Delanoe Paris 2008
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VIDÉO-BLOG
UN TEMPS D'AVANCE
PARIS

Solidarité avec les plus démunis

Nous renforcerons le soutien de notre collectivité aux 26 centres sociaux afin de leur permettre de mieux accueillir la population du quartier, y compris le weekend, de développer l’accès à l’offre culturelle parisienne, et de lutter contre la fracture numérique. Nous créerons en outre 6 centres sociaux supplémentaires.

Nous intensifierons notre soutien aux associations et aux projets permettant d’améliorer le cadre de vie, l’accompagnement social, le développement économique et culturel dans les 15 quartiers classés en «politique de la Ville». La logique de notre programme de requalification urbaine vise à aider leurs habitants à demeurer dans Paris, en veillant à la modération des loyers dans les logements sociaux neufs ou rénovés, en développant les aides sociales et les dispositifs de lutte contre le chômage.

Nous veillerons également à toujours mieux protéger les enfants dans le cadre de l’aide sociale à l’enfance: cette préoccupation passera par l’ouverture de nouveaux foyers dans Paris intra muros, la modernisation des centres d’accueil d’urgence, et l’ouverture de nouveaux lieux d’accueil de jour dans les arrondissements. Nous engagerons en outre un projet expérimental pour l’hébergement et la prise en charge éducative de jeunes présentant des troubles très graves du comportement.

Nous engagerons une lutte spécifique contre l’exclusion bancaire: pour aider les personnes exclues du système bancaire classique à faire face à un accident de la vie ou qui souhaitent concrétiser un projet personnel, nous souhaitons développer le crédit micro social, sous la forme d’un prêt personnel à taux très modéré, avec également un accompagnement associatif.

Renforcer la prise en charge des sans abri.
Le nombre de personnes à la rue augmente à Paris comme dans toutes les métropoles attractives confrontées à la fois à une immigration importante, à une vraie crise du logement et à une aggravation des situations de pauvreté. Pour faire face à ce problème complexe, il faut une action conjointe de la Ville et de l’État, dont c’est la compétence, ainsi que des associations qui ont développé un savoir faire remarquable. La rue doit rester un lieu de passage et ne peut en aucun cas constituer un lieu de vie.

Après avoir financé la création de 1 000 places depuis 2001 et la rénovation de 2000, nous créerons donc 1 500 nouvelles places d’hébergement de qualité, dans le respect de l’intimité, de la liberté et de la sécurité des usagers : centres d’urgence, de stabilisation, maison relais, CHRS, logements d’insertion, et nous poursuivrons la rénovation des centres vétustes….Nous créerons des centres expérimentaux capables d’accueillir y compris les plus désocialisés, notamment les jeunes marginaux. Nous veillerons à ce que les personnes qui ont des troubles psychiatriques ou des conduites addictives puisent êtres accueillies et accompagnées. L’accès des sans abri aux maisons de retraite doit être facilité par la création d’unités de vie spécifiques, avec des moyens adaptés.

Paris ne doit pas être seule à mener cette action car la capitale concentre déjà 62% des places d’hébergement de la Région (là où Paris compte une place d’hébergement d’urgence pour 472 habitants, ce ratio est de une place pour 2126 habitants dans les Yvelines et une place pour 2 049 dans les Hauts-de-Seine).

Nous amplifierons également la location dans le parc privé pour le relogement d’urgence comme alternative aux hôtels meublés, souvent plus onéreux et moins confortables. Cette disposition déjà amorcée en synergie avec le monde associatif, sera développer afin de dépasser 1 000 logements mobilisés.

Nous poursuivrons la politique de rachat d’hôtels vétustes, au-delà des 70 déjà acquis. Lorsque les propriétaires refusent de faire les travaux dans des hôtels qui ne sont plus aux normes de sécurité, la Ville engagera des déclarations d’utilité publique afin les transformer en maisons relais ou résidences sociales.
Nous veillerons à ce que des hôtels rénovés avec notre soutien, qui continuent à exercer leur activité, accueillent également des familles qui nécessitent un hébergement.

Nous renforcerons l’unité d’assistance aux sans abri de la Mairie de Paris et augmenterons le soutien aux «maraudes» des associations qui vont à la rencontre des sans abri dans la rue. Nous souhaitons développer des coordinations locales qui permettent d’apporter des réponses de proximité aux sans abri.
Nous souhaitons également participer, sous l’autorité de l’État, à la création d’une mission régionale pour accompagner le traitement des campements humainement inacceptables qui s’installent le long du périphérique et dans l’ensemble de la Région.

Nous programmons 3 nouveaux restaurants sociaux, afin de substituer à la distribution de repas dans la rue, une solution beaucoup plus confortable.

Enfin, nous réaliserons 3 aires d’accueil permettant le séjour de familles dont un membre est hospitalisé dans un hôpital parisien.