2001-2008 : Un effort historique en faveur du logement
Alors que Paris avait perdu 171.000 habitants entre 1975 et 1999, notre ville connaît depuis peu un renouveau démographique dont nous pouvons tous nous réjouir. La population parisienne a en effet augmenté de plus de 28.000 habitants entre 2000 et 2005, avec davantage de familles et davantage de naissances pour une population rajeunie, puisque les moins de 20 ans représentaient 20 % des Parisiens en 2004 contre 18 % en 1999. Par ailleurs, Paris connaît un renouvellement de sa population avec, en 2005, un Parisien sur cinq qui n’habitait pas Paris 5 ans auparavant.
Dès 2001, notre objectif a été de faire de Paris une ville où l’on puisse rester ou s’installer. Conscients de la difficulté toujours grande de s’y loger, nous avons voulu agir pour le logement de toutes les familles, notamment les plus modestes et les classes moyennes. Nous avons commencé à rattraper le retard accumulé pendant des décennies, mais beaucoup reste évidemment à faire.
* Le logement social : répondre à une demande considérable
Plus de 30.000 logements sociaux ont été financés durant la mandature, soit près de 4.300 par an, à comparer aux 1.564 financés annuellement sous la précédente mandature.
Parmi ces 30.000 logements, environ 8.500 (soit près de 30 %) sont des Prêts locatifs sociaux (PLS) destinés aux classes moyennes, sachant que 72 % des ménages parisiens disposent de revenus qui les rendent éligibles au logement social.
Un Observatoire pluraliste du Logement parisien établit régulièrement un bilan incontestable de l’action conduite en la matière. La liste exhaustive et détaillée des logements sociaux financés est publiée sur le site www.paris.fr.
Nous avons voulu répartir de façon plus équilibrée les logements sociaux en finançant de nouveaux logements sociaux dans des arrondissements qui en étaient largement dépourvus, avec notamment des programmes au 8-10 rue Latran (5ème), 24, rue de Lübeck ou rue Mozart (16ème). Au total, dans le 16ème arrondissement, seulement 57 logements sociaux avaient été financés entre 1995 et 2000, contre 797 de 2001 à 2007.
Tous les biens et terrains acquis par l’exercice du droit de préemption ont été achetés en dessous du prix du marché. Ainsi, en 2005, le coût moyen des préemptions était de 2.473 € du m2 alors que le prix moyen du marché privé était de 4.869 € du m2.
De plus, le Plan Local d’Urbanisme (PLU) adopté en juin 2006 prévoit la réalisation d’au moins 25% de logements sociaux dans tout nouveau programme immobilier à partir de 800 m2. L’UMP Paris s’est opposée à cette disposition, en émettant un vote négatif au Conseil de Paris.
Une demande de logement social en constant renouvellement. 109.000 demandeurs de logements sociaux étaient inscrits au 1er janvier 2007, soit une quasi-stabilité par rapport à 2001 (100.000 demandeurs). Mais entre temps, environ 90.000 logements auront été attribués. Illustration claire d’une demande sans cesse renouvelée et d’un « turn-over » qui s’est accéléré, la Ville recevant désormais environ 40.000 nouvelles demandes chaque année, dont une part croissante émane de personnes n’habitant pas à Paris (14 % des inscrits en 2001 contre 19 % en 2007).
* Des attributions décidées en toute transparence
Sur les 90.000 logements attribués au cours des 7 dernières années, environ 1/3 l’auront été par la Ville de Paris (le reste relevant d’autres contingents comme l’Etat, la Région, le 1 % patronal et les bailleurs eux-mêmes).
Pour restaurer la transparence dans les attributions de logements sur le « contingent du maire de Paris », nous avons créé une commission municipale ouverte à toutes les sensibilités politiques représentées au Conseil de Paris ainsi qu’aux associations dont Emmaüs. De telles commissions pluralistes ont également vu le jour dans tous les arrondissements, à l’exception des 7ème, 8ème, 15ème et 16ème.
* Favoriser l’accès à la propriété
Le prêt à taux zéro en vigueur sous la précédente mandature n’avait bénéficié qu’à 393 ménages, entre 1998 et 2000.
Le Prêt Paris Logement 0 % que nous avons mis en place en 2004, accessible sans condition d’âge, aura permis d’ici fin 2007 à plus de 6.000 ménages à revenus moyens de devenir propriétaires à Paris.
* Combattre l’insalubrité
La situation dont nous avons hérité en 2001 était une véritable honte pour Paris : plus de 1.000 immeubles insalubres, fruits de décennies d’inertie. Prenant à bras le corps ce chantier prioritaire, nous avons consacré depuis 2001 plus de 206 M€ à la résorption de l’habitat indigne. Les dramatiques incendies de l’année 2005 ont d’ailleurs montré quel point doit être prioritaire l’action pour le logement décent.
Résultat : à la fin de la mandature, plus de 80 % des immeubles seront sortis de l’insalubrité ou engagés dans un processus de sortie d’insalubrité, et environ 4.000 ménages (soit 19.000 personnes) concernés en 2001, auront été relogés. Nous aurons besoin de trois ans de plus pour achever cette tâche considérable que représente la résorption totale de l’habitat insalubre.
* Une action résolue en faveur de l’hébergement d’urgence
En matière d’hébergement d’urgence, Paris est le département d’Ile-de-France qui compte le plus de centres, avec 1 place pour 472 habitants alors qu’il y en a une 1 pour 1.718 en moyenne dans les autres départements.
Nous avons notamment créé 1.000 places nouvelles dans des centres à taille humaine (Boulevard de Charonne, rue des Messageries, rue Trévise, rue de Buci…). De plus, parce que les conditions d’accueil étaient parfois dissuasives, nous finançons la rénovation de 2.000 places dans les principaux centres (Ney, Péreire, Crimée, Palais de la Femme…). 17 M€ ont été consacrés à cette action dans la mandature.
* Prévenir les expulsions locatives
C’est un axe prioritaire de nos politiques sociales, avec la création en 2002 d’une Equipe sociale spécialisée dans le soutien aux ménages menacés et le renforcement des aides au paiement de la dette locative. Le Fonds de solidarité logement est ainsi doté de 12 M€ en 2007. Chaque année, grâce à ces dispositifs, plus de 9.000 ménages parisiens peuvent se maintenir dans leur logement.
* Lutter contre les ventes à la découpe
Le marché immobilier parisien a flambé au cours des dernières années dans des proportions qui ont fortement pénalisé le niveau de vie de nombreux Parisiens. Dans la limite de ses prérogatives, la Municipalité a usé de toutes les armes dont elle dispose pour lutter contre cette spirale spéculative. Elle s’y est notamment employée dans le cas des ventes à la découpe en sauvant plus de 8.000 logements de ce processus, préservant ainsi un parc locatif accessible dans notre cité.
Face à de telles opérations, il serait indispensable que les communes disposent de nouveaux instruments juridiques pour s’opposer à l’éviction des locataires en place. Tel était l’objectif de la proposition de loi déposée en 2006 par les députés socialistes Annick Lepetit et Patrick Bloche, proposition malheureusement rejetée par la majorité UMP de l’Assemblée nationale.
* Mobiliser les logements vacants
Malgré l’absence de moyens juridiques efficaces à la disposition des Mairies, nous avons créé un dispositif de remise en location des logements privés durablement vacants (prise en charge par la Ville de la gestion locative et des travaux de remise en état, garantie de loyers pour le propriétaire…). Même si ses résultats sont plus limités que nous ne le souhaitions, ce dispositif a déjà permis à plus de 800 ménages aux revenus moyens de trouver un logement à louer.
* 3.500 logements étudiants financés
Afin de combler le retard dramatique accumulé au cours des décennies précédentes (seuls 321 logements étudiants avaient été financés sous la précédente mandature), 3.500 nouveaux logements étudiants auront été financés durant la mandature, dont plus de 2.500 déjà livrés.
* 282 nouveaux ateliers d’artistes
Durant la mandature, nous aurons augmenté de 30 % le nombre d’ateliers d’artistes et rendues transparentes les conditions d’attribution grâce à une Commission de sélection pluraliste. Ces ateliers, particulièrement importants pour soutenir la création à Paris, ont par exemple été aménagés à la Cité européenne des Récollets ou dans les anciens Magasins généraux.
* Faciliter le logement des jeunes travailleurs
Paris ne disposait en 2001 d’aucune structure récente et adaptée aux besoins des jeunes travailleurs (jeunes apprentis ou en formation …) : en 7 ans, nous avons financé 1.700 places nouvelles en foyer de jeunes travailleurs, dont 500 ont d’ores et déjà été livrées.