PARIS, UN TEMPS D’AVANCE
Pour une contribution des parisiennes et des parisiens
à l’élaboration d’un nouveau projet.
Il fallait remettre Paris en mouvement…
La mandature qui s’achève révèle, comme pour toute entreprise humaine, des réussites et des insuffisances, dont il s’agit de faire humblement la part.
Ce que je revendique assurément depuis sept ans, c’est notre volonté permanente d’agir, de « faire », d’installer dans la réalité de cette ville, des changements utiles au quotidien de ses habitants.
Oui, sept ans plus tard, que chacun prenne la peine de se remémorer nos engagements de 2001 : ils ont été tenus, et même au-delà, dans bien des cas. Qu’il s’agisse par exemple du nombre de logements sociaux financés, des pépinières d’entreprises ou de la création d’espaces verts, nous avons dépassé nos objectifs initiaux ; quant à certaines initiatives comme les 400 points Wifi gratuits, Velib’, Nuit Blanche ou Paris Plage, elles n’étaient pas inscrites dans notre projet, mais nous les avons mises en œuvre.
Souvenez-vous, Paris, en 2001…
Il fallait d’abord restaurer la dignité de notre vie publique. Rompre avec cette époque où le simple respect de la loi était considéré comme… accessoire.
Veiller à ce que les Parisiens ne soient plus condamnés à découvrir l’actualité de leur ville dans la chronique judiciaire de la presse. Car la politique, c’est aussi une éthique. Et solliciter les suffrages des citoyens, c’est s’engager à leur rendre des comptes. Nous avons donc mis un terme au clientélisme et à l’opacité qui, alliés à une extrême concentration des pouvoirs, dessinaient les contours d’un « système » à ce point malsain qu’aujourd’hui encore, il place ses héritiers dans l’inconfort.
L’attribution transparente des logements et des places en crèches, la suppression de la questure, les compte-rendus de mandat annuels, le Conseil de la Jeunesse, celui des résidents non communautaires, les conseils de quartier, tous ces faits illustrent un changement radical dans la culture démocratique qui prévaut désormais dans la capitale de la France.
Et lorsque les Parisiens sont si nombreux à participer à des consultations - inédites - sur le Plan Local d’Urbanisme ou sur le Plan de circulation, c’est bien la preuve qu’ils se sentent dépositaires du destin de cette ville.
Précisément, j’ai besoin de vous pour écrire la suite.
Je le dis sans emphase mais avec sincérité, quelle que soit d’ailleurs votre sensibilité politique : faudrait-il, pour de mauvaises raisons, ignorer votre créativité, négliger votre apport, nier la parcelle d’influence dont chaque citoyen dispose dans la définition d’un dessein ?
Même s’il est d’usage, à la fin d’une mandature, de présenter un bilan forcément « exemplaire », je refuse de sombrer dans cette forme d’autosatisfaction un peu absurde. Il est d’ailleurs tout aussi grotesque, comme certains s’y emploient, de décrire un Paris littéralement ruiné ( !).
La vérité est plus complexe, plus stimulante aussi. L’essentiel est de ne jamais oublier que pour tant et tant de Parisiens, la vie quotidienne dans notre cité demeure très difficile.
Ensemble, nous avons fait progresser Paris. Mais il reste tant à accomplir.
Conscient de cette évidence, je veux m’engager sur un projet novateur, pour une dynamique plus forte encore, pour une ambition qui vous concernera tous parce que le progrès qui exclut, fut-ce une part infime de la population, n’est pas le progrès. Ce que je vous propose, c’est d’investir votre énergie, votre amour de Paris, vos idées et vos convictions, dans la construction d’un avenir commun qui verra Paris conquérir un « temps d’avance », c’est-à-dire affirmer un modèle urbain aussi performant sur le plan social, économique, environnemental que culturel.
Paris est une « ville monde ». Comme d’autres métropoles, elle est confrontée aux défis de la mondialisation, à l’extrême compétitivité qui la caractérise, de même qu’à la mise en concurrence, non seulement des acteurs économiques mais au-delà, des modèles sociaux eux-mêmes.
Penser la ville, concevoir un modèle urbain à l’aube de ce 21ème siècle, c’est s’interroger sur notre manière de vivre, de se loger, de travailler, de se cultiver, de se divertir, dans le futur. C’est réfléchir à la définition d’un cadre et d’une approche qui donnent à chaque identité, à chaque parcours, à chaque dessein, la chance de s’exprimer et de se fondre dans un projet collectif enthousiasmant.
C’est s’attaquer aux défis de la solidarité confrontée aux enjeux démographiques, c’est apporter des réponses concrètes à l’urgence environnementale, qui n’est ni une vue de l’esprit, ni un sujet réservé à quelques « experts » auto-désignés.
C’est aussi, raisonner à la bonne échelle en formulant des réponses - y compris sur le plan institutionnel - conçues au niveau de l’agglomération. J’y suis favorable, dans le respect de chacun des élus désignés en mars prochain, et sur la base d’un cahier des charges clair, ce qui appellera notamment de l’Etat des engagements budgétaires précis.
C’est à cet ensemble de questionnements que nous sommes collectivement conviés : à l’heure où près de 80% de la population européenne vit en ville, comment ne pas voir que les réponses appliquées par Paris ont et auront inévitablement un impact dépassant son propre destin ?
Nulle vanité dans ce propos, mais la certitude que ce qui se passe à Paris intéresse bien au-delà de ses frontières.
Sans doute parce que la vocation internationale de Paris n’a jamais été aussi forte : sa population, ses sources d’influence, son statut de capitale font d’elle une ville européenne par excellence, dont les valeurs et le mode de développement signent une culture urbaine.
Cette fierté d’être Parisien, revendiquons-là en l’investissant dans une perspective dépourvue d’arrogance mais empreinte d’une grande ambition. Et même, dans certains domaines, d’une ambition pionnière, car oui, Paris doit être un lieu où naissent des pratiques et des avancées novatrices, en particulier dans le domaine de l’intelligence, des nouvelles technologies ou de l’exigence environnementale.
C’est cette alchimie qui doit susciter notre réflexion.
Tel est l’objet de notre démarche, fondée sur la rencontre des convictions, des énergies et des talents de toutes celles et tous ceux qui, à mes côtés, s’inscrivent dans cette dynamique résolument collective.
Cette équipe vous présente une vision de Paris, proposant un chemin que nous pourrions emprunter ensemble, si vous le voulez. D’ores et déjà, quelques pistes opérationnelles vous sont soumises, pour stimuler vos réactions et vos suggestions.
C’est le sens de ce document, simple esquisse d’un projet que nous préciserons au fil des prochaines semaines, à l’aune de vos remarques et de vos apports.
Ce projet final, je ne dis pas que vous en serez les rédacteurs exclusifs ; il est certain, en revanche, qu’il ne verra pas le jour sans votre contribution.
Ni catalogue, ni « page blanche », la présente base est donc avant tout une invitation à l’expression libre et féconde de chaque citoyen, à son goût pour le progrès, l’innovation et la solidarité.
Participez, donnez votre avis, inventez, soyez libres, audacieux, et n’hésitez pas à bousculer les habitudes.

Bertrand Delanoë
Francilien de naissance, j’ai “pratiqué” Paris depuis Clichy-La-Garenne pendant cinq ans, et suis Parisien depuis peu. Sans entrer dans le détail, j’ai une impression plutôt positive des réalisations de l’équipe Delanoë. Toutefois, il est vraiment dommage de ne pas avoir une présentation de Monsieur Bravo pour mon arrondissement (9ème).
Cordialement
DES TOURS DANS PARIS c’est nourrir un modèle qui montre déjà ses faiblesses… La concentration d’activité sans limites!
Il ne s’agit pas de “il faut vaincre les tabous”, “n’écarter aucune hypothèse, y compris celle de construire des immeubles de grande hauteur, 15-20 étages, voire davantage”…
La principale problématique des tours ce n’est pas une question architecturale mais le problème de la concentration démographique et d’activité. Paris est petite et très peuplée, enormement des personnes transitent dans la ville 24/24h 7/7jours, environ 11 millions de voyageurs dans les transport publics : travail, tourisme, loisirs, vie quotidienne, déplacements banlieue-banlieue, etc…
Bref les transports publics sont saturés, les trottoirs pleins, les voiries chargées, il faut donc reconnaitre les limites.
Mais il y a aussi autre aspect très important : la solidarité vers nos communes limitrophes !
On sait bien qu’à l’ouest de Paris et sur les communes équipées de station RER, il y a un manque d’entreprises et d’activité et tout y est pour les accueillir.
Alors soyons solidaires pour démocratiser l’activité dans IDF et ainsi donner déjà cet objectif à “Paris Métropole”.
La Bièvre est la seule rivière de la région à se jeter dans la Seine, après avoir traversé cinq départements dont celui de Paris. Le bassin versant de la Bièvre s’étend sur environ 2000 hectares et 49 communes concernant directement 761 000 habitants. La vallée de la Bièvre est le lien entre l’agglomération parisienne et la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines, par un cheminement reliant une succession d’espaces boisés.
La Région ainsi que les différents gestionnaires de l’eau et de l’aménagement agissent pour faire revivre cette rivière dans sa partie aval, la plus urbanisée. Dès mai 99 on a organisé un Colloque sur la Bièvre, qui avait conduit la Région à adhérer, en tant que membre fondateur, à l’association “Bièvre rivière d’Ile-de-France” créée en juin 2000.
Mais on reste toujours dans la concertation et le projet de redonner la place au fleuve ne voit pas le jour. Laisser la Bièvre reprendre sa place dans la ville sera une démarche forte de redonner l’importance à l’écologie… même si ses eaux sont toujours très polluées, cela sera très utile pour ouvrir nos yeux.
Le quartier Montorgueil c’est l’exemple major de l’urbanisme de quartier du futur…. curieux de découvrir ceci maintenant car il y est depuis déjà longtemps. Son succès :
rues piétonnes;
zéro circulation de voiture;
diversité des commerces de proximité (certains métiers sont devenus rares en France, comme le cordonnier);
le tout met de la valeur au patrimoine architectural et ses étroites rues;
Alors faisons davantage des quartiers comme ça dans toute Paris.
Evidemment il va falloir ajouter deux trois étages à certains immeubles…
Mais l’on pourrait aussi envisager qu’une societe de gestion d’HLM parisienne puisse simplement gérer des appartements dispersés (par arrondissement, quartier, niveaux de droits?).
Il va devenir de plus en plus rare de préempter des immeubles au complet ou de construire sur des emplacements abandonnés. En revanche il y a de nombreux appartements vides qui peuvent combler des besoins.
> Une réponse de www.bertranddelanoe.net
Vous avez raison et c’est pourquoi nous réfléchissons à la possibilité d’acheter en diffus.
L’équipe de www.bertranddelanoe.net
Habitant de la région parisienne ayant l’occasion de voyager, je me désole depuis bien trop d’années du charisme limité de notre capitale, comparée aux grandes métropoles du devant de la scène que sont Londres et New-York par exemple.
J’ai été particulièrement heureux de voir au cours de ces sept dernières années une activité retrouvée au sein de la capitale et je suis tout à fait d’accord avec l’idée d’aller plus loin maintenant que la machine à inover notre vie est ré-enclenchée.
Paris doit maintenant être un précurseur et elle a une chance incroyable de l’être avec l’avènement actuelle de l’écologie. Cette dernière est en train de sortir d’un état purement idéologique dans lequelle elle est restée bien trop longtemps pour entrer en pratique. Toute notre vie doit être réinventée. Ce sera une source de croissance considérable et une occasion sans précédent d’améliorer notre quotidien.
Paris avec ses 10% de la population française à elle seule doit être un moteur particulier de ce changement.
Notre capitale devrait avoir comme objectif de se faire reconnaître comme la championne mondiale de l’écologie pragmatique. Pragmatique signifie qu’il ne doit pas s’agir d’un poids pour les habitants mais un objectif partagé qui “joindra l’util à l’agréable”.
Je suis donc plus qu’enthousiaste quant au programme d’énergie solaire.
Bieu qu’utilisateur régulier de mon automobile, je verrais d’un très bon oeil la poursuite du dévloppement des transport en commun:
- de façon plus étendue aussi bien géographiquement que temporellement
C’est finalement assez simple. PLus de bus, des métros jusque plus tard dans la nuit. Poursuivre les créations de Tram.
- avec de l’inventivité à l’image du Velib. Pourquoi ne pas structurer le co-voiturage? Il y aura toujours des automobilistes, au moins pendant un certain nombre d’année. Je suis certain qu’avec une promotion adaptée (parking gratuit pour les co-voiturés de minimum 3 personnes par exemple)la mise en place d’outils corrects (site internet etc., éventuellement une inscription à coût réduit permettant de limiter les mauvaises intentions) il y aurait là une mesure finalement très populaire et qui aurait en plus lé mérite de créer un lien entre les personnes
Enfin au delà de l’urgence de la création de logements, je m’interroge sur l’urbanisme et la qualité esthétique de la région parisienne. Le centre de Paris attire tous ses habitants et les touristes par ces monuments et immeubles haussmaniens si typiques, la pluspart créé au 19ème siècle alors que notre ville est millénaire. Avons nous le souci dans les quartiers en développement de créer des structures qui deviendront historique, i.e réellement étendre le centre de Paris et donner une image d’excellence à de plus en plus de quartiers. Par exemple, le 13ème arrondissement ne peut pas être considéré comme un beau quartier, (UGC Ciné cité vaut l’Arc de triomphe ou la place de la madeleine) alors que c’est l’une des parties de Paris qui s’est le plus développée ces dernières années.
Ayons un vrai objectif de beau et de qualité, ça n’est pas forcément beaucoup plus cher que ce que nous faisons actuellement et cela peut nous rapporter énormément en qualité de vie, tourisme, aura de la capitale.
Merci monsieur le maire pour votre action de ces dernières années. Je souhaite vivement qu’on vous laisse l’occasion de poursuivre et que vous conserviez énergie et inspiration dans votre second mendat.
Amicalement vôtre
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