Paris, capitale ouverte et solidaire
Le fait urbain structure notre action depuis 2001. À l’heure où trois Européens sur quatre vivent en ville, les grands enjeux - démocratiques, économiques, sociaux ou écologiques - sont essentiellement citadins.
Aucune ville ne peut prétendre affronter seule ces problématiques et l’objectif premier de l’action internationale de Paris a été de promouvoir les échanges avec les autres métropoles internationales, afin de partager les savoir-faire et les expériences et d’élaborer ensemble des réponses globales et communes.
Une politique qui s’appuie sur des valeurs….
Témoigner de notre solidarité face à l’urgence
Paris a souhaité venir en aide aux victimes de catastrophes naturelles ou des conflits qui déchirent le monde.
Quelques exemples parmi de nombreux autres : une subvention exceptionnelle d’1 M€ a été versée aux régions d’Asie du Sud-Est touchées par le tsunami de 2004. Des fonds d’urgence ont été également alloués à Kaboul pour des centres de santé, à Haïti avec la construction d’abris provisoires pour les sinistrés en 2005, à Alger en 2002 à la suite des inondations qui ont ravagé Bab El Oued. Pendant le conflit de l’été 2006 qui a durement frappé le Liban et le nord d’Israël, Paris a apporté son aide aux populations civiles en finançant la distribution de colis à 100 000 familles du Sud-Liban, en aidant à la reconstruction du centre pour handicapés de Kyriat Shmona, et à l’approvisionnement de l’hôpital Rambam de Haïfa en Israël.
Par ailleurs, 100 000 € ont été consacrés en 2006 à l’achat de médicaments et à l’amélioration de l’accès à l’eau pour les hôpitaux palestiniens (Ramallah, Gaza, Jénine)
Aider à lutter contre le sida
Nous avons décidé de faire de la lutte contre le Sida en Afrique l’une de nos priorités en nous associant aux principales ONG françaises. L’ensemble des programmes, plus d’une trentaine sur une quarantaine de pays (Bénin, Sénégal, Niger, Afrique du Sud, Mali…) vise à la prévention et à l’amélioration des soins aux malades. Alors qu’il n’existait aucun budget dédié à cette cause en 2000, plus de 2,3 M€ y ont été consacrés en 2007.
Favoriser l’accès à l’eau
La Ville de Paris a mis en place en 2006 un appel à projets « Solidarité eau et assainissement», doté d’1 M€ , destiné aux associations et ONG qui agissent dans les pays du Sud. C’est ainsi qu’ont pu voir le jour des projets tels que l’adduction d’eau de villages au Mali ou le raccordement au réseau potable d’un bidonville de Djakarta en Indonésie.
Aider à renouer les fils du dialogue
L’Hôtel de Ville a accueilli des enfants palestiniens et israéliens, notamment à l’occasion des concerts de l’Orchestre pour la paix. En 2004, la Ville a remis le prix Seligmann contre le racisme à Yossi Beylin et Yasser Rabbo, deux artisans des accords d’Oslo qui ont poursuivi le dialogue après la deuxième intifada.
Être solidaire de ceux qui sont privés de liberté ou opprimés
Paris a voulu que deviennent citoyens d’honneur Ingrid Betancourt, Aung San Suu Kyi ou encore Youri Bandajevski. Le Conseil de Paris a clairement exprimé son opposition à la condamnation à mort des jeunes femmes jugées pour adultère S. Husseini et A. Lawal et finalement graciées au Nigéria, ou aux peines d’emprisonnement du journaliste Mohamed Benchicou en Algérie.
Paris soutient également Shirin Ebadi, prix Nobel de la paix 2004 et Leyla Zana, députée kurde emprisonnée en Turquie. Par ailleurs, Paris entend rester une ville-refuge pour celles et ceux dont la liberté est menacée : en créant et aidant la Maison des journalistes, dans le 15e, destinée à l’accueil des journalistes poursuivis dans leur pays.
Paris reste ouvert aux peuples du monde
Nous avons voulu recevoir à l’Hôtel de Ville les Arméniens de Paris, les Maronites ou encore les Kurdes, célébrer une nuit du Ramadan ou pour Diwali, la fête des lumières indiennes… Loin de tout communautarisme, il s’agit au contraire de rendre hommage à la mosaïque des cultures et des spiritualités qui enrichit de sa diversité une société laïque et démocratique car respectueuse de toutes les origines et de toutes les croyances.
Promouvoir le codéveloppement
Le Label Paris codéveloppement Sud a été créé en 2006. Il s’agit d’un concours, doté de 100 000 €, ouvert aux associations parisiennes, porteuses à la fois de projets de solidarité internationale et d’initiatives en faveur de l’intégration des populations étrangères à Paris.
… Liés au monde francophone, à la Méditerranée et à l’Europe…
Le monde francophone est une dimension majeure de notre action internationale. Sur tous les continents, les services de la Ville apportent leur expertise, que ce soit à Phnom Penh (développement du réseau d’eau potable, formation des agents municipaux), à Antananarivo (réaménagement de la place d’Andohalo, dans le centre historique, et formation des ingénieurs de la ville), ou encore à Montréal (mise en place de coopérations entre les structures scientifiques).
Faire vivre l’Association Internationale des maires francophones (AIMF)
Présidée par le maire de Paris, l’AIMF a réalisé plus de 450 projets de coopération dans des villes d’Afrique, d’Asie et d’Amérique (construction d’écoles, de centres de santé, lutte contre le sida). L’AIMF définit ses priorités autour de deux thèmes principaux : le renforcement du rôle des villes dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement de l’ONU, et la participation citoyenne dans la gestion municipale.
Sur le pourtour méditerranéen et, plus largement, au sein du monde arabe, les liens créés privilégient l’échange d’expériences, le transfert de savoir-faire ainsi que la formation. Avec Alger (réaménagement du jardin d’Essais du Hamma, création d’une école de la propreté et de l’environnement), avec Tunis et Rabat (aménagement urbain et espaces verts),avec Casablanca (sauvegarde du patrimoine, jumelage de courses à pied féminines), avec Amman (transport, aménagement urbain), Le Caire (réhabilitation dans le quartier historique de Sayeda Zeinab), Beyrouth (santé, culture urbanisme) ; enfin avec Bethléem (voirie), Haïfa (aménagement urbain) et Jéricho(eau) des projets sont en préparation. Le renforcement des liens d’amitié et de coopération avec Jérusalem, adopté par le Conseil de Paris en 2005, porte notamment sur des thématiques liées aux personnes handicapées, aux seniors et à la jeunesse. Avec les grandes capitales européennes, nous avons resserré des liens qui étaient en sommeil, voire en désuétude. Les relations avec Rome ou Berlin sont ainsi renforcéeset de nouveaux accords sont conclus avec Genève ou Londres. Le 50e anniversaire du jumelage Paris-Rome en 2006 a donné le coup d’envoià de nouvelles actions qui s’ajoutent à une coopération déjà riche: collaboration entre institutions culturelles, gratuité des musées pour les habitants des deux villes, soutien aux jeunes entreprises de la mode.
Le 20e anniversaire de l’accord d’amitié Paris-Berlin est célébré en 2007 : ,expositions de photographies et de design, inauguration de l’esplanade du 9 Novembre 1989. Outre le domaine culturel, l’urbanisme constitue un axe majeur de la coopération avec notamment la tenue régulière d’un séminaire commun.
La Maison de l’Europe illustre notre volonté de faire vivre l’Europe à Paris. Elle est le lieu d’information sur l’Union européenne et ses enjeux et décerne un prix Label Paris-Europe doté de 100 000 Y afin de soutenir les associations parisiennes dans leurs projets européens. Des partenariats ont été noués avec des écoles parisiennes tandis que la mise en ligne de très nombreux documents permet de faciliter l’accès à l’information pour le public. Enfin, des accords de coopération ont été contractés avec plusieurs villes comme par exemple Rio (sur l’aménagement de quartiers et les transports) ou San Francisco (sur le développement des nouvelles technologies).
Placer Paris au cœur d’un réseau mondial
C’est par l’échange d’expériences et la mutualisation des compétences que les villes peuvent faire valoir les préoccupations et les points de vue de leurs habitants dans les institutions internationales. Au sein des institutions internationales, grâce à Eurocities (réseau regroupant 130villes de plus de 250 000 habitants) ou l’Union des capitales de l’Union européenne(réunissant les capitales des États membres), la représentation et l’action des grandes métropoles deviennent une réalité, au même titre que celles des régions.
Pour réaliser les Objectifs du Millénaire pour le Développement définis par les Nations unies, les villes s’impliquent dans les grandes organisations internationales. C’est dans cet esprit que Paris a pris une part déterminante dans la création de l’association Cités et Gouvernements locaux unis (CGLU) dont les membres, issus de plus de 120 pays à travers l’ensemble des continents, représentent plus de la moitié de la population mondiale. Cette organisation, dont le congrès fondateur s’est tenu à Paris en 2003 et qui a pour coprésident le maire de Paris, a pour vocation d’être le porte-parole des villes et le référent de l’ONU, pour apporter des réponses concrètes aux défis de la globalisation et de la croissance urbaine. Enfin, Paris participe à la lutte contre le réchauffement climatique en lien avec la Fondation Clinton au sein du C 40, rassemblement de 40 métropoles internationales.