La réunion a eu lieu Lundi 15 Octobre 2007 de 18h30 à 20h30 au théâtre Déjazet (3e), en présence de Patrick Doutreligne, Délégué général de la fondation Abbé Pierre.
A fleur de rue : se loger à Paris
Les principaux extraits vidéo de la rencontre
Extrait 1 - témoignage de Patrick Doutreligne, Fondation Abbé Pierre
Extrait 2 - hébergement d’urgence
Extrait 3 - ventes à la découpe
Extrait 4 - logement insalubre
Extrait 5 - construction de logements neufs, accession à la propriété, service de la caution
Extrait 6 - logements vacants, logements étudiants et jeunes travailleurs
Sandrine Mazetier - Le logement étudiant
UNE SOLUTION POUR CONSTRUCTION DE NOUVEAUX LOGEMENTS
On doit accepter les limites d’espace dans Paris et ne pas se laisser tenter par les solutions faciles, c’est-à-dire les tours et grattes-ciels.
Le charme, la qualité de vie et la spécificité de notre ville se doit aussi par la limitation des hauteurs d’immeubles, les célèbres 32m maximum.
Une solution viable c’est d’identifier les immeubles avec moins de 4 étages, les racheter et construire des nouveaux HLM avec 8 étages.
Autre solution c’est d’inciter auprès du privé la construction toujours d’immeubles à 8 étages.
Mais après cette urbanisation, il faut être raisonnable et accepter : c’est la limite!
Très souvent seul le gardien de l’ immeuble est employé par le syndic, alors qu’en réalité le conjoint y travaille aussi, mais au noir bien sûr. Je pense que l’ on pourrait inventer un nouveau métier de proximité dans le domaine du service à la personne. Dans de nombreux immeubles restent des logments vides qui devraient pouvoir être utilisés par ce(s) travailleur(s) de proximité auprès des habitants de l’immeuble. Cela pourrait se faire dans le cadre d’un accord avec le syndic de l’immeuble et les occupants de l’immeuble, (parallèle au statut du gardien d’immeuble), avec un “label” qualité.Cet individu aurait vocation à travailler pour les habitants de l’immeuble(baby sittting, les vieux etc…), créer du lien, rompre l’isolement, et utiliser au mieux le logement vide. Suis à votre disposition pour m’en expliquer de vive voix. J’ irais sans doute sur la liste du VII, avec L.Girard
Bertrand,
Toute une tranche de la population parisienne n’est pas prise en compte dans tes critères, et par conséquent nous laisse vraiment dans le fossé du bord de la route.
Les propriétaires du secteur privé sont plus abominables que jamais. Et saisir la Halde contre l’ensemble d’entre eux est plus mortelle que le mort elle-même.
Contrainte à faire des faux pour vivre décemment, la situation n’est plus possible.
LA commission paritaire que tu as mise en place ne fonctionne pas, et aggrave notre situation et celle de beaucoup de famille.
Et les solutions que tu propose, sont très loin d’etre suffisante…
M. LE MAIRE
Tout d’abord mes félicitation pour votre site.
Mais aujourd’hui nous vous interpellons sur un sujet, nous avons un véritable soucis comme beaucoup de français: nous sommes un couple avec un enfant scolarisé, 2 salaires dont un au SMICS, en CDI pas de problème (impots en règle…) mais voilà nous n’avons pas de logement nous sommes hébergés. La situation devient insuportable au quotidien. Nous avons une demande de logement à la mairie et depuis le dépôt aucune proposition y a t ils rélement des logement en construction…
Peut etre faut-il dormir dans la rue ou campé devant la mairie pour etre logé? Les agences de location nous répondent clairement que nous ne gagnons pas assez car souvent elles demandent des revenues jusqu’a quatre fois le montant d’un loyer. Que faire? Dire qu’il ya des personnes qui btiennent des HLM en étant RMISTES! Nous ne comprenons plus!
Que faire?
Bonne continuation à vous pour votre deuxième mandat.
> Une réponse de l’équipe www.bertranddelanoe.net
Merci tout d’abord pour votre message. Nous souhaitons apporter quelques éléments de réponse.
La municipalité parisienne a entrepris depuis 2001 de grands efforts pour rattraper le retard pris en matière de logement par les précédentes mandatures. Ainsi, plus de 30 000 logements sociaux ont été financés, soit près de 4 300 chaque année (là où la précédente mandature n’en avait financé que 1 564 annuellement). La liste exhaustive de tous ces logements est d’ailleurs disponible sur le site de la Mairie de Paris.
Le nombre de demandeurs de logement social n’a quasiment pas changé depuis 2001 (100 000 contre 109 000 aujourd’hui). Ainsi, les nombreux logements construits ont permis de faire diminuer les temps d’attente et les difficultés pour trouver à se loger dans Paris.
Par ailleurs, ce constat positif pousse à amplifier encore le développement du logement pour les parisiens. 72% des ménages de la ville sont éligibles à un logement social, et l’attente est forte. C’est pourquoi la prochaine mandature - si elle est choisie par les parisiens - se fixe comme objectif 6 800 logements financés par an, dont 40% au travers de constructions neuves. Ainsi, il sera possible d’atteindre l’objectif de 20% de logement sociaux dans la ville, non pas en 2020 comme la Loi l’impose, mais dès 2014.
Tout le monde le sait, le système d’aides au logement ne profite pas tant au locataire qu’au propriétaire. En effet, on le comprend bien - et les propriétaires ne s’en cachent pas - les loyers sont calculés en ayant en tête l’existence des aides au logement, et ils sont gonflés d’une somme équivalente. Ces aides subventionnent donc surtout la rente des propriétaires, tout autant qu’elles sont devenues totalement indispensables aux locataires qui en bénéficient.
Serait-il possible de trouver un mécanisme local qui puisse corriger les effets pervers de ces aides.
Par ailleurs et plus généralement, pensez-vous que les pistes de réflexion évoquées le 15 octobre au théâtre Déjazet, si intéressantes soient-elles, soient à la hauteur de la crise locative actuelle. Monsieur le Maire a évoqué la situation des grandes métropoles (NY, Tokyo), où les loyers sont beaucoup plus élevés. La comparaison est-elle pertinente, qu’en est-il du rapport entre prix au mètre carré et revenu moyen ? Pour finir, doit-on simplement prendre acte de l’état actuel du marché, en corrigeant tant bien que mal à la marge, ou peut-on espérer revenir un jour à une situation moins pesante pour les Parisiens.
Merci pour la réunion au théâtre Dejazet (une première pour moi) qui était vraiment intéressante, et bravo pour vos efforts et vos ambitions pour les Parisiens.
Si la municipalité conduite par Bertrand Delanoë a engagé une vraie politique de l’habitat dans Paris, Patrick Doutreligne, comme d’autres intervenants, a posé quelques vraies questions qui ne figurent pas encore dans le programme du candidat Bertrand. Dans l’attente d’une hypothétique mais nécessaire communauté métropolitaine dont les compétences restent à définir pour n’en pas faire un monstre, pourquoi ne pas engager un PLH commun avec les communes volontaires qui poserait les bases d’une nécessaire politique de l’habitat à l’échelle de la zone agglomérée autour de Paris, bien desservie par les transports collectifs? Pourquoi ne pas créer un outil commun pour traiter de façon coordonnée l’habitat insalubre ? Si son éradication est bien engagée à Paris, cette politique pleinement légitime n’est pas sans effet pervers au delà du périphérique : où se réinvestissent les indemnités d’expropriation versées ? où se logent les nouveaux arrivants à la merci des marchands de sommeil, puisque ce patrimoine, d’un excellent rapport locatif, se tarit à Paris ? il serait par ailleurs dangereux de se contenter d’observer le basculement de nouveaux immeubles dans l’insalubrité, sans se donner les moyens de lancer les actions correctives nécessaires dans les copropriétés qui dérapent.
Autre challenge : la mobilisation du parc privé à des loyers acceptables pour les catégories
intermédiaires. Comment convaincre les propriétaires de louer à 16€/m²? Si vous ouvrez votre portail internet vous verrez s’afficher des promotions pour du “défiscalisé Borloo” à Montauban ou ailleurs. La Ville de Paris pourrait créer une publicité incitant à utiliser la défiscalisation sur des logements existants dans Paris intra muros et en facilitant la location. Un peu de pub pour Borloo, mais aussi une vraie pression à la baisse sur le marché locatif ?
6800 logts sociaux par an à Paris, dont 40% de neuf. Construire des tours pour libérer du foncier pour l’habitat ? pourquoi pas ? mais libérer le PLU de ses carcans “gabaritaires” qui sur les petites parcelles interdisent dans la pratique d’atteindre un COS réel de 2, quand la Ville affiche 3 et plus pour le logement social. Comme le dit l’adage “les petits ruisseaux font les grandes rivières”. Or le PLU de Paris est beaucoup plus malthusien que ne le croient les élus qui l’ont voté…
Voici quelques idées d’une professionnelle de l’habitat qui a l’habitude de traverser le périphérique
Bonjour, Monsieur LE MAIRE,
Dans le cadre des “Perspectives - “Se loger un droit pour tous”
nous constatons avec plaisir la mise en oeuvre de projets importants,
l’architecture étant considéré comme l’art fondamental le plus beau,
il place l’homme et les gens, au coeur de cette créativité.
Ces dessains de favoriser cette volonté pour l’appliquer dans la réalité,
sont des perspectives dignes d’y consacrer une vision constructive et active.
Merci beaucoup de ces “perspectives”
pour cet espoir partatgé :
“Se loger, un droit pour tous”
Veuillez croire. Monsieur LE MAIRE, en l’expression de notre parfaite considation.
ANNIE et Lionel
comment faire poutr creer des petits logements pas chers pour les jeunes travailleurs qui debutent
> Une réponse de l’équipe www.bertranddelanoe.net
merci pour votre message. Afin de faciliter le logement des jeunes travailleurs, 1.700 places nouvelles en foyer de jeunes travailleurs ont été financées depuis 2001 dont 500 ont d’ores et déjà été livrées. Nous proposons pour la mandature suivante de créer 3000 places supplémentaires, soit le double de ce qui a été mis en place entre 2001 et 2008. Par ailleurs, nous souhaitons créer un système public d’aide à la caution afin de soutenir les jeunes locataires qui peinent aujourd’hui à se loger faute de pouvoir répondre aux conditions financières d’accès à la location.
Enfin un peu de bon sens !
Il est vrai que parisienne de naissance, j’apprécie de me balader à vélo le long de Paris-plage, de traverser des parcs verdoyants et de voir plus de transports en commun que de voitures.
Là où ça m’amuse beaucoup moins, c’est de ne pas trouver de logement
Je suis en CDI à temps plein depuis 2 ans, j’ai un garant (à la retraite… il parait que ça ne sert à rien selon certaines agences), et je m’entends dire que je ne peux prétendre qu’à un 10 m2 sans commodités, où à un studio en lointaine banlieue (pratique quand on bosse sur Paris). Ma question est donc la suivante :
Comment faire de nos jours quand on est un (ou une) célibataire de moins de 30 ans à Paris ?
De la colocation ? Rester chez ses parents jusqu’à se qu’on se mette en couple pour pouvoir payer un loyer ?
Outre le fait que sa fierté en prenne un coup, je me demande si tout ceci est fait pour encourager l’indépendance de notre jeunesse active.
C’est juste honteux de réclamer 600€ par mois à quelqu’un qui en gagne 1200 (net évidement). Et alors quel bonheur que ces dossiers à remettre, tout y passe, même les relevés bancaires dans certain cas. Il parait que c’est interdit, « mais c’est ça ou rien » nous répond-t-on.
Je ne sais pas si ce message sera affiché et même lu par d’autres, mais je pense ne pas être la seule à en avoir mare.
J’envisage même de partir de Paris, quitte à trouver un job moins intéressant…
Monsieur Delanoë, quelles sont vos propositions là-dessus ?
Pouvez-vous y faire quelque chose ?
Merci,
Une parisienne dépitée.
> Une rapide réponse de l’équipe www.bertranddelanoe.net
Quelques réponses à vos questions ont été données plus haut.
Le logement est le premier problème des parisiens. Pour répondre à leurs attentes nous avons axé notre politique sur plusieurs points :
- rattraper notre retard en terme de constructions de logements sociaux et étudiants avec près de 30000 logements financés au cours de la mandature avec un réequilibrage est/ouest de l’offre ;
- Favoriser l’accès à la propriété avec la mise en place du Prêt Paris Logement 0% , mis en place en 2004 et qui a permis à plus de 6000 ménages à revenus moyens d’accéder à la propriété ;
- Lutter contre les ventes à la découpe en sauvant plus de 8000 logements de ce processus ;
- Mobiliser les logements vacants en proposant un mécanisme avantageux de remise en location de leurs
- logements inoccupés.
La municipalité parisienne a mobilisé de très gros moyens pour tenter d’atténuer les dégâts de la spéculation immobilière. Cela a produit des résultats puisque la population parisienne a augmenté pour la première fois depuis 1975, de près de 28000 habitants entre 2000 et 2005.
Tous ces efforts, seront amplifiés lors de la prochaine avec l’engagement de BD. La loi dite SRU impose à Paris comme à toutes les grandes villes d’atteindre 20% de logements sociaux en 2020 (nous sommes aujourd’hui à 15.5%). Près des ¾ des ménages parisiens répondent aux critères d’éligibilité à ces logements. Nous nous fixons l’objectif d’atteindre ces 20% dès 2014 ce qui se traduira par 6800 logements sociaux financés chaque année pendant la mandature.
Par ailleurs, un effort particulièrement important sera fait en direction des jeunes notamment les étudiants avec la construction de 4000 logements leur étant destiné (après 3500 entre 2001 et 2008, à comparer avec les 321 de la mandature précédente).
Trouver un logement à Paris devient de plus en plus difficile dans notre pays. Mais lorsqu’à la pénurie de logements s’ajoutent la maladie, la précarité, la méconnaissance du système social, … ce sont des parvcours de galère que connaissent des familles de Paris. Résultat, certaines dorment dehors, d’autres logent dans des hôtels pour des tarifs deux à trois fois supérieur au coût d’un appartement.
Même si rien ne peut changer rapidement, comment faire pour que Paris accueille encore plus de familles modestes et confrontés à d’autres difficultés, comme la maladie, le handicap, la discrimination ? Vite, d’urgence, il faut construire (et, osons le dire, construire plus haut !).
Et travailler dès maintenant l’accompagnement sanitaire et social, la répartition dans la ville, le mélange des “catégories” d’appartements dans les mêmes immeubles… L’urgence est là, en bas de chez nous.
Bon courage,
Eric
Monsieur le Maire,
Merci pour votre en engagement fort sur la question du logement parisien. Cependant, la situation reste pour le moins insatisfaisante à Paris. Les exemples ne doivent pas manquer chez les jeunes socialistes, comme chez les autres, de recherche de logements ubuesques (1000 euros pour un petit studio), ou de locations à la limite de la décence….
Pour ma part, je recherche sans succès un logement depuis près d’un mois. Ma compagne et moi sommes sans domicile dans la mesure où notre actuel logement, déjà insalubre, l’est devenu encore plus du fait d’un dégât des eaux (la salle de bain et l’électricité ne sont plus utilisables)
Voici quelques photos plus parlantes sur mon blog :
Rappel: conformément aux conditions d’utilisation, nous ne publions pas d’adresse de site ou de blog.
Nous apprécions les efforts de notre mairie, malgré que notre situation n’ai pas (beaucoup) évoluée depuis 1 mois et demi. Mon frère a vécu plus de deux ans dans un hotel meublé du 18e avant d’emménager en collocation à Ivry ; deux cas de figures qui ne me paraissent pas enviables, mais qui me rendent modeste dans les attentes que moi et ma compagne avons de retrouver une vie normale prochainement…
Nous comptons sur vous pour que la situation du logement s’améliore encore à Paris !
Très cordialement,
Edouard et Machiko
Messieurs,
Toutes les déclarations apportent du positif dans cette nouvelle campagne électorale. J’espère que l’équipe municipale ne se fera pas déstabiliser par des sujets comme
-L’attribution des logements à loyers modérés et réduits
- Les références des concurrents de droite à la politique du Président de la République et éventuellement sa présence dans la campagne
Cordialement
Bonjour,
je suis travailleur social au CASVP et j’ai plusieurs remarques et questions à formuler sur votre proposition concernant les hôtels meublés: vous parlez d’amplifier la location dans le parc privé pour le relogement d’urgence (donc des familles qui se retrouvent du jour au lendement à la rue) comme alternative aux hôtels meublés, mais que faites-vous des familles DEJA présentes dans les hôtels ?
De plus par quel dispositif allez vous inciter les propriétaires à louer leur logement aux familles en hôtels ?
Allez vous impliquer les travailleurs sociaux qui travaillent quotidiennement avec les familles concernées et les connaissent ? Comment allez vous “choisir” les familles qui en bénéficieront en 1er ?
Enfin pour les familles en hôtels envisagez-vous de relever le barème de 5 Euros par jour et par personne qui est intenable pour les familles “logées” dans des hôtels où il n’est pas possible de faire la cuisine ?
Je suis à votre disposition pour vous donner des exemples concrets… .
Merci
Matthieu PEREZ
Assistant social
Militant PS 12ème
> Une réponse de l’équipe www.bertranddelanoe.net
Merci pour votre message.
Le Conseil de Paris, par délibération du 26 mars 2007 a décidé de la mise en œuvre d’une expérimentation visant à la mobilisation du parc privé diffus en faveur de familles hébergées en hôtel, en parcours d’insertion professionnelle, en faisant l’objet d’une prise en charge hôtelière au titre de l’aide sociale à l’enfance.
La Ville s’est engagée sur la mobilisation d’un minimum de 250 logements jusqu’à la fin 2008.
Les logements captés par les associations (qui en deviennent locataires) devront être en bon état et avoir une superficie habitable supérieure à 16m² afin de pouvoir accueillir une famille d’au moins un adulte et un enfant. Le coût au m² hors charges du logement ne pourra excéder 17,20€ pour les superficies inférieures à 40m² et 16,35€ pour les superficies supérieures.
Ce dispositif repose sur de fortes garanties apportées aux propriétaires par la Ville et les associations :
- le paiement de l’intégralité des loyers et des charges locatives pour toute la durée du bail ;
- la gratuité de la gestion locative ;
- l’accompagnement social des familles hébergées afin d’assurer une occupation paisible du logement ;
- la remise en état de l’appartement de façon régulière et à l’expiration du bail ; la mise en jouissance au terme du bail en proposant aux occupants une solution de relogement.
Les familles retenues dans le dispositif doivent être à même se s’adapter à un logement autonome dans le parc privé diffus. C’est le département qui désigne, en lien avec les associations gestionnaires, les ménages retenus.
Deux familles sont présentées à chaque association avec un rang de classement prioritaire. Les candidatures sont sélectionnées par un référent social de la direction du logement et de l’habitat. Les familles sont hébergées pour une durée ne devant pas excéder 18 mois moyennant une redevance fixée en fonction de leurs ressources.
J’ai une proposition à faire, qui relève plus de l’environnement que du logement, mais qui néanmoins s’appuie sur ce dernier. Comme vous le savez, la ville de New York, bien qu’étant la porte d’entrée au pays de la libre entreprise et de l’individualisme, est sans doute une des villes les plus collectivistes qui soient. J’en veux pour preuve le système des laveries collectives situé dans le “basement” de la plupart des immeubles de la grande pomme.
Ne pourrait-on réfléchir à la mise en place d’un système similaire dans les nouveaux immeubles parisiens dans le but de faire des économies d’énergie, d’eau, de machines à laver et d’emprise dans les appartements ?
Voilà une mesure qui démontrerait la volonté de Bertrand Delanoë d’oeuvrer en faveur du développement durable.
On pourrait aussi réfléchir à une aide pour aider les copropriétés existantes à mettre en place de telles laveries collectives dans les caves des immeubles…
Soyons créatifs et audacieux !!!!
Bonne chance à Bertrand.
> Une réponse de l’équipe de www.bertranddelanoe.net
Nous vous remercions de votre proposition bien que cela ne corresponde pas à la mentalité française. Nous craignons surtout que cela n’aggrave considérablement les charges de copropriété (entretien, surveillance…) que les locataires et propriétaires ne seront pas prêts à assumer.
L’équipe de www.bertranddelanoe.net
je pense qu’il y a toujours à Paris un énorme probleme pour se loger, pas grand chose a bougé depuis l’election de Mr Delanoe, donc il faudra un gros travail sur la question du logement.
En conséquence Mr Le Maire, ne pensez qu’à Paris, en vous rasant
Merci
Je vois dans votre projet un point inquiétant: l’accès à la propriété. Bien sûr à priori qui aurait quoi que ce soit contre une France de propriétaires. Cependant cette ligne a été suivie depuis une vingtaine d’année en Angleterre et on peut dire que c’est un échec complet.
1) Ça limite la rotation et donc l’offre et donc les loyers explosent.
2) Beacoup revendent à la première crise à bas prix. Les classes populaires perdent donc leurs économies et la gentrification des “projects” est aujourd’hui complète.
3) Certains achètent dans des quartiers qui restent en grande partie composés de logement sociaux et la valeur de leur bien n’augmente pas, ils perdent donc de l’argent, sans parler de leur amertume quand ils voient leurs voisins des HLM recevoir de nouveaux équipements alors qu’eux n’ont droit à rien.
La location n’est pas une mauvaise option, elle évite souvent le surendettement (le crédit peut doubler le prix de l’achat). En Angleterre plus de 80% de la population est propriétaire, en Allemagne, à peine 45%, la première abrite deux des cinq villes où l’immobilier est le plus cher au monde l’autre pas…
La question est comment favoriser la rotation des locataires (des parcs sociaux et privés)? Certains intervenants ont émis de bonnes idées (favoriser les cautions solidaires, etc). Aider l’accession à la propriété est démagogique et une mauvaise idée. Voir Mr Delanoe immiter Mme Thatcher ça me brise le cœur.
Au final, qu’est ce que Mr Delanoe propose pour la redynamisation de l’offre locative? Pourquoi pas un vrai engagement en faveur des immeubles de grande hauteur? Il se construit en ce moment à New York, au milieu des quartiers les plus anciens des tours d’une vingtaine d’étages de toute beauté, pourquoi pas à Paris?
Notre ville a perdu un million d’habitants en 50 ans et 300.000 emplois en depuis 1975. Ce n’est pas en favorisant l’échange d’appartements (?!) que l’on va les récupérer! On parle beaucoup des problèmes écologiques et des relations avec les villes limitrophes, mais la meilleure façon de jouer sur les deux tableaux n’est-elle pas de limiter l’étalement urbain en fournissant autant de logements que possible dans la capitale et la petite couronne? Y aurait-il autant de problèmes dans le RER A si 100.000 familles pouvaient se raprocher de leur travail?
Je voterai quoi qu’il arrive Delanoe, mais je le ferai avec l’esprit d’autant plus léger s’il s’engageait sur un vrai programme pour redynamiser l’offre immobilière dans not’ bonne ville.
Excellente idée que cette discussion sur le logement.
Mis à part la cherté des logements parisiens, quid du manque d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite ? Des idées de dispositifs incitatifs pour amener les copropriétés ou propriétaires à rénover et à améliorer l’accessibilité ? Je sais que l’ANAH peut aider - mon ancienne propriétaire en a bénéficié - mais existe-t-il d’autres aides ou mécanismes ?
Le parc immobilier parisien est ancien et la recherche d’appartement est d’autant plus difficile pour les PMR, dont je suis. J’ai la chance d’être propriétaire d’un logement dans un immeuble de 1991 aux normes mais ce n’est vraiment pas évident.
Sans oublier la frilosité des assureurs : tous pratiquent des surprimes pour vous assurer au titre de l’invalidité-décès dans le cadre de votre prêt, quelques que soient vos revenus ou votre état de santé.
Bonjour,
J’apporte mon soutien à Mr Le Maire pour deux choses:
1-L’éradication de l’Habitat Insalubre ( CPA signée avec la siemp et les procédures mis en place: Garantie du droit au relogement et surtout relogement des locataires dans l’intramuros sur le contingent ville, Saluons içi les équipes d’améngeurs et les équipes de relogement, Bravo pour l’innovation.
2-Le Travail que vous effectuer au niveau de la consertation et cette tradition du bilan par arrondissemnt me paraissent novatrices et pragmatique.
Je vous dis bon courage. Nous ferons avec vous le Paris de l’avenir.
Rafik
est-il possible de bannir de notre vocabulaire le mot logement social…il s’agit tout simplement de logements.
Je crois qu’il faut faire une tentative dans le diffus via une SEM comme cela a été fait avec la Semaest et les quartiers de mono activité, mais cette fois-çi avec un vrai suivi et de vrais objectifs sans frime. Il y a là, peut-être un moyen de contrer la vente à la découpe…quoi que.
Je crois aussi que le Maire de Paris devrait rencontrer les institutionnels qui construisent, gèrent, achètent, vendent des immeubles…au moins une fois par an pour faire le point avec eux et étudier la possibilité d’une charte parisienne du logement locatif, tout en essayant de faire remarquer que la vente spéculative ne survivra pas à la désertification de certains quartiers et qu’au contraire il vaut mieux encourager le locatif intermédiaire à prix raisonnable pour fabriquer cette étape du parcours locatif qui a disparu et couvrir le gap entre social et marché.
De plus il faut aussi mener une étude sur ceux qui quitteraient bien Paris et ne le peuvent pas et qu’il faut peut-être aider…comme on aide à l’installation. Je crois qu’une gestion d’une population urbaine n’implique pas seulement des investissements intra muros et un seul sens. La ville est mouvement, il lui faut être un acteur de ce mouvement.
Et puis il faudrait réfléchir si le logement principal est un bien comme un autre avec ce qu’il implique comme logistique et organisation. Cette nouvelle forme de précarité n’est pas tenable.
Les façons de traiter les ventes spéculatives de logements principaux quand ils sont loués sont multiples, il faudrait y réfléchir. Il est possible que des moyens existent pour les limiter sans passer par la loi.
Je suis intéressé par des baux qui pourraient se moduler au delà de 6 ans ou 3 ans. Avec de véritables contrats, avis au secteur HLM.
Tant qu’à Paris ou dans un futur grand Paris il sera impossible de se loger “normalement” avec un smic ou deux, nous n’aurons pas réussi et tant de chose dépendent du logement…la vie par exemple.
Si je pouvais faire une suggestion aux actionnaires des grands groupes de commerces de ville, ne pas laisser se stériliser les immeubles de logements qui sont autour de vos grands commerces…ce sont vos clients, vos salariés qui partent. Dans le centre de Paris ce n’est pas la Samaritaine qui a fermé, ce sont les dizaines d’immeubles alentours qui se vidant de leur habitat populaire ont précipité sa chute.
Bref, il est nécessaire de résoudre ce problème pendant la prochaine mandature, et c’est faisable !
Une rapide réponse de l’équipe www.bertranddelanoe.net.
Nous vous remercions de vos propositions qui, pour la plupart, rejoignent nos pistes de réflexion. Vous trouverez ainsi sur le site, à la rubrique Dialogues, nos suggestions sur la question notamment sur le logement en difus et surtout le service de la caution qui permettra aux jeunes ménages notamment, mais pas seulement, de rester ou de s’installer à Paris. l’équipe de www.bertranddelanoe.net.
Bonjour, concernant les logements vacants à PARIS, dommage qu’on ne peut pas obliger les propriétaires à les louer au bout d’un certain temps surtout avec maintenant le système garanti par la mairie … Il y en a un sur mon palier, inoccupé depuis 3 ou 4 ans, que faire ?
J’ai 31 ans et je vis sur Paris depuis 10 ans. Vu l’explosion du prix des loyers, j’ai tout d’abord vécu dans 16m2 avant de me décider à vivre en co-location, avec tous ses avantages et inconvénients. Etudiant puis intermittent du spectacle, je cumule les difficultés pour obtenir un logement malgré des revenus dépassant aujourd’hui le salaire médiant. J’ai donc utilisé tous les artifices pour m’en sortir: je fus tour à tour étudiant en médecine et en droit, et je loge actuellement en sous-location avec tous les risques que cela implique.
A quand un système efficace de caution solidaire ? Si nous ne pouvons pas empêcher les propriétaires de louer à des tarifs exhorbitants, pourquoi ne pas les taxer en conséquence, de manière à ce qu’il soit plus avantageux pour eux de louer moins cher…???
Pourquoi cet ostracisme vis à vis des Immeubles de Grande Hauteur à Paris ? Une tour moderne, bien intégrée, contruite aux normes HQE procurerait de nombreux logements sociaux. Les dramatiques erreurs appartiennent au passé ( pourquoi ne pas raser la Tour Montparnasse ? ). L’architecture et les techniques modernes doivent être mises à contribution au lieu de ravaler sans cesse les vieux immeubles. Plus il y a de logements sociaux disponibles, plus les prix dans le privé baisseront, y compris à la vente.
à Yaell Berah
Je n’ai jamais dit qu’il fallait “virer” tous les occupants de logements sociaux, et je ne cherche pas à “stigmatiser les soi-disant privilégiés”… Faut lire des fois ce que disent les autres sans se sentir agressé tout de suite. Je disais juste que dans le 5e, il y a beaucoup de gens qui occupent des logements sociaux alors que leurs revenus sont trop élevés et ne correspondent absolument pas aux critères habituels. Beaucoup de gens ont même conservé ces logements sociaux comme “pied à terre”, et n’y passent pas l’essentiel de leur temps.
Alors évidemment il faut construire, et faire du logement social diffus, comme le propose Bertrand Delanoe, mais si on peut récupérer des logements / des financements facilement, pourquoi ne pas le faire? Cela étant, j’ai lu la réponse de l’équipe du maire: il faudrait qu’il y ait des nouvelles dispositions législatives pour que ça devienne possible. Dommage…
2OO8, renouvelons le “paris du vivre ensemble”,
Telle est la volonté que je formule; je suis arrivée dans la capitale en janvier dernier pour des raisons professionnelles dans le 15ème et depuis j’ai immigré dans le 18ème ou j’observe au quotidien une qualité de vie bien différente…
Le logement est en crise pour tous nos concitoyens ayant de bas revenu mais aussi pour le français moyens et à nos détracteurs, je dirai que ceci n’est pas une lubie, mais bien une réalité. L’accès au toit est un droit et non un luxe. Ne peut on pas à l’avenir via nos parlementaires de socialistes demander un “Impot Social Logement” proportionnel à l’inflation face aux agences immobilières qui feraient de nets bénéfices qui seraient reversé aux HLM de PARIS et de tout autres villes hors de la capitale.
Par ailleurs, je suis ravie que la mairie ait créé 200 nouveaux logements l’an passé pour les infirmières mais y en aura t’il d’autres en prévisions y compris pour les aides-soignants travaillant au quotidien et en binome avec l’IDE?
Félicitations pour vos actions à la mairie bien sûr tout n’a pas été réglé en 6 ans mais vous avez fait “revivre le tous ensemble à PARIS” depuis 2001 sur de nombreux domaines culture, sports, écologie, transport et logements… Vous avez représenté la capitale, mais bien au delà à l’association des maires au niveau international et pour certains de vos administrés socialistes nous retenons aussi votre présence constructives aux universités d’été de la Rochelle.
Une rapide réponse de l’équipe www.bertranddelanoe.net
Merci pour votre suggestion.
La question du logement est extrêmement sensible et nous avons consenti de gros efforts au cours de cette mandature qui devront être amplifiés lors de la prochaine (pour en savoir plus, n’hésitez pas à vous reporter à la fiche sur le logement que nous avons mise en ligne dans la rubrique DIALOGUES).
Par ailleurs, avec le soutien de Bertrand Delanoë, les parlementaires socialistes de Paris ont défendu une proposition de loi visant à lutter contre les ventes à la découpe qui n’a pas été retenue par le précédent gouvernement. Nous renforcerons nos efforts d’offres de logements en faveur des fonctionnaires travaillant à Paris et qui ont du mal à se loger compte tenu des loyers pratiqués.
L’équipe de www.bertranddelanoe.net
Je n’ai pas du tout envie de parler du logement… mais visiblement sur ce site, on ne peut pas choisir ses sujets…. ca commence mal!
> réponse de l’équipe de bertranddelanoe.net:
Bonsoir. A partir de la page d’accueil, notamment, vous pouvez poster vos commentaires et idées, sur n’importe quel sujet concernant Paris, comme beaucoup d’internautes l’ont fait depuis l’ouverture du site. Dans la rubrique “Dialogue” c’est effectivement le logement qui est en discussion en ce moment; les nouveaux sujets apparaîtront régulièrement au fil du temps.
Au plaisir de vous lire,
Je vis à Paris depuis toujours et plus le temps passe plus j’ai peur de devoir partir. Pour 2 raisons : le montant des loyers devient astronomique et les conditions d’accès à la location sont intolérables. Aujourd’hui pour louer un appartement à Paris il faut produire au minimum un salaire de 3 fois le montant du loyer (alors qu’on sait maintenant que le loyer représente souvent 50% du budget) ainsi qu’un garant bien sous tous rapports (du portefeuille) quand ce n’est pas 2 garants qui sont exigés. On est donc exclu de l’accès à certains appartements qu’on aurait les moyens de louer, du seul fait qu’on ne présente pas le dossier parfait (sans parler du fait qu’on puisse être noir, intermittent du spectacle etc). Y aurait-il un moyen de contrôler les propriétaires et/ou les agences immobilières pour modérer ces exigences et qu’elles reviennent à un niveau plus raisonnable ?
le bilan est assez bon, le prochain sous la direction de BD doit être meilleur
Luc guinefort
Monsieur le Maire,
je n’ai pas de sensibilité socialiste, mais, à l’instar du gouvernement actuel, je pense qu’il est important de mettre au placard le clivage Gauche/Droite et d’utiliser le potentiel des gens, sans tenir compte de leur appartenance politique.
Je pense que vous avez beaucoup fait pour Paris et espère que les Parisiens vous donneront l’occasion de continuer en ce sens.
Depuis près d’un an et demi, je vis à Montréal. Cette expatriation me permet d’apprécier à leur juste valeur les avantages qu’offre la France, tant au niveau social (système de santé entre autres) qu’au niveau économique (salaires, pouvoir d’achat…).
Concernant les transports, les Parisiens se plaignent du prix des transports en commun (et j’en faisais partie, ayant vécu huit ans à Paris). A Montréal, le métro n’offre que 3 lignes et demie pour 65 $ (environ 40 euros). La ville est très mal desservie et le métro, âgé de 40 ans à peine, montre déjà des fissures dans différentes stations. Je préfère donc payer 53,50 euros à Paris plutôt que 65 $ à Montréal.
En revanche, il est plus facile de se loger à Montréal qu’à Paris, bien que le prix des logements montréalais ait énormément grimpé au cours des cinq dernières années (multiplié par 3 au minimum).
Cependant, aucun document n’est demandé pour louer. Je suis arrivée à Montréal sans emploi. J’ai commencé par chercher un logement. Les propriétaires savaient que je n’avais pas d’emploi et cela n’était pas un handicap. A Paris, cela se serait passé différemment. J’aurais dû prouver que j’avais un emploi en CDI, payer une caution de 3 mois de loyer minimum, donner le nom de personnes se portant caution malgré mes 34 ans et gagner au moins 3 fois le prix de mon loyer.
Je pense rentrer en Europe l’année prochaine et aimerais beaucoup vivre à nouveau à Paris. La question de l’emploi ne m’effraie pas. J’ai un bon CV et 10 ans d’expérience. Ayant effectué la majorité de ma carrière à Paris, j’ai des relations dans mon domaine d’expertise.
En revanche, la question du logement m’inquiète. Il est difficile de trouver un emploi à distance et de prendre l’avion pour un entretien comme on prend le métro. Comment pourrai-je trouver un logement sans emploi au départ ? J’ai passé l’âge de demander des cautions. Et le simple fait d’être handicapée par un CDI que je n’aurai pas au départ m’énerve au plus haut point, surtout que j’aurai les moyens de payer le loyer.
Ma question est donc la suivante : est-il prévu dans votre “business plan” de modifier les règles qu’imposent les propriétaires aux locataires ?
Je vous remercie de laisser une place au dialogue et espère que les conditions d’obtention d’un logement non social s’amélioreront.
J’apprecie beaucoup le courage à contre courant de l’équipe municipale pour réduire enfin la place de l’auto dans la ville et pour les efforts entrepris pour résorber l’habitat insalubre dans le 18e, secteur Amiraux-Simplon en particulier. Reste encore pas mal de boulot (Cf. La rue Philippe de Girard…) et il est donc à souhaiter que M. Delanoe, maire inventif et tres bon orateur, soit réélu.
Marcel
Nous voila au coeur du problème. LE logement est dans une phase critique non seulement à Paris , mais dans de nombreuses villes. Impossible de m’établir avec mon ami qui n’a pas de ressources car il est étudiant, et que la vie à deux dans un studio est très difficile.
En effet, je suis moi meme obligé de rester dans un studio de 19m² car plus grand c’est trop cher, et acheter, c’est…trop cher…Que me reste t’il comme solution? la grande banlieue !
mais pourquoi quitter la ville dont je suis AMOUREUX ? Peut être qu’un jour j’en arriverais la, contraint et forcé…
JE doute que le politique puisse remédier à la loi du marché, isn’t it?
PS: si vous voulez mon N° de demandeur de logement, contactez moi par mail…
A quand l’accession à la propriété pour les petits par la vente d’une partie du parc de logements sociaux ???
>>> réponse de l’équipe bertranddelanoe.net:
Ce genre de projet peut paraître tentant au premier abord, mais cela n’est pas sans poser quelques problèmes. C’est plutôt dans les promesses de l’actuel Président de la République que du Maire de Paris. L’urgence, c’est d’abord de répondre aux plus de 3 millions de demandes de logements sociaux en France, et d’en réhabiliter certains. La loi SRU s’applique partout, et Paris, comme d’autres villes, doit atteindre les 20% de logements sociaux pour respecter la légalité qui fixe la limite à 2020. Vendre une partie du parc de logements sociaux parisiens ne ferait QUE faire baisser ce taux, mettre la Ville dans l’illégalité et ferait grossir le nombre de demandes insatisfaites…
Il faut en revanche encourager l’accession à la propriété: depuis 2004, la Mairie a mis en place, sous conditions de ressources (donc pour les “petits” que vous citez), un nouveau dispositif, le Prêt Paris Logement (PPL) à 0%, proposé via les guichets de banques parisiennes, pour aider celles et ceux qui veulent acheter leur premier logement, le passage le plus difficile à franchir au regard des prix dans les grandes villes. Ce nouveau système, sans limite d’âge, a rencontré un vif succès: il aura permis d’ici fin 2007 à plus de 6 000 ménages à revenus moyens de devenir propriétaires à Paris.
Bonjour,
Je suis pour ma part assez d’accord avec Anna : j’ai appris qu’une fois un logement attribué selon des critères clairs et identiques pour tous, il n’y avait pas de ré-évaluation régulière de la situation. C’est à dire qu’une personne qui à un moment donné était éligible et a bien normalement profité d’un tel logement peut continuer aussi longtemps qu’elle le souhaite à en profiter quelle que soit sa situation même si elle ne le justifie plus. Il y a donc des personnes qui profitent des tels logements au détriments d’autres qui en auraient bien besoin : il est juste de faire profiter aux autres de cette aide qui a été utile à un moment de sa vie quand on en n’a plus besoin.
Si le logement social est un sujet important il serait aussi bien de penser à la classe moyenne disont “supérieure”. Prenons par exemple quelqu’un qui touche 3000 euros par mois, qui peut donc au maximum mettre 1000 euros par mois dans son loyer (et encore on lui demandera peut etre un caution solidaire) : cette personne pourra louer environ 45 m²….quel luxe !!!!
> réponse de l’équipe de bertranddelanoe.net
Contrairement aux idées reçues, les personnes relevant des dispositifs de surloyers ne sont pas nombreuses dans le parc de logements sociaux parisiens.
Le niveau moyen des revenus des occupants de ce parc ne cesse de baisser en raison de l’attribution de logements à des personnes très largement en dessous des plafonds de ressources.
Lorsqu’on applique des surloyers, ceux-ci étant très encadrés par la loi, le différentiel n’est pas suffisamment important pour inciter les locataires à changer de logement. Pour que cela soit efficace, il faudrait de nouveaux dispositifs législatifs.
Cependant nous essayons plutôt de créer davantage de logements pour les classes moyennes pour favoriser leur mutation vers ce parc.
Cher Bertrand,
D’abord merci d’accepter de te représenter à un moment où les parisiens ont réellement besoin d’entretenir l’espoir que les idées qui ont menées à ta victoire en 2001 ne sont pas définitivement mortes.
Tu poses aujourd’hui aux parisiens la question du logement qui reste malgré les efforts immenses de la Mairie et un nouveau Programme Local de l’Habitat (PLH) adopté en 2003 une des questions sur lesquelles la Mairie doit faire plus en 2008-2014. Le diagnostic que dressait le Conseil de Paris sous ton impulsion en 2003 reste malheureusement tristement d’actualité (inégale répartition géographique et insuffisance des logements sociaux, immeubles insalubres, logements vétustes, absence de mixité sociale).
Tu as tracé la voix et proposé un projet de ville, de mixité sociale, d’égalité et de justice que les parisiens ont approuvés. Tu as fait progresser le logement social comme jamais Paris ne l’avait fait mais les Parisiens attendent plus et la Mairie doit et peut faire plus. Il ne s’agit pas de changer de cap ou d’affirmer de nouvelles valeurs ou de nouveaux principes mais de se donner les moyens concrets de faire du désir de solidarité et de justice sociale une réalité pour tous les parisiens. Je ne peux que proposer quelques outils et moyens puisque les idéaux et les valeurs habitent déjà ton action depuis 6 ans. Je pense que nous pouvons aller plus loin sur au moins trois points :
1. Compléter le mécanisme actuel d’incitations mis en œuvre pour la mobilisation des logements vacants en l’adossant a un mécanisme de sanctions. La logique d’incitation instituée par la société d’économie mixte que tu as mise en place est efficace mais a aussi montré ses limites et doit être adoubée d’un mécanisme de sanctions pour ceux qui refusent toujours de jouer le jeu. La taxe sur les logements vacants qui alimente le budget de l’agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (ANAH) est inefficace et ne joue pas son rôle (Il suffit d’occuper un logement 30 jours tous les deux ans pour y échapper…). Je te propose d’instituer une taxe municipale sur les logements parisiens vacants lourde et restrictive afin de pousser les propriétaires récalcitrants à louer leurs biens. Le produit de cette taxe permettrait d’alimenter une société d’économie mixte qui financerait la construction de nouveaux logements sociaux. Il y avait selon l’INSEE, 136 000 logements vacants à Paris en 1999. Sur cette base, une taxe a 10% de la valeur locative permettrait de lever plus de 150 millions d’euros de plus pour le logement !
2. Dépasser la logique des droits de préemption qui a permis d’acquérir de nombreux biens immobiliers et d’en faire bénéficier les parisiens et oser la réquisition légale. Je sais que tu y es opposé et comme toi, je ne crois pas que la réquisition soit une solution viable à la crise du logement. Mais je ne pense pas qu’on puisse dire qu’on a tout tenté pour le logement tant qu’on se refuse d’employer tous les moyens que la loi met à la disposition des autorités municipales. Le Code de la Construction et de l’Habitation permet aux Maires et aux Préfets de remédier dans des circonstances exceptionnelles aux problèmes du logement par réquisition. La Mairie utilise certaines dispositions de cette loi (sursis et délais à l’exécution des expulsions, aides financières au déménagement) mais se refuse encore à utiliser la réquisition (Les dernières attributions de logement d’office à Paris remontent à la fin années 70). Loin de changer fondamentalement le problème du logement, une vague de réquisitions temporaires démontrerait l’engagement de Paris et de son Maire en faveur des plus démunis. La solidarité se voit dans les actes plus que dans les mots.
3. Restaurer la mixité sociale qui reste à mon sens, le point d’ombre du PLH 2003 malgré tous ses succès. Paris devient une ville de ghettos. Non, pas de ghettos de pauvres mais de ghettos de riches dans lesquels les gens qui ont grandi a Paris n’ont plus le droit de cité. Les quartiers populaires de Paris s’enrichissent (tant mieux) mais trop souvent au détriment des plus pauvres. La Mairie de Paris devrait se porter partie civile sur toutes les affaires de discrimination au logement touchant les parisiens démunis ou issus de minorités pour mettre fin aux discriminations et aux allocations de logement au faciès.
Ces mesures ne seront pas toutes populaires mais j’ai la conviction avec bon nombre de parisiens qu’elles seront efficaces. Nous n’avons pas le droit de revivre les incendies de l’été 2005 qui nous ont profondément meurtri. Aucun de nous ne vit en paix tant que nous ne vivons pas tous sous un toit décent. Je connais ton engagement que j’ai vu à l’œuvre de près lors de nos entrevues dans le XVIIIeme arrondissement ; tout ceci est à ta portée.
Je suis ravi avec d’autres parisiens d’alimenter ta campagne et ton programme mais malgré la force de la démocratie participative, les Parisiens ont autant besoin d’écoute que de direction. Nous t’attendons et tu peux compter sur nos forces.
Amicalement,
Shahin Vallée
> réponse de l’équipe de bertranddelanoe.net
Merci pour ces encouragements. Quelques précisions :
En ce qui concerne la taxe sur les logements vacants, cette compétence ne relève pas des collectivités locales mais de l’Etat. Pour autant, si nous ne sommes pas contre une augmentation de cette taxe, nous avons plutôt privilégié depuis 2001 une politique incitative qui a permis de remettre sur le marché de la location parisienne 800 logements à loyer modérés.
Attention cependant, aux chiffres erronés qui circulent sur le nombre de logements vacants à Paris. Largement surestimé, il est en effet compris entre 12 et 15.000, ce qui n’est pas énorme pour une ville comme Paris.
La question des réquisitions relève également d’une compétence de l’Etat. Cependant, cette méthode n’a jusque là rien donné. Elle entre en contradiction avec la politique incitative que nous tentons de mener. Le véritable enjeu aujourd’hui est aussi de relancer la construction de logements dans les communes périphériques de Paris.
Pas d’accord avec Anna, c’est facile de stigmatiser ceux qui “gagnent beaucoup trop”. D’abord comment peut on dire que quelqu’un gagne trop? Je suis retraité avec un revenu mensuel de 3000 €. Je paie un loyer de 800€ dans un immeuble de la RIVP, ce qui représente quand même presque 30% de mon revenu. Combien faudrait-il que je paie pour qu’elle estime ma situation tolérable? Ce genre de raisonnement est de la pure démagogie. Plutôt que de stigmatiser les soit disant privilégiés il serait préférable de s’attaquer au vrai problème de la surrenchère et de la spéculation immobilière.
Vu du 5e, je crois qu’il faut aussi favoriser la rotation des locataires dans les immeubles de logements sociaux. Beaucoup de gens ont obtenu leur logement sur des mauvais critères, et, alors qu’ils gagnent beaucoup trop pour être en principe dans des logements sociaux, ils ne quittent pas leur appartement. Ne pourrait-on pas penser à mettre en oeuvre une politique des sur-loyers en fonction des revenus des locataires, pour pousser ces personnes qui n’ont rien à faire dans le parc social, à déménager et à libérer ainsi des logements pour ceux qui en ont réellement besoin?
Résidente du quartier chinois dont je suis tombée amoureuse il y a quelques années, je souhaitais vous féliciter pour les projets à la fois originaux et audacieux que vous avez mis à disposition de TOUS les Parisiens, parmi lesquels, dernièrement, le système de location Velib’ dont je suis une fervente utilisatrice.
Au travers de ces projets, votre équipe a clairement affiché sa volonté d’ouvrir la capitale non plus uniquement “à celles et ceux qui en ont les moyens”.
Et c’est là où je souhaiterais connaître vos objectifs pour résoudre la crise immobilière qui frappe la ville ; avec des loyers et des conditions d’octroi des logements qui ferment la ville aux moyennes classes et en particulier aux jeunes ménages dont je fais partie.
En parallèle d’une campagne de construction de logements sociaux qui ne suffira pas à résoudre cette crise, pourquoi ne pas mettre en place, par exemple, des aides spécifiques pour les locataires du privé, qui tiendraient compte de la situation immobilière si particulière de la capitale ? Ou bien, développer des mesures pour pénaliser les propriétaires qui louent leur logement à des prix dépassant l’entendement (ou à l’inverse des mesures fiscales pour les encourager à louer leur logement à des ménages aux revenus modestes) ?
Pensez-vous qu’il est logique qu’une personne dont la condition familiale et financière lui permet d’opter pour un studio se doit de débourser jusqu’à 800 euros par mois pour un 20m2 ? Est-ce là le prix pour “mériter” de vivre à Paris ?!
A l’instar des mesures pour favoriser l’accès à la propriété, je pense que ce sujet concerne bon nombre de jeunes Parisiens dont je fais parti, qui n’ont d’autres choix que de compter sur la bienveillance d’aides extérieures, autres que la CAF, et souvent parentales, pour vivre dans une ville qu’ils aiment tant.
Car, je le répète, “résider” à Paris ne doit pas être un privilège uniquement réservé aux classes supérieures. Dès maintenant, il est possible d’agir afin d’empêcher Paris de rallier le triste sort immobilier de ses homologues britannique et américaine.
bonsoir Monsieur Delanoë,
je viens d’apprendre votre candidature pour un nouveau mandat ,j’en suis tres heureux et vous remercie pour votre devouement. Ma question concerne le logement social. Bien que faisant partie des privilégiés en bénéficiant, je me pose des questions : payer un loyer de 1000€ pour 80m² dans le 13ème a beau être peu cher par rapport au prix du privé, il me semble que cela n’est pas, et de loin, accessible à la majeure partie des classes moyennes travaillant à Paris (Comment font ils?). Pire: le prix des parkings 93€ par mois une place de parking (OPAC), 11000€ à la vente dans le privé : là, je ne comprends pas bien : en 10 ans de loyer on rembourse le prix du parking : ou est passé le sens du mot “social” dans ces loyers? Que deviennent les bénéfices des offices Hlm…?
Monsieur le Maire,
Si votre candidature ne me surprend guère, je m’interroge quand même sur son utilité. Au risque de paraître déplacé ici, je tiens, en tant que Parisien depuis maintenant 20 ans, qu’à l’instar de vos prédécesseurs, vous n’avez pas tenu vos engagements vis à vis de votre électorat sur un sujet qui nous préoccupe au plus haut point. Pis, on pourrait supposer que vous l’avez aggraver, en laissant les fond de pension venir s’amuser faire de la vente à la découpe à outrance dans les immeubles de notre ville. Eh oui, je veux parler du logement. Non content de n’avoir toujours pas fait appliquer la réglementation sur les logements innoccupés (il y a au moins 5 appartements vides dans mon immeubles depuis au moins 15 ans…) rien n’a été fait pour stopper la spéculation immobilière, l’exode des classes moyennes, et la protection des personnes en contrat de location.
Alors, Monsieur, je vous le demande : allez vous tenir votre promesse cette fois ?
Cordialement
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