Delanoe Paris 2008
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Bilan

Raisonner à l’échelle de l’agglomération

Paris, ville-monde, ville du monde, est en compétition avec de grandes métropoles internationales, qu’il s’agisse de Londres, de Berlin, de Barcelone ou de Rome pour ne parler que des villes européennes. Seule la dimension de l’agglomération parisienne est pertinente pour la défense des intérêts de Paris dans cette compétition internationale.

Par ailleurs, concernant les problèmes de pollution, de déplacements, de logement, d’hébergement d’urgence ou d’emploi, des solutions intelligentes et performantes peuvent être trouvées en créant une dynamique d’agglomération.

C’est pourquoi, dès 2001, nous avons souhaité impulser une dynamique inédite dans les relations entre Paris et les autres collectivités de l’agglomération. Pendant les décennies précédentes, c’est l’ignorance et le mépris qui avaient prévalu. Historiquement en effet, Paris a longtemps considéré son environnement proche comme un lieu d’implantation de tout ce dont la capitale ne voulait pas : décharges, cimetières, logements sociaux, stations d’épuration…. Les communes qui forment l’agglomération se sont donc construites et ont assis leur identité dans une forme de méfiance, voire de défiance à l’égard de Paris.

L’une de nos priorités a consisté à restaurer un rapport de confiance, de dialogue et de coopération avec les communes et les départements environnants, pour élaborer ensemble des projets concrets au service des habitants. C’est ainsi que des actions de partenariat ont été concrètement engagées.

Une coopération sur des projets concrets

Les discussions que nous avons engagées concernent 425 actions de coopération sur la période 2001-2006 et plus de 120 collectivités ou groupements de collectivités.

Après le premier protocole, signé en 2002 avec Montreuil, 6 protocoles ont été conclus en 2003 (Saint-Ouen, Vanves, Issy-les-Moulineaux, Nogent-sur-Marne, Clichy-la-Garenne et le Conseil général du Val-de-Marne), puis 7 entre 2004 et 2006 (Joinville-le-Pont, Malakoff, Pantin, Plaine Commune, Ivry-sur-Seine, Clichy-sous-Bois et le Conseil général de Seine-Saint-Denis), et 3 en cours en 2007 (Vitry-sur-Seine, Bobigny, Bondy).

Concrètement, ces actions vont du partage d’équipements sportifs ou de loisirs à l’organisation en commun d’événements culturels (Festival de l’Oh ! par exemple), en passant par la vente de terrains ou la concertation sur tous les grands projets implantés aux limites communales. Par exemple :

En juillet 2006, à l’initiative du maire de Paris et d’une douzaine d’autres maires franciliens, une conférence métropolitaine s’est créée : espace informel de dialogue mais surtout lieu d’élaboration collective sur des enjeux aussi lourds que le logement, les déplacements ou le développement économique, cette conférence métropolitaine s’est déjà réunie une demi-douzaine de fois, en présence d’une cinquantaine d’élus, de sensibilités diverses.

La Région Ile-de-France est - et sera - un acteur majeur de cette entreprise collective, dont l’UMP Paris, une fois de plus, a appelé au « boycott »…

La question de la création d’une structure de coopération intercommunale, à l’échelle de l’agglomération parisienne, est aujourd’hui posée. Une telle évolution irait incontestablement dans le sens de l’histoire. Sur de grands enjeux comme le logement ou le développement économique, l’agglomération parisienne manque en effet d’une organisation qui lui permette d’agir avec plus de force et de cohérence. C’est une faiblesse par rapport à d’autres grandes métropoles européennes et cela entretient les inégalités entre communes riches et communes pauvres.