La réunion a eu lieu Mardi 13 Novembre 2007 à l’ENS, en présence de Paul Baylac-Martres, membre du Conseil de quartier St Placide (6e) et membre tiré au sort de l’observatoire parisien de la démocratie locale et de Jean-Claude Lesourd, ancien directeur de l’ Inspection générale de la Ville de Paris.
Le compte-rendu de la rencontre
Démocratie locale et participative : les parisiens s’engagent
Devant une salle comble réunissant plus de 300 participants, Lyne Cohen Solal et Bertrand Delanoë ont souligné l’importance de débattre des nouvelles pratiques démocratiques dans un arrondissement où les avancées en la matière se sont font encore attendre. Conscients du chemin parcouru à Paris depuis le début de la mandature, les participants de l’assistance ont exprimé un véritable désir d’améliorer encore les pratiques démocratiques pour consolider et développer les acquis de cette nouvelle ère citoyenne.
Entrer dans une nouvelle ère démocratique
Changer d’ère, en 2001, c’était à la fois créer des instances de participations démocratiques et assainir le système de gestion publique municipale en s’appuyant sur le principe de transparence. Car, comme l’a souligné l’un des deux grands témoins de la soirée, Jean-Claude Lesourd, ancien Inspecteur Général de la Ville de Paris, « pas de démocratie sans contrôle ». Telle était l’ambition de la réforme de l’Inspection générale qui, en restaurant l’intégrité du système, a aussi permis d’accroître son efficacité au service des Parisiens.
Cette même exigence démocratique a animé les citoyens engagés dans les instances participatives locales. Soulignant les progrès accomplis, Paul Baylac-Martres, premier grand témoin de la soirée, s’est livré à l’exercice en formulant des critiques constructives : nécessaire harmonisation des mandats pour les membres des conseils de quartiers, meilleure formation, implication sur de grands projets, dotation de moyens supplémentaires pour l’Observatoire parisien de la démocratie locale….
Autant de propositions immédiatement reprises et développées par l’assistance. Chacune d’entre elles montrant combien les citoyens parisiens sont soucieux d’améliorer les pratiques actuelles pour les mettre à la portée du plus grand nombre, assurer un fonctionnement efficace des différentes instances et redonner à la démocratie locale la place qui est la sienne.
C’est sans complaisance, et de façon très constructive, que les participants ont apporté des contributions argumentées sur les réformes nécessaires pour continuer à avancer sur le chemin de la démocratie. C’est bien une démocratie participative de «deuxième génération » que Bertrand Delanoë entend promouvoir car le « socle démocratique doit être le plus idéaliste possible, c’est un enjeu de civilisation ».
Les propositions de la salle
Encourager la diffusion des pratiques démocratiques. Filmer et mettre en ligne les réunions des conseils de quartiers sur un blog pour permettre à ceux qui n’ont pas pu s’y rendre d’exprimer leur point de vue.
Améliorer la circulation de l’information entre les instances participatives et la mairie centrale. Avoir recours à une instance neutre de transmission de l’information.
Renforcer, faciliter et formaliser les liens entre les fonctionnaires municipaux et les conseils de quartiers.
Mieux « territorialiser » l’administration pour permettre aux conseils de quartiers de trouver les interlocuteurs pertinents au sein de la mairie centrale.
Définir un socle commun précisant les règles de fonctionnement essentielles pour favoriser l’efficacité et l’autonomie des Conseils de Quartier.
Faciliter les prêts de salle pour les associations dans les Maisons des Associations, dans les locaux de l’OPAC …
Développer les initiatives citoyennes en lien avec les établissements scolaires.
Monter des jumelages et des partenariats internationaux en impliquant les Parisiens.
Promouvoir la prise d’initiative via des projets de quartier co-élaborés par les conseils de quartier.
Promouvoir les études participatives afin de faire émerger une maîtrise d’usage.
Associés en amont du projet, les habitants, assistés d’un professionnel, sont invités à exprimer leur point de vue qui, formalisé, est ensuite transmis aux élus et aux maîtres d’oeuvre.
Impliquer plus encore les instances de démocratie locale dans les grands projets parisiens.
Accroître les budgets de fonctionnement et recruter des professionnels chargés d’animer et d’accompagner les dynamiques démocratiques.
Poursuivre la politique des états spéciaux d’arrondissement qui permettent de faire des travaux dans des délais brefs et augmenter l’enveloppe dévolue aux maires dans ce cadre. Etablir une nomenclature des opérations pouvant ainsi être financées.
Capitaliser et mutualiser les savoirs en créant une base de données mettant en commun les enseignements tirés des expériences passées.
Créer un annuaire Internet des associations sur le site de la Mairie et un forum des associations sur le thème de la démocratie locale.
Avoir systématiquement recours aux Comités Permanents de Concertation lorsqu’il s’agit de projets de grande ampleur.
Vous devez être identifié pour pouvoir poster un commentaire : identification.