Premières orientations : La place des enfants à Paris
« Paris doit être une ville où chacun se sente chez lui, c’est-à-dire une ville pour tous les âges de la vie. »
La petite enfance : offrir une réponse adaptée à chaque famille demandeuse de garde d’enfants
Depuis 2001, nous avons voulu accompagner et accueillir la petite enfance. L’idée était simple : dépasser les dérives de l’individualisme pour favoriser l’émergence d’une cité où les familles se sentent chez elles. Nous avons fait en sorte que Paris soit mieux doté en crèches que la moyenne nationale, et nous avons veillé à répartir équitablement cet effort de façon à soutenir les arrondissements qui en avaient le plus besoin.
Il s’agit à présent de passer à une autre étape, en visant un objectif extrêmement ambitieux mais réaliste : proposer un vrai mode de garde à chaque famille demandeuse.
Dans cette optique, nous revendiquons de donner la priorité à la création de places en crèches, mode de garde collectif plébiscité par les parents, notamment pour ses effets positifs sur la socialisation de l’enfant. Nous en créerons 4500 d’ici 2014, en intensifiant le principe des horaires élargis, qui, par sa souplesse, offre une réponse pertinente aux situations professionnelles diverses des parents.
Il faut pourtant trouver d’autres modèles que la crèche, ce qui ne peut se résumer à une aide financière versée de façon indifférenciée, à la fois injuste sur le plan social et inefficace dans la mesure où elle ne résout absolument pas la question fondamentale de l’offre.
Dans cette optique, nous suggérons :
Dans un souci de mise en cohérence de l’information, un portail Internet spécifique à la petite enfance sera créé sur le site de la Ville, afin de mettre à la disposition des parents tous les éclairages pratiques indispensables (lieux dédiés, démarches, activités, forums etc…).
L’enjeu de la scolarité.
S’engager pour la réussite scolaire constitue un autre chantier majeur, nécessitant de créer de nouveaux ponts entre les univers scolaire et périscolaire
La Ville de Paris consacre 40 millions d’euros par an à la rétribution de plusieurs centaines de professeurs de la ville de Paris (PVP). C’est un corps remarquable, qui est depuis longtemps l’une des fiertés de notre ville. Il prend en charge des matières, musicales, artistiques, sportives, qui relèvent, partout ailleurs en France, de la charge exclusive des professeurs des écoles. Paris est prêt à aller au-delà de ses compétences, et à ne pas lésiner sur les moyens, quand il s’agit de ses enfants.
Nous allons bien sûr poursuivre l’effort entrepris en matière de création d’écoles (261 nouvelles classes ont été créées depuis 2001), comme en matière de restauration scolaire (c’est un sujet majeur : il s’agit de l’alimentation des enfants, donc de leur santé, et nous avons augmenté d’un quart le soutien de la Ville aux caisses des écoles qui assure la distribution de 110.000 repas par jour).
Cette information est mal connue des Parisiens : le taux de réussite scolaire des élèves de la capitale de la France est inférieur à la moyenne nationale. Ce résultat médiocre dissimule de surcroît des disparités très importantes entre les meilleurs établissements qui ont des résultats excellents et de nombreux autres où on en est loin. Nous ne pouvons nous résigner à cette situation. Bien que la Municipalité dispose de peu de leviers, nous mettrons tout en œuvre pour engager avec le Ministère de l’Education Nationale un travail de fond afin de combler ce retard et réduire ces disparités.
Notre politique reposera donc sur un certain nombre de principes fondamentaux, consistant à mieux accompagner la réussite scolaire, à garantir une meilleure cohérence entre les temps scolaire, périscolaire et familial mais aussi à offrir un égal accès de tous au service public. Ainsi, nous devrons rester fermes sur le maintien de la « géographie prioritaire », et tenir bon face aux velléités gouvernementales de sa réduction.
Cette démarche s’inscrit dans l’affirmation du principe de laïcité, et plus généralement de la neutralité de l’enseignement public, notamment en étant très vigilants sur l’interdiction de la publicité à l’intérieur des établissements scolaires.
Je suis ravi qu’Anne Hidalgo, votre 1ère adjointe, conduise la liste PS dans le XVe arrondissement.
Une question : est-il possible d’envisager des cantines “bio” pour tous les établissements scolaires de Paris ?
Un parent d’élèves FCPE du XVe
> Une rapide réponse de l’équipe www.bertranddelanoe.net
Merci pour votre message. Les aliments bios ont été introduits à partir du printemps 2001 dans les menus des crèches municipales, puis dans bon nombre de cantines d’écoles primaires que la Ville finance, via les Caisses des Ecoles dans les arrondissements. La traçabilité et la bonne qualité de ces produits sont un atout pour la santé des enfants, et sont rassurantes pour les parents et tous les personnels scolaires. Leur quantité augmente régulièrement dans ces cantines, le « pli » est pris…
En revanche, si la Ville gère depuis peu les cantines des collèges, elle n’a pas de prise directe sur les cantines des lycées ou des universités, dont le pilotage est, respectivement, au niveau de la Région et de l’Etat.
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