs premières traductions concrètes.
Notre volonté est également de contribuer à l’aide des populations civiles touchées par les conflits, comme nous avons pu le faire en 2006 au Liban, en finançant la distribution de colis familiaux de produits de première nécessité à 100 000 habitants, et dans le nord d’Israël en approvisionnement en matériel médical l’hôpital Rambam de Haïfa ou en soutenant le centre pour personnes handicapées de Kyriat Shmona. Notre ville sera toujours disponible pour aider à renouer les fils du dialogue en particulier sur la question de la paix au Proche-Orient, comme elle l’a fait en recevant des enfants palestiniens et israéliens à l’Hôtel de Ville, en accueillant les concerts de l’orchestre pour la paix, par la remise du prix SELIGMAN contre le racisme 2004 à Yossi BEYLIN et Yasser RABBO ou en favorisant le dialogue entre élus israéliens et palestiniens.
Paris qui préside ou co-préside des réseaux de ville (AIMF et Cités et Gouvernements Locaux Unis) doit s’insérer encore plus dans cette démarche de coopération et d’échange de bonnes pratiques, notamment sur les objectifs du millénaire en matière de lutte contre la pauvreté, contre le réchauffement climatique et de pollution, comme elle le fait au sein du C 40 mais également au moyen d’échanges de fonctionnaires. Enfin notre ville doit multiplier ses liens avec les grandes fondations internationales comme nous le faisons déjà avec la Fondation Clinton dans la lutte contre le réchauffement climatique ou Africare dans la lutte contre le Sida.
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