La promesse d’un Paris qui se projette dans le futur, c’est d’abord l’engagement d’un vrai mode de garde pour chaque famille.
Grâce aux 5816 places ouvertes depuis 2001, Paris est aujourd’hui mieux dotée en crèches que la moyenne nationale. Mais sa démographie dynamique ainsi que le taux d’activité élevé des familles parisiennes impliquent d’intensifier cet effort prioritaire, autour de deux axes: la création de nouvelles places mais aussi l’intensification des formules de garde à domicile.
Nous créerons 4 500 nouvelles places de crèches d’ici 2014 en veillant à leur juste répartition entre les différents quartiers de Paris.
Ces nouvelles crèches seront construites en haute qualité environnementale (HQE).
Dans chaque arrondissement, nous nous engageons à ce que les familles qui ont obtenu une place en crèche puissent trouver au moins une structure d’accueil ouverte entre 7h30 et 19h, et au-delà de ces amplitudes nous poursuivrons le développement des places à horaires atypiques (1500 actuellement).
Nous généraliserons les conseils de parents dans les crèches pour faciliter l’expression et l’échange entre parents et professionnels.
Afin d’encourager la professionnalisation de la garde à domicile, nous créerons un «label qualité garde à domicile» attribué aux associations qui forment des personnels à la fonction «d’auxiliaire parental», proposant ainsi des solutions vraiment sécurisantes pour les parents.
Nous souhaitons étendre le dispositif de garde relais à domicile sur des horaires atypiques, et financer pour des familles monoparentales aux revenus modestes le recours à des heures de baby sitting par une structure de l’économie sociale et solidaire.
La réussite scolaire de tous les jeunes Parisiens constitue l’un des enjeux majeurs de ces prochaines années, avec pour corollaire la nécessité de dépasser les trop grandes disparités entre quartiers et entre établissements.
Sans empiéter sur le champ de compétences de l’Éducation nationale, nous proposerons aux chefs d’établissements scolaires classés en politique de la Ville, et en partenariat avec l’Académie, des contrats de réussite éducative, afin de promouvoir le développement de leurs activités de soutien au-delà de l’offre scolaire actuelle.
L’annonce par le gouvernement de la suppression de la carte scolaire risque d’affaiblir peu à peu de nombreux collèges (classes fermées, jeu d’option restreint) et obliger les jeunes collégiens à des trajets de plus en plus longs pour avoir accès à une éducation de qualité. Nous exigerons de l’Académie un rééquilibrage préalable et concerté de l’offre des options des établissements, condition indispensable à l’éradication des ghettos scolaires.
5 collèges (situés dans les 13e, 15e, 17e, 18e et 19e) et 14 écoles supplémentaires seront construits durant la prochaine mandature.
Nous poursuivrons l’effort déjà engagé en matière d’accessibilité en doublant le nombre d’établissements (écoles et collèges) pouvant accueillir des élèves à mobilité réduite (ou avec un handicap sensoriel). Nous doublerons également les possibilités d’accueil des enfants handicapés dans nos structures de loisirs (centres de loisirs, classes de découverte, vacances arc en ciel) et 5 nouveaux centres de loisirs permettront d’accueillir à parité des enfants lourdement handicapés et des enfants valides, s’ajoutant aux 3 déjà ouverts.
Nous appliquerons à tous les collèges parisiens, un dispositif de veille éducative pour les élèves exclus temporairement ou définitivement, afin que ceux-ci conservent un lien avec le système éducatif.
Nous doublerons l’équipement des écoles en micro informatique et autres outils numériques de communication et des Espaces Numériques de Travail seront mis en place dans tous les collèges.
Nous instaurerons en outre une tarification unique sur Paris pour les cantines scolaires sur la base des quotients familiaux de la Caisse d’Allocations Familiale (CAF).
Développer l’offre de loisirs pour les adolescents, nous conduira non seulement à prolonger nos efforts dans le domaine des centres d’animation (huit nouveaux centres créés depuis 2001), mais aussi à inventer d’autres réponses.
Nous proposerons aux Collèges d’accroître contractuellement l’offre d’activités périscolaires pour les adolescents à l’intérieur même des établissements, en développant notamment les ateliers artistiques et en permettant l’accès aux équipements culturels et sportifs des collèges en dehors des périodes de cours.
Nous développerons également les possibilités de stages proposés aux 10/15 ans pendant les vacances scolaires. Les «stages hebdo», qui touchent actuellement 3000 jeunes par an dans le domaine sportif seront étendus aux disciplines artistiques et culturelles (vidéo, arts plastiques, théâtre, musique..) avec pour objectif au moins 10000 bénéficiaires.
Parce qu’être jeune dans la cité, c’est aussi être citoyen, nous consoliderons le Conseil parisien de la jeunesse en le dotant d’un lieu spécifique. Nous créerons un nouveau site Internet tourné vers les jeunes Parisiens.
Au-delà de la Maison des initiatives étudiantes créée depuis 2001, trois antennes seront créées (une dans le quartier Latin, une dans la ZAC Paris Rive Gauche, une à proximité de la Porte de la Chapelle). Elles favoriseront les projets collectifs des étudiants et de leurs associations. Elles constitueront aussi, en lien avec le CROUS et les universités, des points d’accueil pour faciliter la vie étudiante à Paris.
Nous aiderons en outre à la création de crèches dans les campus universitaires, principalement destinées aux enfants des personnels, des étudiants, des enseignants-chercheurs, des invités mais aussi ouvertes aux autres parisiens.
La Ville facilitera également les séjours à l’étranger des étudiants parisiens dans le cadre des échanges internationaux des universités et grandes écoles. Nous proposerons des bourses pour ces étudiants (Erasmus et autres dispositifs), dans le cadre de conventions passées avec les établissements, sous réserve que ceux-ci valident pleinement dans leurs cursus les examens passés à l’étranger.
Nous créerons un dispositif de soutien aux jeunes soucieux de développer un projet artistique et nous organiserons une grande fête de la jeunesse avec l’appui du Conseil parisien de la jeunesse.
Les indicateurs en matière de scolarité ou de santé des enfants dans les quartiers classés en politique de la ville sont des signes inquiétants à prendre en considération. Nous voulons donc que la jeunesse de ces quartiers, souvent issue de l’immigration, puisse bénéficier d’une réelle égalité des chances pour construire un projet de vie. Nous créerons 4 lieux innovants pour accueillir les jeunes dans des quartiers en difficultés. Nous créerons un second site pour l’école de la 2e chance qui sera prochainement installée rue d’Aubervilliers. Nous traiterons les situations d’illettrisme détectées à 18 ans au moment de la journée d’appel dans le cadre du projet «Savoir pour réussir».