Dans une grande capitale, échapper au stress et accéder à une forme de sérénité est souvent un luxe. L’un de nos objectifs est de rendre ce luxe accessible. Certes, il y aura toujours, dans notre ville, de l’agitation, de la nervosité, de l’inquiétude. Mais il nous appartient d’y introduire un peu d’apaisement. Le Paris que nous dessinons doit faire figurer le respect, le calme, et une certaine forme de douceur, au cœur de son art de vivre.
La sécurité, une exigence de solidarité
La sécurité est cette liberté qui est la garantie de toutes les autres. A Paris, c’est le préfet de police, représentant de l’Etat, qui gère les questions de répression des troubles publics. Nous avons du reste toujours privilégié une véritable coopération avec la police nationale - dont nous considérons qu’elle est la plus à même de garantir des résultats efficaces dans ce domaine – plutôt que d’envisager, à l’instar de la droite parisienne, l’hypothétique création d’une police municipale. Ainsi, la participation de la Ville au budget de la Préfecture de police (dont la Brigade des Sapeurs pompiers) a-t-elle augmenté de 38% depuis 2001, ce qui est sans précédent.
Cette démarche a permis des résultats : selon les derniers chiffres officiels disponibles, la délinquance de voie publique est en baisse constante à Paris depuis 2002, cette diminution s’établissant précisément à – 46,8% entre juin 2001 et juin 2007.
Parallèlement, nous avons développé des actions spécifiques, comme la sécurisation des immeubles sociaux parisiens (GPIS) ou la mise en place de correspondants de nuit dans certains quartiers plus exposés aux risques.
Pour autant, l’effort doit être maintenu car des insuffisances demeurent. : notre ville, selon une évolution perceptible sur la scène nationale, a vu augmenter le nombre d’agressions physiques.
La prochaine mandature verra donc se renforcer le partenariat avec la Préfecture de police, autour de priorités, à commencer par un déploiement accru des effectifs de police dans nos quartiers, ainsi qu’un accueil plus attentif des victimes.
Je souhaite également une réunion régulière du Conseil parisien de la prévention de la délinquance, dont la mise en place a été quelque pu tardive.
Nous veillerons aussi à une meilleure sécurisation des parcs et jardins de Paris.
En outre, nous sommes favorables au développement de la vidéosurveillance, dans le respect strict des libertés individuelles. D’ores et déjà, nous avons d’ailleurs accepté que la Ville de Paris participe au « plan des 1000 caméras » proposé par le Préfet de police. Nous étudierons par ailleurs la possibilité d’installer de tels dispositifs dans certains jardins publics ou équipements municipaux, sur la base des statistiques de la délinquance.
Une priorité du prochain mandat : la lutte contre le bruit
Le bruit est l’une des premières nuisances de notre siècle urbain. Il ne fait pas bon vivre dans une capitale où l’on ne s’entend même plus. Il y a dans le Paris que nous aimons une certaine qualité de silence, que nous avons voulu faire remonter du fond de ce puits de rumeurs et de clameurs qu’est l’agitation d’une grande ville. C’est une tâche évidemment, et par nature, inaboutie : nous allons la poursuivre, d’un effort commun, au service de tous.
Depuis 2001, nous avons engagé une lutte contre le bruit, notamment un Plan de lutte contre les nuisances sonores, que le Conseil de Paris a adopté en février 2006. Entre 2008 et 2014, ce sujet sera au cœur de l’action municipale : il faut que notre ville retrouve le sens du calme. Nous poursuivrons donc la politique de couverture du périphérique, et nous lancerons un plan d’isolation pour les immeubles exposés aux zones où les nuisances sonores sont les plus pénibles.
Je suis contre l’abus de caméras surveillance. Outre le sentiment d’être surveillé, et donc présummé coupable en permanence, ce sentiment aliénant de ne plus être complètement libre, l’opération est inutile. Ce genre d’outils ne sert jamais à prévenir un larçin, un crime ou un attentat. Il ne sert qu’à retrouver le coupable, éventuellement. Il faut donc aller dans la prévention, la délinquance en amont. L’augmentation des patrouilles, notamment dans des quartiers nocturnes et touristiques comme Pigalle/Fontaine/Blanche ou Bastille me semble bien plus pertinent pour notre “sérenité”.
Couverture du périphérique : pourra-t-on faire quelque chose pour la porte de Gentilly ? (même si c’est techniquement difficile, le périph étant en hauteur)
Une rapide réponse de l’équipe www.bertranddelanoe.net :
Merci pour votre message. La couverture de tronçons du périphérique permet de réduire les nuisances pour les riverains et de mieux relier Paris aux communes limitrophes. Des travaux ont été engagés dans trois secteurs : la porte des Lilas (aujourd’hui achevée), la porte de Vanves et les portes des Ternes et de Champerret. Co-financés par la Ville, la Région et l’Etat, ces travaux représentent des investissements considérables. La couverture d’autres tronçons du périphérique ne peut donc être envisagée que par étapes, en partenariat avec la Région et l’Etat, et en priorité sur des tronçons passant à proximité immédiate des lieux d’habitation et dont la couverture est techniquement réalisable.
Isoler les logements, c’est bien, mais arrêter le bruit à la source, c’est mieux ; qui donc nous débarrasseera des motos pétaradantes ? et des hélicoptères que l’on entend jusque dans le 13 ème arrdt alors que l’héliport est dans le XV ème ? Je comprends que certains hélocoptères soient necessaires (police) mais ceux qui promènent les touristes, on devrait les interdire.
> Une réponse de l’équipe www.bertranddelanoe.net
En ce qui concerne l’héliport, nous partageons votre point de vue. Dernièrement, une Charte de l’environnement a été signée à l’héliport mais la Ville de Paris a considérée qu’elle n’était pas suffisamment contraignante par rapport aux nuisances, notamment sonores, mais aussi au niveau de la pollution atmosphérique, le Maire de Paris a donc refusé de la signer.
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