Delanoe Paris 2008
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Bilan

Depuis quelques années, Paris rajeunit. Ainsi, le pourcentage des moins de 20 ans avait régressé entre 1982 et 1999. Il croît à nouveau puisqu’il est passé de 18 à 20 % de la population parisienne depuis 1999. Paris accueille 500 000 jeunes âgés de 13 à 28 ans ; c’est une proportion très supérieure à la situation nationale ou francilienne.

Cette part croissante de la jeunesse parisienne, si elle doit nous réjouir, est aussi une exigence. Car elle nous pousse - et c’est ce que nous nous sommes efforcés d’accomplir depuis 6 ans - à mieux prendre en compte les aspirations des jeunes Parisiens, qui sont la vitalité, la richesse et la force du Paris d’aujourd’hui et de demain.

Entendre la voix des jeunes dans la cité

La création des Conseils d’arrondissement de la jeunesse et du Conseil parisien de la jeunesse ouverts à tous les jeunes âgés de 13 à 25 ans a offert de nouveaux et précieux espaces d’expression, qui nous permettent de mieux entendre et prendre en compte les attentes et les aspirations des jeunes Parisiens. C’est aussi pour eux l’occasion de peser activement dans le débat démocratique et d’initier de nombreux projets.

Des moyens accrus pour les équipements au service de la jeunesse

Pour pouvoir pleinement s’épanouir dans la cité, la jeunesse a besoin d’équipements ouverts à tous qui proposent à des tarifs abordables des activités très diverses. C’est pourquoi les moyens de fonctionnement dédiés à la jeunesse sont passés de 13 M€ en 2000 à 24,4 M€ en 2007, tandis que 41 M€ (contre 11 M€ sur la période 1995-2000) étaient mobilisés en investissements au cours de la mandature pour :

- créer 8 nouveaux centres d’animation (contre un seul sous la mandature précédente) : Simon-Lefranc (4e), La Bourdonnais (7e), Vercingétorix (14e), Sohane-Benziane (15e), Point du Jour (16e), Centre musical Fleury-Goutte d’Or-Barbara (18e), Place des Fêtes (19e), Solidarité Angèle Mercier (19e) ;

- réhabiliter 4 centres d’animation : Villiot-Rapé (12e), Montgallet (12e), Marc Sangnier (14e), Curial (19e) ;

Nous avons également revu les tarifs des centres d’animation pour les rendre identiques quel que soit l’arrondissement et plus justes socialement.

- créer ou réhabiliter des Antennes Jeunes.

- ouvrir sur internet un portail d’information http://jeunes.paris.fr.

Soutenir les projets des jeunes

Les jeunes Parisiens sont créatifs et imaginatifs, ils ont de nombreux projets qu’ils ne peuvent malheureusement pas toujours mettre en oeuvre faute de moyens financiers.

C’est pourquoi nous avons mis en place plusieurs dispositifs pour les soutenir :

- Paris Jeunes Talents lancé en 2002 s’adresse aux jeunes artistes de 13 à 18 ans qui vivent, travaillent ou étudient à Paris.

Ce dispositif permet à des jeunes de réaliser leur passion dans les domaines du spectacle vivant ;

- Paris Jeunes Aventures soutient financièrement, à hauteur de 760 à 7 600 €, des projets à but humanitaire, culturel, scientifique ou sportif, en France ou à l’étranger, proposés par des jeunes de 16 à 18 ans.

- Paris Jeunes Vacances est une aide financière de 150€ pour ceux qui n’ont pas les moyens de partir en vacances ;

- Paris Jeunes Associations encourage, par une prime, les jeunes Parisiens à créer leur propre association et incite les associations à rajeunir leurs instances de décision.

Soutenir les associations étudiantes. La Maison des initiatives étudiantes a été créée en 2002. Installée dans le Marais, elle accueille près de 150 associations étudiantes de tous horizons. Plusieurs d’entre elles y sont en résidence permanente. Par ailleurs, la Ville soutient financièrement les projets des associations qui répondent à une Charte : 585 000 € y sont chaque année consacrés.

Permettre l’expression artistique des étudiants. Il est essentiel qu’une ville comme Paris, où les étudiants sont si nombreux, leur permette également de s’exprimer et de faire partager leurs passions et talents artistiques.

C’est pourquoi un festival culturel est chaque année organisé afin de permettre à des troupes étudiantes de se produire dans tous les arrondissements de Paris et en proche banlieue : 12 000 Parisiens peuvent profiter des 80 spectacles ou expositions organisés dans 50 lieux par les étudiants participants.

Favoriser le logement des jeunes à Paris

Le logement représente l’une des principales difficultés pratiques rencontrées par les jeunes. C’est pourquoi nous avons financé en 6 ans la création de plus de 1 700 nouveaux logements en Foyers de jeunes travailleurs. Nous soutenons également à hauteur de 170 000 € le Comité local pour le logement autonome des jeunes, qui ne bénéficiait d’aucune aide financière de la Ville de Paris avant 2001. Ce soutien a notamment permis à cette association d’embaucher et de s’installer dans des locaux mieux adaptés à l’accueil d’un nombre croissant de jeunes Parisiens.

Par ailleurs, une Auberge de jeunesse ouvre fin 2007 au bassin de La Villette (19e) et une seconde sera créée dans la ZAC Pajol (18e).

Pour les étudiants, 3 500 nouveaux logements ont été financés. En mars 2001, le CROUS n’avait à sa disposition que 2 000 logements sociaux étudiants, chiffre simplement ridicule dans une ville universitaire comme Paris.

Sous la précédente mandature, seuls 321 logements avaient été financés. Face à ce véritable scandale, nous avons agi : à l’issue de cette mandature, nous aurons ainsi financé la construction de 3 500 nouveaux logements étudiants, chiffre très important mais encore insuffisant pour faire face à tous les besoins. Entre 2001 et le premier trimestre 2008, 2 500 logements auront été livrés. À cela s’ajoute la création de 221 logements dans la Cité du Cambodge de la Cité internationale, fermée depuis 30 ans, ainsi que de 23 logements dans laMaison des Provinces de France.

Nous avons également aidé la rénovation des résidences du CROUS pour 4,6 M€, de sorte que la totalité du parc existant aura été entièrement rénovée quand les travaux des résidences Daviel (345 logements) et Cîteaux (351 studios) seront achevés.

La Cité internationale propose par ailleurs plus de 5 000 logements, aussi bien à des étudiants français qu’étrangers. La Ville a soutenu la politique de rénovation qu’elle a entreprise, avec une aide de 12,2 M €.

Aider les jeunes en danger

Les jeunes peuvent être aussi en situation de fragilité, et il est de notre devoir collectif de venir en aide à ceux qui sont mis en danger par les hasards de la vie ou des difficultés familiales.

Marque de notre sensibilité à la situation de ces jeunes, le budget consacré à l’Aide sociale à l’enfance est passé de 200 M€ en 2000 à 285 M€ en 2007, soit une hausse de 42 %. Cela nous a permis d’améliorer sensiblement les conditions de prise en charge des 9 400 enfants, mineurs ou jeunes majeurs, placés sous la protection du Département de Paris.

Pour ce qui concerne la prévention spécialisée, 72 postes d’éducateurs ont été créés.

Ces éducateurs vont à la rencontre des jeunes dans la rue, pour établir avec eux une relation de confiance, expliquer ce que sont les règles de vie en société et quel est leur sens, proposer des activités sportives ou du soutien scolaire, aider à la recherche d’un emploi…

Soutenir l’enseignement supérieur

Paris compte 310 000 étudiants, soit 14 % de la population, et 25 000 chercheurs, soit 40 % du potentiel régional et près de 20 % du potentiel national, ce qui en fait la première ville universitaire d’Europe et le principal centre de recherche français.

C’est bien sûr une chance exceptionnelle pour notre collectivité que cette concentration d’intelligence et de créativité, un atout que depuis 2001 nous nous efforçons de conforter, en soutenant la communauté universitaire, pour que rayonne davantage encore notre capitale.

Informer les lycéens des quartiers populaires sur leurs perspectives d’études. Selon le quartier dont on est originaire, il y a, même à Paris, des inégalités flagrantes quant au degré d’information des lycéens qui souhaitent poursuivre leurs études après le baccalauréat, inégalités qui peuvent mener à des situations d’échec universitaire. Le dispositif « Cap en fac » prévoit donc l’organisation de séances d’information au profit de lycéens issus de quartiers populaires, suivies par la mise en place d’actions de tutorat au sein de l’université. Avec l’université Paris 6 - Pierre et Marie Curie, dès la rentrée 2006-2007, 230 élèves des lycées

Gabriel-Fauré (13e) et François-Truffaut (14e) ont ainsi pu bénéficier de ce nouveau dispositif, maintenant étendu à toutes les universités parisiennes qui l’ont souhaité.

L’EIVP a également mis en place le dispositif « Cap en sup » qui permet de favoriser l’accès en 2e année de populations défavorisées qui feront l’objet, également, d’actions de tutorat : une convention a été signée avec les lycées Colbert (10e) et Bergson (19e).

Assurer l’information des étudiants. L’arrivée dans une très grande ville comme Paris, les difficultés éprouvées parfois au quotidien, la découverte d’univers dont on ne maîtrise pas les codes… autant de raisons d’assurer la meilleure information possible pour les étudiants à Paris, en particulier les primo-arrivants. C’est le rôle des « États généraux de la vie étudiante » qui rassemblent l’ensemble des acteurs de la vie étudiante parisienne, ainsi que du guide « étudiant de Paris » que nous publions chaque année.

Soutenir les étudiants contraints de travailler. Devoir travailler lorsque l’on étudie est souvent cause d’échec à l’université. C’est pourquoi nous avons fait signer par les universités parisiennes et plusieurs entreprises employant beaucoup d’étudiants à temps partiel, une Charte pour la réussite des étudiants salariés, qui a vocation à faciliter la conciliation des études et de l’emploi salarié. Nous avons tenu également à ce que la Ville soit exemplaire dans ce domaine, en établissant une rémunération, à partir du premier mois, des stagiaires effectuant un stage de plus de 4 mois dans les services municipaux.

Améliorer l’accueil des étudiants étrangers. Pour une ville qui attire des étudiants venus du monde entier, il est fondamental que les étudiants étrangers soient bien accueillis, informés et orientés : deux dispositifs sont ainsi mis en oeuvre, la plate-forme d’accueil de la Cité internationale et le relais d’accueil du CROUS.

Améliorer les conditions de vie de la communauté universitaire. Si les universités parisiennes sont riches d’une très ancienne tradition d’excellence, le soutien financier de l’État à l’entretien de leurs locaux n’a pas été, au cours des dernières décennies, à la hauteur de cette Histoire. Une situation assez aberrante où la Ville de Paris consacre plus de moyens pour l’immobilier universitaire parisien que l’État, alors même que c’est de sa responsabilité légale !

Ainsi, nous avons souhaité que la Ville participe à de nombreuses opérations de travaux (Paris 2 Panthéon-Assas, Paris 3 Sorbonne Nouvelle, Paris 9 Dauphine, ENSAM, Collège de France…). La Sorbonne, également, a été mise aux normes de sécurité et d’accessibilité aux personnes handicapées, tandis que son grand amphithéâtre a été rénové pour un montant de 1,5 M €.

Paris Rive Gauche : une université dans la ville. C’est un nouveau style d’université que nous voulons voire naître sur la rive gauche de la Seine : un campus ouvert sur la ville dans un quartier où se créent des échanges et des liens entre étudiants, artistes, entreprises et commerces.

210 000 m2 de terrains ont ainsi été mis à disposition de l’université Paris 7 Diderot, l’INALCO et l’École d’architecture de Val-de-Seine, pour un montant de 322 M € , tandis que deux bâtiments universitaires ont été construits pour un montant de 41 M€.

Rénover et moderniser les restaurants universitaires. Ces restaurants sont des lieux très importants pour la vie quotidienne des étudiants à Paris. La Ville a consacré 8 M € à la création ou à la rénovation de plusieurs d’entre eux. Nous avons également participé à l’opération de monétisation de la restauration du CROUS qui a fait disparaître le traditionnel ticket de restau U au profit de Monéo. Facteur évident de modernisation de la gestion, elle a permis d’offrir aux étudiants un choix plus large et d’adapter l’offre à la demande tout en réduisant l’attente aux caisses.

Pour des universités numériques. Pour leur performance, leur efficacité et leur compétitivité, les universités parisiennes doivent participer à la révolution numérique, et nous avons souhaité les accompagner dans ce sens. Nous avons donc décidé de soutenir massivement le projet Université Numérique en Région.

En 2007, 850 000 € (et au final d’ici 2009 1,2 M € ) seront consacrés à la mise en oeuvre de la carte numérique Étudiant de Paris commune à l’ensemble des étudiants parisiens, dotée d’une puce Monéo permettant entre autres de payer les repas au CROUS. En outre, nous soutenons la mise en oeuvre par les universités, de services en ligne (cours en ligne, accès au dossier personnel, etc.), à destination des étudiants.