Si la santé publique reste une compétence de l’État, la Ville a la volonté et la capacité de contribuer par sa politique globale à l’amélioration de la santé des Parisiens: diminution de la pollution, qualité de l’alimentation dans les cantines, renforcement des espaces verts, valorisation des activités sportives ….
Nous lancerons un grand programme Paris Prévention Santé, s’appuyant sur l’ensemble des acteurs de la santé (professionnels libéraux et hospitaliers, paramédicaux, associations spécialisées) et impliquant d’autres acteurs, notamment les centres sociaux parisiens et toutes les associations volontaires qui font du travail de proximité.
Nous mettrons en place des «ateliers santé ville» dans des quartiers défavorisés pour développer la prévention auprès de la population, mieux faire connaître l’offre de soins et tisser des réseaux entre les acteurs de santé, dans une logique de coordination par arrondissement, ce que nous mettons déjà en œuvre dans le domaine de la toxicomanie. Face aux risques de crises sanitaires, nous poursuivrons l’association de la population parisienne à un plan global de prévention.
Nous développerons un partenariat fort entre le champ social qui peut prendre en charge les personnes malades et le médico social pour éviter des hospitalisations, en particulier s’agissant des personnes agées et de la santé mentale. Concernant la santé mentale nous souhaitons développer les conseils locaux de santé mentale qui permettent aux différents acteurs suivre de façon plus coordonnée les patients.
Nous développerons également nos programmes de prévention auprès des jeunes, notamment en créant une continuité de 0 à 16 ans des programmes de promotion de la santé, avec pour priorités la lutte contre l’obésité des enfants (campagnes d’information, activités sportives, menu des cantines…) et contre l’abus d’alcool ainsi que les addictions chez les jeunes.
Dans les crèches municipales et les écoles élémentaires, nous porterons la part d’alimentation d’origine bio à un minimum de 30% des denrées utilisées.
Comme cela a déjà été engagé, nous équiperons l’ensemble des structures municipales accueillant du public et la voie publique de défibrillateurs automatiques pour lutter contre la mort subite par accident cardiaque.
Nous amplifierons les actions de lutte contre la pandémie de sida (prévention et accompagnement des malades).
Nous réduirons les inégalités d’accès aux soins en favorisant l’installation de jeunes médecins généralistes et en valorisant des modes d’exercice nouveau (regroupement de professionnels de santé, locaux adaptés notamment aux handicapés, installation concomitante de paramédicaux).
Nous créerons de nouveaux centres de protection infantile dans l’Est de Paris où les besoins des familles sont importants.
La rédaction du futur plan stratégique 2010-2015 sera l’occasion d’inscrire les préoccupations des Parisiens vis-à-vis des hôpitaux notamment pour les urgences, les consultations, les personnes précarisées et les personnes âgées.