30 hectares d’espaces verts supplémentaires seront réalisés
(soit l’équivalent des surfaces du jardin du Luxembourg et du parc André Citroen réunis), s’ajoutant aux 32 déjà créés depuis 2001. Ils seront ouverts à de nouveaux usages. Figureront notamment, parmi les projets à venir: un «Balcon vert» de 3 300m2 entre les gares du nord et de l’est dans le 10e, un jardin écologique de 5 000m2 dans la ZAC de Rungis (13e), le jardin de 8300m2 sur la couverture du périphérique à la porte de Vanves (14e), la transformation en espace vert accessibles au public de 6 ha des pelouses de l’hippodrome d’Auteuil, la deuxième tranche du parc de Clichy Batignoles, ou le jardin de 1,4 ha sur la couverture du périphérique de la Porte des Lilas (19e). Ce programme sera complété par de nombreux petits espaces verts réalisés sur des emprises disponibles dans les quartiers parisiens.
Dans ce cadre, des tronçons de la Petite Ceinture seront transformés en «Coulée Verte». Une attention particulière sera apportée au développement de la biodiversité. Nous proposerons de nouveaux usages dans les parcs et les jardins de la Ville, tels que lecture publique, la pratique de gym douce et de sport de détente, des cours de dessin ou de jardinage, les pique-niques, des activités de plein air pour les enfants des crèches, de maternelle et primaire.
Chaque année depuis 1989, la perception qu’ont les Parisiens de la propreté fait l’objet de mesures régulières: celles-ci ont mis en lumière le sentiment d’une dégradation constante entre 1994 et 2001. C’est pourquoi nous avons créé les moyens d’une amélioration sensible des résultats, en augmentant les effectifs de 500 postes et en doublant le budget d’équipement afin de doter nos agents d’engins de lavage plus performants. Si l’opinion des Parisiens s’est améliorée de 10 points depuis 2001, la situation reste insatisfaisante par bien des aspects, ce qui implique de franchir un nouveau cap dans ce combat pour la propreté de Paris.
Nous donnerons aux maires d’arrondissement un rôle de pilotage au quotidien sur le dispositif et sur la manière d’intervenir dans chaque arrondissement.
Cette évolution maintiendra intacte la bonne articulation actuelle entre collecte des déchets et nettoyage des rues, qui permet de mobiliser des moyens spécifiques, sur l’ensemble du territoire parisien.
À l’inverse, la délégation mécanique du dossier de la propreté aux maires d’arrondissements entraînerait inévitablement une désorganisation complète de ce service, et serait source d’inefficacité.
Nous créerons une brigade spécialisée chargée de l’entretien aux abords des chantiers de voirie, et ouvrirons au moins une régie de quartiers par arrondissement, chargée de l’entretien des espaces végétalisés, ainsi que de la conduite des actions de prévention et de sensibilisation dans le domaine de la propreté.
En effet, parce qu’il n’y a pas de ville propre sans esprit de civisme, nous poursuivrons nos efforts de sensibilisation du public et assumerons la verbalisation des comportements inadaptés à cet enjeu de vie collective. Nous augmenterons à ce titre le nombre des agents verbalisateur.
Nous viserons en outre une diminution de 10% en 7 ans, du volume de déchets produits dans Paris.
Trois nouvelles déchetteries seront notamment créées. En leur donnant une nouvelle vie, les déchets peuvent, par ailleurs devenir des produits et être réintégrés dans le circuit de consommation. Nous créerons un nouveau lieu de collecte des déchets pour les particuliers – la «Ressourcerie» - qui développera également une mission d’éducation à l’environnement auprès de tous les types de publics.
Nous mettrons en place un système de récupération «immédiate» des emballages inutiles dans les supermarchés. Des points de récupération des déchets de soin individuels seront installés dans toutes les pharmacies. Ces déchets seront collectés par la Ville. Dans tous les jardins publics et squares de la Ville seront installés des équipements permettant aux Parisiens de déposer leurs déchets végétaux.
Directement responsables de la qualité de l’eau potable consommée par les Parisiens, nous lancerons un grand plan de modernisation des réseaux et des usines de traitement d’eau, et de protection des captages. Pour cela et en lien avec les communes et départements ruraux concernés, nous souhaitons préserver la qualité de la ressource en eau en amont de Paris en créant une filière agricole durable alimentant les Parisiens.
En 2001, l’ensemble du service de l’eau était délégué aux entreprises privées pour la distribution et à une société d’économie mixte de la Ville de Paris pour la production de l’eau. Dès 2003, la Ville a renégocié les contrats de distribution, réintégré les provisions abusives et exigé plus d’investissements pour les Parisiens. Aujourd’hui, nous souhaitons franchir une nouvelle étape à travers la création d’un service public de l’eau, plus efficace, plus transparent, et garant d’une eau de qualité au meilleur coût pour les Parisiens.
Ainsi, c’est un opérateur public unique qui gèrera toute la chaîne du cycle de l’eau, de la production à la distribution, s’appuyant bien entendu sur le savoir-faire technique et l’expertise des entreprises privées spécialisées, à travers des mission spécifiques.
Ce regroupement sera source de gains de productivité dont bénéficieront directement les usagers parisiens et permettra de viser la stabilité du prix de l’eau pendant la prochaine mandature, ainsi que la mise en place d’une tarification sociale garantissant le droit à l’eau pour tous.