Delanoe Paris 2008
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Bilan

2001-2008 : une vraie liberté de déplacement à Paris

Inventer une nouvelle façon de circuler à Paris, plus fluide, plus silencieuse et plus sûre, se déplacer de jour comme de nuit, passer d’un véhicule à l’autre selon ses besoins, rompre avec la logique toxique du « Tout-Voiture », lutter contre la pollution : tels sont des engagements que nous avions pris en 2001.

L’urgence sanitaire était celle de la pollution atmosphérique. Les premiers résultats sont là, avec la baisse de 20 % de la circulation automobile depuis 2001, celle de 32 % des émissions d’oxyde d’azote et de 9 % des rejets de dioxyde de carbone, gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique. Cette évolution est certes encourageante mais il faut évidemment amplifier le mouvement.

Les collectivités locales ne décident de l’organisation des transports en Ile-de-France que depuis mars 2006. Avant, c’était l’État qui avait la haute main sur le Syndicat des transports d’Ile-de-France (STIF), l’autorité qui régit la circulation des métros ou la fréquence des bus. Pour se donner les moyens de nos ambitions, nous avons porté la contribution de Paris au budget du STIF, de 220 M€ à 330 M€ entre 2006 et 2007. Ainsi, la Ville de Paris participe à hauteur de 30 % aux transports en commun dans toute la région, qu’il s’agisse de transports intra-muros, de Paris à banlieue ou de banlieue à banlieue.

Multiplier les alternatives à la voiture individuelle polluante

Développer un réseau de tramway :

Le tramway des Maréchaux a été mis en service en décembre 2006 entre le pont du Garigliano (15e) et la Porte d’Ivry (13e). Plus de 17 millions de personnes l’ont déjà utilisé. Il transporte 100 000 voyageurs par jour, deux fois plus que l’ancien bus PC, il permet de nombreuses correspondances avec métros et bus (60 % des voyageurs vont en banlieue ou en viennent) et est entièrement accessible aux personnes handicapées. Le long du tramway, les Maréchaux, qui étaient une autoroute urbaine, sont devenus un boulevard urbain plus agréable à vivre.

Il sera prolongé d’ici 2012 au moins jusqu’à la Porte de la Chapelle (18e), et même jusqu’à la Porte d’Asnières (17e) si l’État contribue, puisque pour l’instant sa participation est égale à zéro.

Nous avons aidé financièrement (8 M€) au prolongement du tramway T2 d’Issy-les-Moulineaux jusqu’à la Porte de Versailles, pour le relier au T3 des Maréchaux en 2010.

Nous nous sommes engagés à participer au financement du tramway Saint-Denis-Epinay-Villetaneuse dans le cadre de sa prolongation jusqu’à une gare Eole à Évangile, pour laquelle les études se poursuivent.

Des autobus plus nombreux, plus réguliers, plus rapides :

Au total, l’offre de bus a augmenté de 15 % et la mise en place du ticket T+ en juillet 2007 permet désormais de faire des correspondances bus-bus ou bus-tram pendant 1 h 30.

Davantage de métros et des horaires plus adaptés :

C’est évidemment une des attentes majeures des usagers : un métro plus fréquent, plus sécurisé et plus propre. Des progrès ont été faits en liaison avec le STIF et la RATP mais il faudra aller plus loin encore.

La fréquence des métros a été augmentée de 10 % sur les lignes 11, 13 et 3 et bientôt 2 et 7. Le service a été prolongé jusqu’à 2 h 15 du matin les samedis soir et veilles de fête. La ligne 14 a été prolongée jusqu’à Olympiades (13e).

Développer et sécuriser l’usage du vélo :

Pour beaucoup de personnes, faire du vélo dans Paris est considéré comme dangereux ou peu pratique. Afin de lever ces réticences et de faciliter l’usage du vélo, nous avons aménagé 210 km de pistes cyclables depuis 2001 et permis aux cyclistes de circuler dans les couloirs de bus.

Le Vélib’ a été mis en place en juillet 2007. Plus de 5 millions d’utilisations ont été recensés et 100 000 personnes sont déjà abonnées à ce service qui démontre notre volonté de proposer des moyens de transport non polluants, modernes et performants.

Mieux insérer les deux-roues motorisés :

De nombreux Parisiens ont choisi de circuler à Paris en deux-roues motorisés. Ce développement nous a amenés à prendre en compte leurs besoins spécifiques et à essayer de les concilier au mieux avec ceux des autres usagers de la rue parisienne (piétons, cyclistes et voitures). Pour cela, nous avons signé une Charte des deux-roues motorisés avec les associations de motards, pour mieux garantir leur sécurité et faciliter leur cohabitation avec les autres usagers de la route. De plus, sur l’ensemble de la mandature, près de 23 000 places de stationnement auront été créées pour les vélos et deux-roues motorisés.

Une offre de taxis accrue :

Trouver un taxi à Paris n’est pas toujours très facile, en particulier en soirée. Il faut savoir que ce n’est pas la Mairie qui est responsable du nombre de taxis en circulation mais le Préfet de Police dépendant du Gouvernement. Nous avons réussi à faire en sorte que 700 licences supplémentaires soient accordées depuis 2003, que les tarifs soient modifiés pour renforcer le trafic aux heures de pointe et qu’un numéro d’appel unique soit opérationnel. Il convient de poursuivre les efforts pour répondre correctement aux besoins, en concertation avec les représentants de la profession.

Promouvoir l’auto partage :

Rien n’existait dans ce domaine avant 2001. Parce que nous pensons qu’il s’agit d’un moyen original et pratique de se déplacer dans Paris, nous avons créé un label « auto partage Ville de Paris » pour soutenir les initiatives privées. Des tarifs préférentiels sont également accordés dans les parcs de stationnement de la Ville.

Adapter le stationnement à la diversité des besoins

Priorité au stationnement résidentiel :

De nombreux Parisiens, parmi ceux qui ont une voiture, sont prêts à ne pas l’utiliser tous les jours. Mais ils ne peuvent le faire que s’ils ont la possibilité de garer leur voiture à un tarif raisonnable. C’est pourquoi nous avons pris les mesures suivantes :

Se déplacer est indispensable pour les acteurs économiques : un commerce ne peut pas fonctionner sans livraison ! Toute notre action a donc pris en compte la dimension économique, au travers de quelques mesures concrètes :

Embellir la ville :

35 quartiers verts ont été aménagés dans 18 arrondissements. La sécurité des piétons a été améliorée, la circulation automobile réorganisée, les trottoirs sont élargis pour que tout le monde, y compris les personnes en fauteuil roulant ou avec des poussettes, puisse se déplacer. Des arbres, des platebandes et des jardinières ont été installés.

4 grands axes ont été réaménagés : les boulevards de Clichy et de Rochechouart (9e-18e), le boulevard Barbès (18e), l’avenue Jean-Jaurès (19e) et le boulevard Magenta (10e), qui étaient de véritables autoroutes urbaines, ont été réaménagés et embellis. Une étude est en cours, en concertation avec tous les acteurs concernés, pour définir les aménagements possibles rue de Rennes (6e).

Des places et rues commerçantes ont été rénovées : les abords de la gare du Nord (10e) et le boulevard de Denain ont été réaménagés en un vaste parvis dégagé de la circulation de transit. Le terre-plein Saint-Paul (4e) bénéficie aujourd’hui d’une voie à priorité piétonne, comme la rue des Rosiers (4e). La place Léon-Blum (11e) a été rénovée, avec des traversées piétonnes sécurisées et des pistes pour les vélos. La rue du Commerce (15e) bénéficie de trottoirs élargis et de jardinières.

Depuis juillet 2006, la nouvelle passerelle Simone-de-Beauvoir, permet aux piétons et aux cyclistes de relier le quartier Paris-Rive Gauche (13e) et le parc de Bercy (12e).