Delanoe Paris 2008
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VIDÉO-BLOG
UN TEMPS D'AVANCE
PARIS

La nouvelle donne des déplacements: libre choix pour circuler propre

Depuis 2001, à l’instar de toutes les grandes métropoles mondiales, nous avons mis en place une politique de diversification de l’offre de déplacements, afin de maîtriser les flux automobiles et de rompre avec une politique synonyme de dégradation environnementale et de congestion de la cité. L’enjeu, aujourd’hui, est de donner à chacun un véritable choix et une souplesse totale dans sa manière de se déplacer à Paris: à pied, en vélo, en transports en commun, en deux roues, en voiture, aucun usage ne doit être prohibé a priori, pourvu que chaque approche soit efficace, innovante, sécurisante, et s’inscrive dans une vision cohérente et respectueuse de notre environnement. Ce
véritable «bouquet de mobilité» que nous voulons créer, s’appuiera sur de nouveaux services, adaptés à la ville contemporaine: c’est une réponse inédite pour marquer de nouveaux points contre la pollution et les émissions de gaz à effet de serre; mais c’est aussi de la liberté reconquise pour le citadin, dans une ville qui se réorganise. Ces changements, pour produire leur plein effet, seront conduits avec méthode et progressivité. Car inciter une partie des automobilistes à opter pour d’autres modes de déplacement n’a de sens que si nos réponses alternatives sont parfaitement opérationnelles. Ce renforcement de l’offre de transports, engagé depuis la décentralisation du STIF en 2006, s’inscrira d’ailleurs, plus que jamais, à l’échelle de l’agglomération.

Paris «à la carte»…

Le succès de Velib’ nous conduit à l’engagement d’aménager 200 km de pistes et itinéraires cyclables supplémentaires dans la mandature. Ainsi, en 2014, Paris disposera d’un réseau global de circulation cycliste articulé au delà du boulevard périphérique avec les réseaux mis en place par les collectivités voisines, permettant de traverser la ville de part en part, mieux fléché et plus sûr.

La lisibilité de ce réseau, et sa clarté pour les cyclistes, sera renforcée par la réalisation d’un plan «Paris-Cyclable», à l’image d’un plan du métro, qui repérera chaque voie cyclable par une couleur, un numéro et le niveau de confort (voies partagées, voies protégées). En cohérence avec ce plan, un balisage ainsi qu’un marquage au sol spécifique, se différenciant de la signalétique autoroutière, seront développés. Cette signalétique accompagnée d’actions pédagogiques sera testée dans un secteur donné.

Des aménagements spécifiques seront réalisés sur toutes les grandes places et les grands carrefours (Concorde, Bastille, République, Portes de Paris…) pour faciliter et sécuriser la circulation des vélos (pistes circulaires, feux de circulation adaptés).

Nous lancerons une délégation de service public qui, dès 2009, permettra de proposer aux usagers au minimum 2 000 voitures propres (électriques ou hybrides) en libre service. Ce dispositif inédit «Autolib» sera élaboré en concertation avec les communes voisines afin d’offrir un service qui réponde aux besoins de déplacements au cœur de l’agglomération.
Parallèlement, nous proposerons une aide financière à l’achat de deux roues électriques, en complément du dispositif d’aide déjà mis en place par l’ADEME.

La Ville sollicitera en outre de la Préfecture de police une étude de sécurité en vue d’autoriser ces véhicules à utiliser les couloirs bus à une vitesse limitée à 40km/h.
Pour encourager le développement des véhicules électriques, nous proposons d’installer 300 bornes supplémentaires de recharge électrique gratuite dans Paris, en complément de la centaine de points de recharges existants.
Nous mettrons en service, dès 2008, une ligne expérimentale de navettes fluviales entre Paris et Maisons-Alfort (Val-de-Marne). Au-delà, il s’agira de mettre en service un véritable métro fluvial sur la Seine, accessible selon les mêmes modalités que les autres modes de transports collectifs.

Pour renforcer sensiblement l’offre de taxis dans la capitale, nous proposons une évolution législative qui permettra de transférer la compétence des taxis parisiens (actuellement placés sous tutelle préfectorale), à une «agence du taxi» regroupant des représentants de la profession, de l’État, du STIF et des collectivités concernées.
En concertation avec les professionnels, nous mettrons en œuvre des aides adaptées au remplacement des véhicules, pour inciter les taxis à rouler propre (moins de 120g de CO2 par km).
Nous négocierons également avec les représentants de cette profession, afin de tendre vers une couleur unique et un code lumineux plus clair sur la disponibilité des taxis.

mobilitéCette diversification globale de l’offre de déplacements se traduira par une simplification des moyens: nous proposons la création d’un Titre intégral de mobilité (TIM) qui, en synergie avec le STIF, donnera à chaque usager la possibilité d’accéder indifféremment à une voiture propre en libre service ou à un taxi, aux transports en commun (bus, métro, tramway), aux Velib’, mais aussi à certains parkings.
Dans le même esprit, nous développerons avec le STIF et la RATP un service d’information mobilité sur portables / PDA: il sera possible de recevoir par SMS ou via un serveur vocal les horaires de passage des bus à proximité, la disponibilité des stations Vélib’ de son choix, la localisation des stations de taxis, les conditions de trafic dans le métro afin de pouvoir optimiser en temps réel le choix de son mode de transport.

Nous développerons le covoiturage en développant les partenariats avec les sites internet dédiés, et en organisant dans plusieurs parkings de la Ville des «points de rencontre» de covoiturage, afin de faciliter la mise en relation entre les personnes.
Dans le cadre du plan de déplacements de l’administration parisienne, un service spécifique de covoiturage sera organisé pour inciter les 48000 agents de la Ville de Paris, tout particulièrement ceux qui travaillent en horaires décalés ou habitent dans des secteurs mal desservis par les transports en commun, à privilégier le covoiturage plutôt qu’une utilisation individuelle d’un véhicule.

Transports collectifs: offre diversifiée, performance accrue

L’opposition UMP s’est opposée à la réalisation du tramway sur les maréchaux sud, considérant que ce projet allait «à l’encontre de l’histoire». Dès 2012, la prolongation du tramway que nous avons lancée l’amènera jusqu’à la Porte de la Chapelle (18e). Et notre objectif est bien de pousser cette extension jusqu’à la porte d’Asnières (17e), l’État ayant naturellement vocation à s’engager dans le financement de ce tronçon. Ce mode de transport aujourd’hui utilisé quotidiennement par plus de 100 000 usagers, sera complété par la connexion du tramway d’Issy-les-Moulineaux à la Porte de Versailles en 2009, puis, par la suite, celle du tramway de Seine-St-Denis (tram’y) à la Porte de la Chapelle, au futur pôle Éole-Évangile (nouvelle gare de la ligne E du RER et station du tramway des Maréchaux).

L’amélioration du service des transports de surface s’accompagnera d’un renforcement de la fréquence des bus, déjà enclenché par le STIF depuis sa décentralisation en 2005. Dans ce cadre, la Ville de Paris défendra, sur les lignes Mobilien aménagées, le principe d’une fréquence minimale de 5 minutes aux heures de pointe et de 10 minutes le reste de la journée.
Nous développerons en outre de nouvelles navettes de quartier, notamment dans le 15e et dans les arrondissements centraux de Paris.

Parallèlement, nous développerons avec le STIF, la RATP et la SNCF une action prioritaire sur l’amélioration du réseau souterrain du métro et des RER, confronté à une congestion d’ores-et-déjà évidente sur certaines lignes. Nous proposons en particulier:

Désengorger la ligne 13 du métro, totalement saturée aux heures de pointe, implique d’en dédoubler la portion la plus critique : cela passe par à la prolongation de la ligne 14 jusqu’à la mairie de Saint-Ouen via la Porte de Clichy, projet prioritaire auquel nous participerons financièrement. En attendant cette extension, nous mettrons en place des navettes de bus avec le STIF et les communes voisines.

Nous soutiendrons également - y compris financièrement - la réalisation d’un métro de rocade autour de la capitale, ce projet majeur étant essentiel pour répondre aux besoins de déplacements de banlieue à banlieue, et parce qu’il contribuera à désengorger le réseau de métro parisien.
Enfin, au sein du STIF, nous soutiendrons comme un objectif majeur, l’accélération du plan d’accessibilité du métro aux poussettes et fauteuils de personnes handicapées.

Des réponses fonctionnelles à chaque usager de Paris

Nous développerons sensiblement l’offre de stationnement résidentiel, à tarif préférentiel (jusqu’à -30% par rapport aux prix du marché) en mobilisant les places disponibles dans les parcs existants (publics, bailleurs sociaux, privés). Nous construirons là où le manque de places est confirmé, des parkings résidentiels (exemples: parkings Cardinet dans le 17e et Frémicourt dans le 15e). Nous expérimenterons dans certains quartiers le stationnement résidentiel la nuit sur les aires de livraison. Les avantages actuellement accordés aux véhicules électriques - stationnement résidentiel gratuit, et une heure de stationnement rotatif gratuit – seront étendus à l’ensemble des voitures propres.
Nous développerons des parkings relais avec la Région et le STIF, dotés de services renforcés et correspondances facilitées avec les modes alternatifs à la voiture (vélo, bus, tramway, métro, RER).

Nous doublerons le nombre de places de stationnement pour les deux roues motorisés et vélos sur l’espace public (23 000 ont déjà été réalisées depuis 2001), notamment en mobilisant des espaces sur trottoirs, dès lors que cela ne gêne pas les piétons (entre les arbres ou les mobiliers urbains, à la place des potelets antistationnement…). L’offre de stationnement sera diversifiée afin de limiter les contraintes d’encombrement sur l’espace public et de répondre à différentes situations : stationnement courte ou longue durée, domicile, bureau équipements, espace public. Nous mettrons en place un programme de parcs à vélos de conception architecturale innovante qui proposera un stationnement sécurisé.
Nous développerons les places pour deux roues motorisés dans les parkings souterrains avec des tarifs favorables.
Un «Monsieur Moto» sera désigné, interlocuteur privilégié des motards pour la prise en compte des deux roues dans la ville.
Nous poursuivrons la création, au cœur de Paris, d’espaces logistiques permettant l’organisation de livraisons moins polluantes.
Nous encouragerons le développement du fret fluvial et ferroviaire, sur le modèle de Monoprix à Bercy: les marchandises arrivent au centre de l’agglomération parisienne par le train ou le fleuve, et sont livrées aux points de vente dans Paris par des véhicules moins polluants.
Nous prônons également, en liaison avec la RATP et la SNCF, le recours expérimental au RER, au métro et/ou au tramway pour le transport de marchandises à certaines heures la nuit.
En lien avec les professionnels, nous adapterons le règlement de livraison afin de favoriser l’utilisation de véhicules non polluants, par exemple en leur permettant de livrer sur des plages horaires élargies lorsqu’ils sont moins bruyants et moins polluants.
Enfin, nous soutenons, avec la Région Île-de-France, la mise en place progressive d’un péage pour les poids lourds, proportionnel à la distance parcourue sur le réseau routier francilien ainsi qu’au niveau de pollution des véhicules.

Nous adopterons un plan global pour le piéton à Paris, comprenant une modernisation de la signalétique, la poursuite des actions engagées pour une sécurité accrue (élargissement des trottoirs, traitement des carrefours, créations de feux tricolores, aménagements de protection autour des écoles), la création des trottoirs traversants (passages piétons dans la continuité des trottoirs) dans les secteurs à forte densité piétonne, l’aménagement de traversées piétonnes et cyclistes au niveau de grandes places et portes. En concertation étroite avec les habitants et les commerçants concernés, nous créerons de nouvelles rues piétonnes, permanentes ou le dimanche.

Mieux aménager l’espace public, pour une meilleure mobilité de ses usagers

Depuis 2001, de nombreuses actions ont été conduites, visant à organiser un nouveau partage de l’espace public entre les différents usagers: piétons, vélos, bus, tramway, 2 roues motorisés, voitures, avec également un grand nombre de petits aménagements pour plus de confort et d’accessibilité. S’il s’agit de prolonger cette ambition, tous les enseignements doivent être tirés de ce qui a été fait, notamment pour mieux prendre en compte les besoins de tous, (en particulier ceux des personnes à mobilité réduite), avec un objectif d’amélioration du service.
À cet égard, certains aménagements réalisés durant cette mandature montrent, à l’usage, que des améliorations sont nécessaires. C’est le cas des boulevards Saint-Marcel, Port-Royal et Magenta. Nous leur apporterons les modifications adaptées, visant à rendre ces aménagements plus lisibles pour tous (piétons et cyclistes, mais aussi automobilistes).

Cette ambition sur l’espace public se traduira par la poursuite de la mise en valeur de la Seine et des canaux. Nous voulons développer encore les usages: transport de marchandises et de personnes, tourisme fluvial, continuités piétonnes et cyclistes. Nous entendons travailler à une reconquête progressive des voies sur berges. Comment admettre que ce site unique puisse demeurer indéfiniment à l’état d’autoroute urbaine? Cet objectif sera conditionné à un renforcement de l’offre de transport alternative et à une baisse adaptée du niveau global de la circulation dans Paris, notamment sur cet axe de transit. Bien entendu, ce processus donnera lieu à une concertation approfondie avec l’État et les communes limitrophes. C’est une vraie ambition urbaine qui motive un tel projet: recréer les conditions d’une qualité de vie sur chacun des tronçons reconquis, rénover les lieux, développer des activités diverses toute l’année comme Paris Plage en donne une illustration féconde une fois par an et permettre ainsi à chacun de se réapproprier cet espace remarquable.
Nous développerons de nouveaux mobiliers pour de nouveaux usages (mobiliers urbains intégrant le numérique, accroches vélos…).

La qualité du service nocturne nous conduira également à travailler, dans le cadre du STIF, sur le renforcement de l’offre de bus Noctilien par une amélioration des conditions d’attente des usagers la nuit, aux stations, pour en faire des lieux confortables avec des services (exemple: station Châtelet).

Enfin, certains axes et places de la capitale appellent des interventions nouvelles.
Par exemple: