Dès 2001, nous avons fait de la lutte contre l’insécurité l’une de nos priorités, en assumant une logique de coproduction avec la Préfecture de Police. Ainsi, la contribution budgétaire de la Ville à la Préfecture de police a augmenté de 42%, évolution sans précédent. Hostiles à la création d’une police municipale qui viendrait en concurrence avec la police républicaine dans notre capitale, nous entendons agir pour améliorer l’efficacité du dispositif actuel, tout en renforçant nos moyens propres dédiés à la prévention.
La Ville doublera donc son dispositif de correspondants de nuit – équipes professionnelles que nous avons créées et qui interviennent sur le terrain toute l’année de 16 h à minuit, 7 jours sur 7, pour assurer des missions de médiation, d’accompagnement et de veille sociale – en créant 100 postes supplémentaires pour couvrir 6 quartiers parisiens.
La Ville proposera aux bailleurs sociaux, avec un financement paritaire, de créer un service d’agents de médiation de jour, chargés de résoudre les conflits, d’épauler les gardiens des blocs HLM et de signaler tout dysfonctionnement nécessitant une intervention des services dans les 72h (tags, détritus, vitres cassées, digicodes détériorés, etc.).
Nous étendrons la surveillance des sorties d’écoles à 500 établissements parisiens (contre 232 actuellement), ainsi qu’aux abords des collèges sensibles. Nous soutiendrons en outre le développement de la vidéosurveillance dans les lieux les plus fréquentés, et dans le respect strict des libertés individuelles.
Nous continuerons en outre à renforcer notre politique de prévention qui a déjà conduit à recruter 72 éducateurs de rue supplémentaires pour aller au contact des jeunes.