Ce mot a un sens : populaire. Et nous souhaitons l’appliquer à un domaine auquel, trop longtemps, on n’a pas voulu l’associer : la culture, qui est faite pour vous tous, qui vous appartient. L’art, l’histoire, la beauté, les spectacles, la grâce de Paris en font une ville unique, enviée et admirée dans le monde entier. Le paradoxe a longtemps été que c’était précisément le monde entier, plutôt que les Parisiens, qui profitait de ce trésor : la culture parisienne, qui rayonnait dans le monde, n’irriguait plus Paris.
Toute la politique culturelle de ces sept années aura donc été marquée par cette volonté constante : qu’il n’y ait plus le Paris de la culture, réservé aux initiés, aux privilégiés et aux touristes, et le Paris de tous les jours, privé de sa part culturelle, vidé du meilleur de lui-même et livré à la grisaille de la répétition des jours.
Nous avons voulu sortir la culture de son carcan, créer une culture de rue : ainsi, dans nos Nuits Blanches, l’art sort de chez lui, et découvre que chez lui, c’est partout. « L’œuvre d’art, disait Duchamp, est un rendez-vous » : nous avons souhaité que ce rendez-vous soit plus quotidien, plus inopiné. La culture parisienne s’inscrit plus que jamais dans la cité.
La nouvelle étape que nous proposons est plus audacieuse encore : pourquoi ne passerait-on pas à une culture qui ne serait pas simplement offerte aux Parisiens mais créée par eux ?
La culture ne s’improvise pas. Elle s’apprend. Cet apprentissage, je souhaite qu’il soit mis la disposition de tous, avec, pour premières pistes de créer, sur la mandature, 3000 places dans les conservatoires, en privilégiant les arrondissements qui en sont moins dotés ; d’obtenir des établissements culturels (par contrat) qu’en contrepartie de leurs subventions, ils établissent des liens de collaboration avec les établissements scolaires.
Nous devrons également offrir aux cadres des centres d’animation une formation supplémentaire, notamment dans le secteur de la lecture et de l’écriture et garantir aux enseignants en formation la possibilité d’un stage dans un établissement culturel de la Ville de Paris (bibliothèques, musées, théâtres, centre d’art, festival,…)
Nous souhaitons également promouvoir des jumelages entre certains établissements culturels parisiens et des institutions implantées dans d’autres villes françaises.
Combien y a-t-il, à Paris, d’artistes, d’écrivains, de musiciens, de photographes, que l’on ignore, voire qui s’ignorent ?
Leur ville doit leur donner l’occasion de s’exprimer, de se révéler. Dans cet esprit, qui consiste à aller de la culture offerte à tous à la culture créée par tous, nous lançons les idées suivantes :
Parallèlement, nous ne souhaitons pas que s’interrompe l’effort pour la culture au sens le plus traditionnel du terme. C’est certes le rôle d’une politique culturelle d’inspirer et de soutenir la création, la nouveauté, l’audace, en un mot la surprise. Mais c’est aussi son rôle de veiller à la préservation de ce qui a été, depuis des siècles, conçu, écrit, produit. Car la culture est d’abord une gratitude et Paris est une ville reconnaissante. Et c’est dans cet esprit, au confluent de la conservation et de l’innovation, que Paris orientera sa politique d’aménagement culturel.
Voici de premières idées :
Bonjour, la transparence pour l’attribution des marchés vous honore depuis le début de votre mandat, et grand merci pour redorer ainsi l’action politique. Concernant la mise à disposition d’ateliers pour les artistes, ne pourrait-on pas tous les cinq ans par exemple s’assurer du bien-fondé de ces résidences, que ceux-ci ont bien constitué un tremplin, une aide incontestable pour la création, ce qui ferait taire les opposants “aux dépenses inutiles”.
Pour une plus grande vitalité de la culture à Paris, des reportages seraient diffusés sur le site web de la ville pour mieux nous faire découvrir leur travaux, et mettre ainsi en valeur l’artiste et sa contribution vitale pour la cité. Pourquoi pas …
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Bonjour,
Militante socialiste dans le 10è, j’y anime depuis quelques mois une Commission culture qui a réfléchi a quelques propositions pour le projet 2008. Elles s’inscrivent totalement dans l’idée d’une culture populaire développée par Bertrand Delanoë. En voici un résumé :
POUR UNE CULTURE DE PROXIMITE, ACCESSIBLE A TOUS, QUI NOUS OUVRE AUX AUTRES…
ATELIERS ARTISTIQUES POUR ENFANTS (CONSERVATOIRE « HORS LES MURS »)
• Etablir un système de partenariat entre les associations culturelles de l’arrondissement, les conservatoires, les affaires culturelles de chaque arrondissement et les directeurs d’école pour l’utilisation des locaux scolaires (assurance, surveillance, responsabilité…) et pour l’établissement d’un programme d’enseignement diversifié et de qualité, qui n‘aurait pas le même label d’ « excellence » que les conservatoires municipaux.
• Etablir un programme d’aides de la municipalité à ces associations (aide à la communication, aux démarches administratives, subventions…).
UN MERCREDI ARTISTIQUE PAR MOIS DANS LES CENTRES DE LOISIRS
UNE SOIREE D’ETUDE PAR SEMAINE A LA CULTURE (CLUB LECTURE, PEINTURE, THEATRE…)
• Pour valoriser le temps périscolaire et les équipes d’animateurs de la Ville de Paris : collaboration systématique entre la direction des affaires culturelles et la direction des affaires scolaires pour développer et imposer un programme culturel et artistique de qualité dans les centres de loisirs et les moments périscolaires.
UN BUREAU DES PUBLICS A LA MAIRIE DE PARIS
UN BUREAU DES PUBLICS PAR ARRONDISSEMENT
• Publication culturelle ciblée : principalement destinée au public qui n’a pas naturellement accès à la culture pour rendre la culture abordable et simple, axer la diffusion sur certains quartiers (ZEP).
• Se faire le relais entre les acteurs culturels de l’arrondissement et les habitants : un ou plusieurs médiateurs culturels municipaux qui seraient à l’affût des opportunités de quartier 1. pour favoriser des échanges avec les habitants en les aidant par différentes formes de conventionnement (subventions, mises à disposition de locaux, moyens d’information à la charge de la mairie), en échange d’actions dans les écoles, de portes ouvertes au public, de représentations gratuites, de possibilité d’assister à des cours ou répétitions etc., 2. pour intervenir dans les écoles de l’arrondissement sur les évènements culturels de proximité et donner envie d’y participer (penser à un référent culture par établissement) ;
• Ouverture de « relais culture » dans les quartiers : où s’adresser dans son quartier pour se connecter avec des structures déjà existantes pour développer ses projets ? favoriser le partenariat avec des associations de quartier et permettre l’expression d’artistes en herbe avec la mise à disposition de locaux et de matériels ;
• Valoriser culturellement les évènements de quartier tels que vide grenier, repas de quartier.
UN FESTIVAL « SEMAINE ARTISTIQUE DANS LES ECOLES DE PARIS » AUTOUR D’UN EVENEMENT CULTUREL PARISIEN
Tous les ans, prendre le thème d’une exposition ou d’une représentation prévue au cours de l’année scolaire dans un des lieux de diffusion municipaux. Lancer la préparation d’un festival sur ce thème. Inciter donc les écoles à recevoir en leur sein des artistes et médiateurs qui viendraient préparer des évènements artistiques, en collaboration avec l’équipe pédagogique : ateliers d’écriture, de peinture, de sculpture, de musique… qui seraient représentés dans les lieux de diffusion municipaux (hall de mairie, salles des fêtes, hall des théâtres municipaux…) dans tout Paris.
UN TICKET-CULTURE : sur le modèle du ticket resto (convention entreprise –Ville de Paris pour prendre en charge des frais de participation à des sorties culturelles municipales).
REPENSER LA PLACE DES ARTISTES ET DES CREATEURS DANS PARIS : incitation au regroupement de compagnies ou d’artistes, subventions pour ce type de structures, pour favoriser le travail en synergie dans le même quartier.
DEVELOPPER UNE POLITIQUE DE « PROJETS CULTURELS ET ARTISTIQUES »
• Favoriser les projets transversaux qui associent différentes générations, chômeurs, amateurs avec les artistes ;
• Annoncer clairement quels types de projets la Ville de Paris veut soutenir, dire quels sont les critères qui permettent de valider le suivi des dossiers, qui est chargé de décider en opportunité…
Et pourquoi ne pas mettre des créations dans des lieux comme les espaces civilisés, ou la place pigalle (definitivement morne) ou odeon (carrefour atroce) ou même imaginer des façades “mortes” repeintes par des artistes…
Le projet prend peu en compte les évolutions dans le domaine : équipements mobiles (téléchargement de livres par ex), explosion des concerts au détriment des disques (certaines salles sont vraiment vétustes), intérêt pour des cultures alternatives et hors réseaux institutionnels. La précédente mandature a mis trop l’accent sur certains grands projets ou des événements très “spectaculaires”, sans forcément s’appuyer sur les associations ou acteurs de la culture parisienne…
Bonjour,
Je suis ravie de voir que Bertrand Delanoé veut favoriser le développement culturel dans les quartiers populaires de la capitale. Je suis actuellement stagiaire au département de la Coopération et de l’Ingénierie culturelle à CulturesFrance. Et je travaille au pôle des résidences sur le programme de la Cité Internationale des Arts. Et, je me rends compte qu’il est très important pour les artistes d’avoir des ateliers-logements afin qu’ils puissent créer. Ce serait intéréssant d’ouvrir une résidence d’artiste dans le quartier de la Goutte d’or. Car ce quartier est un brassage des cultures et une source de création intense.
Lunise
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