Delanoe Paris 2008
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Bilan

2001-2008 : Des actes pour la solidarité

Paris, ville de toutes les solidarités

En 2001, il fallait d’abord réconcilier l’est et l’ouest. Soyons clairs : en 2001 il y a avait deux Paris étrangers l’un à l’autre – l’un, à l’ouest, perçu comme riche, comblé, accablé de faveurs et d’attentions ; l’autre, à l’est, négligé, si souvent oublié, voire abandonné par une municipalité désinvolte ou arrogante. Nous avons pour ce qui nous concerne, oeuvré avec tous les Maires d’arrondissement, de droite comme de gauche, pour que l’administration de Paris soit au service de tous les Parisiens. Aux arrondissements de l’est, nous avons travaillé à rendre une dignité, une joie de vivre, et tout simplement ces services publics -écoles, transports, voirie- auxquels ils avaient droit. Aujourd’hui, il y a certes toujours des arrondissements très différents sociologiquement. Mais il n’y a plus- ou disons qu’il y a moins- le Paris de la lumière et le Paris de l’ombre, le Paris choyé et le Paris délaissé, le Paris des riches et le Paris des pauvres. Il y a Paris, uni et solidaire. Ce combat, qui porte aussi le nom de mixité sociale, nous continuerons de le mener en votre nom et avec vous.

Cette mixité sociale est une richesse que nous devons préserver, en permettant à chacun de trouver sa place dans notre cité, en soutenant les familles, en venant en aide aux plus fragiles. A Paris se côtoient des populations aux revenus et aux origines très diverses, et nous sommes au service de tous les Parisiens. Corollaire de notre politique de financement de logements sociaux, une action sociale ambitieuse, axée sur le retour à l’autonomie du plus grand nombre, a été mise en place au cours de cette mandature. Le budget consacré à la solidarité a ainsi augmenté de 70 % depuis 2001.

Aider davantage de Parisiennes et de Parisiens en difficulté

Avant 2001, les aides sociales étaient distribuées sans conditions de ressources et à un nombre trop restreint de familles. Elles ont donc été repensées dans le sens de la justice sociale, avec la mise sous condition de ressources, et d’une meilleure adaptation aux besoins des familles, avec par exemple dès 2002 la création d’une allocation logement pour les familles monoparentales.
Nous avons également fait en sorte qu’elles soient plus efficaces contre le risque de spirale de la pauvreté : par exemple, le Fonds de Solidarité Logement a été étendu à l’énergie pour éviter les coupures d’électricité ou d’eau.

Par ailleurs, les aides au logement sont désormais accessibles aux familles dès le 2ème enfant et non plus le 3ème, et les étrangers non communautaires en situation régulière ont désormais droit aux aides sociales alors qu’ils en étaient privés auparavant.

La jeunesse est aussi fragilisé, et il est de notre devoir collectif de venir en aide à ceux qui sont mis en danger par les hasards de la vie ou des difficultés familiales. Marque de notre sensibilité à la situation de ces jeunes, le budget consacré à l’Aide Sociale à l’Enfance est passé de 200 M€ en 2000 à 285 M€ en 2007, soit une hausse de 42 %. Cela nous a permis d’améliorer sensiblement les conditions de prise en charge des 9.400 enfants, mineurs ou jeunes majeurs, placés sous la protection du Département de Paris.
Pour ce qui concerne la prévention spécialisée, 72 postes d’éducateurs ont été créés. Ces éducateurs vont à la rencontre des jeunes dans la rue, pour établir avec eux une relation de confiance, expliquer ce que sont les règles de vie en société et quel est leur sens, proposer des activités sportives ou du soutien scolaire, aider à la recherche d’un emploi…

Dès 2001, nous avons voulu renforcer l’accompagnement des RMIstes pour les réinsérer dans le monde du travail. Le nombre de personnes ayant un contrat d’insertion est passé de 12% en 2000 à 45% en 2006. L’ouverture de 7 Espaces insertion a permis de proposer des lieux uniques d’information pour soutenir les personnes dans leur recherche d’emploi. Plus de 6 000 bénéficiaires du RMI ont ainsi pu retrouver un emploi en 2006.

Le taux de chômage a baissé depuis 4 ans de 28 % à Paris au moment où il baissait de 18 % sur la France entière. En 2003, le taux de chômage parisien se situait 1,7 point au dessus du taux national. Aujourd’hui, l’écart n’est plus que de 0,3 point, résultat encourageant mais encore insuffisant d’une politique diversifiée en faveur des demandeurs d’emploi et des entreprises.

Les demandeurs d’emploi sont ainsi accueillis, en complément des ANPE, dans différentes structures soutenues par la Ville : Maisons du Développement Economique et de l’Emploi, dont 2 nouvelles structures crées dans les 19ème et 20ème arrondissements, Missions Locales spécialisées dans l’emploi des jeunes, dont l’une a été créée dans le 20ème, et Espaces Insertion. Pour les chômeurs les plus éloignés de l’emploi, un Plan Local d’Insertion et d’Emploi a été mis en place dans les 18ème et 19ème arrondissements.

La Ville elle-même a signé 1.300 contrats aidés au sein de l’administration et soutenu le recrutement de 900 demandeurs d’emploi en « contrat d’avenir ».

Nous avons surtout voulu renforcer notre soutien à l’insertion par l’activité économique. Signe de notre détermination, les crédits que nous lui consacrons ont quadruplé, ce qui a permis la création et le développement de 9 entreprises d’insertion, 2 nouvelles entreprises de travail temporaire d’insertion et 6 régies de quartier. En 2006, ce secteur a permis de salarier plus de 6.600 personnes.

Enfin, nous avons considéré qu’il était de notre devoir de mettre en relation les demandeurs d’emploi et les potentiels employeurs. C’est le sens de la création de Paris Pour l’emploi, manifestation annuelle qui a permis en 2006 à 5.800 demandeurs d’emploi d’être embauchés, dont 69 % en CDI. Des forums locaux se tiennent également dans les arrondissements. Depuis deux ans, un forum spécifique aide les jeunes susceptibles d’être victimes de discriminations à rencontrer directement des employeurs.

La prise en charge des personnes sans domicile fixe est une compétence de l’Etat. Toutefois, face au drame que vivent ces personnes et à l’insuffisance de l’action de l’Etat, nous avons depuis 2001 créé une unité d’assistance aux sans abri, qui va au contact des personnes sans domicile fixe, et participé au financement de 15 lieux d’accueil de jour.

En matière d’hébergement d’urgence, Paris est le département d’Ile-de-France qui compte le plus de centres, avec 1 place pour 472 habitants alors qu’il y en a une 1 pour 1 718 en moyenne dans les autres départements.

Nous avons notamment créé 1 000 places nouvelles dans des centres à taille humaine (Boulevard de Charonne, rue des Messageries, rue Trévise, rue de Buci…). De plus, parce que les conditions d’accueil étaient parfois dissuasives, nous finançons la rénovation de 2 000 places dans les principaux centres (Ney, Péreire, Crimée, Palais de la Femme…). 17 M€ ont été consacrés à cette action dans la mandature.

Nous avons également renforcé notre soutien au Samu Social, en augmentation de 50 % par rapport à 2000 et contribué à l’amélioration du numéro d’appel 115.

En ce qui concerne enfin l’aide alimentaire, nous finançons chaque année la distribution de près de 3 millions de repas et nous développons la restauration assise et en dehors de la rue, pour respecter la dignité des personnes et créer un climat de confort et de confiance qui peut permettre par la suite une action sociale plus efficace.

C’est un axe prioritaire de nos politiques sociales, avec la création en 2002 d’une Equipe sociale spécialisée dans le soutien aux ménages menacés et le renforcement des aides au paiement de la dette locative. Le Fonds de solidarité logement est ainsi doté de 12 M€ en 2007. Grâce à ces dispositifs, chaque année, plus de 9 000 ménages parisiens peuvent se maintenir dans leur logement.

Un schéma d’accueil des gens du voyage a été adopté. Il prévoit la création d’une aire d’accueil dans les 12ème, 15ème, et 16ème arrondissements, pour permettre notamment le séjour des familles dont des membres sont hospitalisés dans les hôpitaux parisiens.

Un effort historique pour le logement et contre l’insalubrité

Plus de 30.000 logements sociaux ont été financés durant la mandature, soit près de 4.300 par an, à comparer aux 1.564 financés annuellement sous la précédente mandature. Nous avons voulu répartir de façon plus équilibrée les logements sociaux en finançant de nouveaux logements sociaux dans des arrondissements qui en étaient largement dépourvus.

Paris comptait en 2001 plus de 1.000 immeubles insalubres, fruits de décennies d’inertie. Prenant à bras le corps ce chantier prioritaire, nous avons consacré depuis 2001 plus de 206 M€ à la résorption de l’habitat indigne. Les dramatiques incendies de l’année 2005 ont d’ailleurs révélé le coût insupportable de décennies d’inertie avant 2001 et confirmé à quel point doit être prioritaire l’action pour le logement décent. A la fin de la mandature, plus de 80 % des immeubles seront sortis de l’insalubrité ou engagés dans un processus de sortie d’insalubrité, et environ 4.000 ménages (soit 19.000 personnes) concernés en 2001, auront été relogés.

Investir fortement dans les quartiers délaissés sous les précédentes mandatures

Le Grand Projet de Renouvellement Urbain de 11 quartiers parisiens, laissés à l’abandon sous les précédentes mandatures (Portes Pouchet, de Clignancourt et de la Chapelle, Curial, Saint Blaise, Porte de Montreuil, des Lilas, et de Vincennes, Olympiades, Bédier, Porte de Vanves) a permis :

D’ores et déjà, plus de 100 M€ ont été consacrés à ces projets au cours de cette mandature, mais les efforts doivent se poursuivre.

Il s’est aussi agi de rééquilibrer l’offre culturelle sur l’ensemble du territoire parisien : les nouveaux équipements ont été créés en priorité dans les arrondissements du nord-est et de la périphérie, grands oubliés de la politique culturelle des mandatures précédentes: deux médiathèques dans les 15ème et 20ème arrondissements, de nouveaux lieux de création et de diffusion comme les Trois Baudets dans le 18ème, Les Métallos dans le 11ème et le 104 dans le 19ème. Le développement des cinémas dans les quartiers du nord-est de Paris (Quai de Loire ou Claude Bernard) a également été encouragé..

Lutter contre les discriminations et valoriser la diversité

C’est un combat auquel nous tenons tout particulièrement : trop de personnes sont encore en butte à des difficultés à cause de leur origine, de leur religion, ou de leur choix de vie.

Dès 2001, un Conseil de la Citoyenneté des Parisiens Non Communautaires a ainsi été créé pour permettre aux étrangers qui résident dans notre capitale, de participer à notre vie citoyenne, à défaut de pouvoir le faire en votant.

Par ailleurs, de nombreuses actions ont été conduites pour favoriser l’apprentissage du français et mieux accueillir les étrangers dans les services publics. Ainsi, des agents ont été formés, des interprètes sont mis à disposition et de nombreux documents sont proposés en plusieurs langues. Des aides juridiques gratuites dans des points d’accès au droit et des actions en matière d’égalité des chances pour l’accès à l’emploi sont également proposées.

Par souci d’exemplarité, nous avons également élaboré pour les Services municipaux une Charte contre les discriminations et pour la diversité qui est actuellement présentée aux partenaires sociaux.

Enfin, la volonté de promouvoir les droits des femmes et l’égalité entre les sexes a guidé l’action de notre équipe municipale dans laquelle il y a plus d’Adjointes que d’Adjoints : pour venir en aide aux femmes victimes de violences, avec la création d’un centre d’hébergement dans le 15ème, ou sensibiliser les enfants et les jeunes à l’égalité entre les sexes, car c’est dès le plus jeune âge que doivent s’ancrer ces valeurs essentielles à notre vie collective.

L’aide aux personnes handicapées : un enjeu de civilisation

Avant 2001, pour une personne handicapée, pouvoir accéder à Paris à un lieu ou à un service était souvent difficile, parfois impossible. Or l’égalité d’accès entre personnes valides et handicapées aux moyens de transports, au travail, à l’éducation, à la culture, aux loisirs représente un enjeu essentiel pour notre société.

Depuis 2001, nous avons donc voulu faire en sorte qu’à Paris, pour une personne handicapée, ne pas pouvoir accéder à un lieu ou à un service constitue l’exception, devant laquelle on ne se résigne pas. Toutes les politiques menées se sont donc fondées sur cette exigence, et se sont nourries d’un dialogue constant entre personnes handicapées, associations et administration.

Signe de la réalité de notre prise de conscience et de notre mobilisation : le budget consacré à faire reculer les entraves à la vie quotidienne des personnes handicapées a été multiplié par 12 depuis 2001.

Le premier obstacle à la possibilité d’accéder pleinement à une vie sociale et professionnelle, c’est bien sûr pour les personnes handicapées, la capacité ou non de se déplacer dans la Ville. De très importants retards avaient été pris avant 2001, c’est pourquoi une politique volontariste a été menée dans ce domaine :

- 38 lignes de bus ont été rendues accessibles en collaboration avec la RATP ;
- 5 500 trottoirs ont été abaissés ;
- 2 475 traversées ont été équipées de feux sonores ;
- 2 178 places GIG/GIC ont été créées ;
- un nouveau service de transport a été créé : Paris Accompagnement Mobilité, dit aussi PAM, service accessible aux personnes handicapées et aux personnes âgées titulaires de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie se rendant en centre d’accueil de jour;
la mise en accessibilité de 60 taxis a été subventionnée.

Nous avons pour cela doublé le nombre d’écoles partiellement ou totalement accessibles et construit une véritable offre périscolaire adaptée au projet de vie de l’enfant handicapé. Trois centres de loisirs accueillant à parité 20 enfants handicapés et 20 enfants valides ont été créés au cours de la mandature. Par ailleurs, des actions de sensibilisation au handicap sont organisées dans les établissements scolaires.

Parmi les personnes les plus lourdement handicapées, les personnes autistes souffraient tout particulièrement de leur exclusion. Dans ce domaine, Paris était très en retard. C’est pourquoi dès 2003, nous avons conçu avec les associations un plan de rattrapage doté de 100 000 € par an, permettant à la fois de créer un centre de loisirs dédié et de banaliser leur accueil en colonies de vacances.

Une collectivité démocratique a le devoir de permettre à chacun d’exercer sa citoyenneté et d’avoir accès à ses droits. Ainsi avons-nous rendu accessibles 99 % des bureaux de vote (31 % seulement en mars 2001), et nous avons tenu à ce que l’ensemble des comptes-rendus de mandat soit interprété en langue des signes, pour que chacun, même handicapé, puisse comprendre et intervenir.

Nous avons par ailleurs créé la première plate-forme juridique dédiée aux sourds et fait réaliser des travaux pour rendre accessibles les Mairies d’arrondissement.

L’égalité citoyenne se construit également en permettant à chacun de pouvoir réaliser ses passions. Parce que la culture en particulier permet l’épanouissement personnel et offre de multitudes de rencontres, une instance de concertation, « Paris Culture et Handicap », réunissant associations, professionnels et usagers, a émis des préconisations pour l’accès à la culture et plusieurs actions ont été initiées ou soutenues par la Ville :

Les Conservatoires de musique s’ouvrent également peu à peu et l’école « Au clair de la lune» permet à chacun, handicapé ou non, de pratiquer le théâtre. Dans le même registre, « Regard’en France Cie », que nous soutenons financièrement, a créé son école de théâtre qui accueille personnes handicapées et valides.

Enfin, le Petit Palais et le Musée Cernuschi sont désormais accessibles aux personnes à mobilité réduite, de même que 42 bibliothèques. Ces dernières s’adaptent également au handicap visuel en proposant des abonnements aux journaux dans des formats adaptés, des livres sonores et des outils de grossissement des caractères. Les médiathèques seront dotées de signalétiques pour non voyants et non entendants et proposeront des services adaptés (livres en braille, abonnements à la presse vocale…).

Le sport est un puissant vecteur de socialisation et d’épanouissement. De nombreuses personnes handicapées, et tout particulièrement les enfants, n’ont trop souvent pas pu pratiquer le sport qu’ils souhaitent, non par incapacité physique, mais parce que rien n’était prévu pour eux ou que les équipements n’étaient pas accessibles. C’est pourquoi depuis 2001, nous avons entrepris de remédier à ce problème, œuvre de longue haleine.

Ainsi, chaque année, 1,6 M€ est consacré à des travaux d’adaptation des équipements sportifs parisiens. On comptera bientôt à Paris 28 bassins de natation accessibles aux personnes à mobilité réduite (contre 15 en 2001). D’ici la fin de la mandature, un gymnase, une piscine et un stade auront été rendus accessibles par arrondissement.

A Paris, les centres d’animation, les centres d’initiation sportive, les écoles municipales des sports, les ateliers bleus sont bien entendu ouverts à tous les enfants. Pour répondre aux besoins de tous, plusieurs établissements adaptés aux enfants handicapés ont cependant été créés :

Par ailleurs, des créneaux horaires sont réservés aux associations handisport et sport adaptés, et nous soutenons des clubs de sport pour personnes handicapées mentales.

Nous avons inauguré en juin 2007 la Maison Départementale des personnes handicapées. Guichet unique accessible à chacun, il accueille les usagers et leur permet d’obtenir auprès de professionnels, les moyens matériels et financiers pour la compensation de leurs incapacités et la réalisation de leur projet de vie.

- Poursuivre et intensifier notre action : la mise en œuvre du Schéma directeur pour l’autonomie et la participation des personnes handicapées à Paris pour la période 2006-2010. A l’issue de 18 mois de concertation, ce Schéma a été adopté. Il prévoit notamment d’accroître sur 5 ans les créations de places en établissements de 55 % pour les adultes et de 38 % pour les enfants.

 

Agir pour la santé des Parisiens

La santé est bien évidemment un sujet de préoccupation majeur pour les Parisiens et si la santé publique reste une compétence de l’Etat, nous entendons que la Ville demeure un acteur dynamique et imaginatif de ce domaine à Paris. Depuis 2001, en particulier, nous avons placé la santé de proximité, avec accès aux soins pour tous, au cœur de notre action municipale.

- La lutte contre le cancer est un enjeu essentiel du 21ème siècle, qui passe notamment par des dépistages systématiques qui peuvent sauver de très nombreuses vies. Un dépistage gratuit du cancer du sein a ainsi été proposé à partir de mai 2003 aux 330.000 Parisiennes de 50 à 74 ans. La Ville participe également tous les ans à l’opération « Ruban rose », opération de sensibilisation au cancer du sein. De plus, le dépistage gratuit du cancer colorectal a débuté en 2007. Enfin, la Ville offre 4 lieux d’accueil (dans les 4ème, 10ème, 12ème et 15ème arrondissements) qui sont à la disposition de tous ceux qui le souhaitent, pour un accompagnement social, des conseils, une écoute et un soutien psychologique.

- Pour les infections sexuelles transmissibles (IST), dont le Sida, nous avons renforcé les moyens en Personnels des 3 Centres de dépistage anonyme et gratuit de la Ville, financé la rénovation du dispensaire antivénérien de l’hôpital Saint Louis (10ème) et participé activement aux actions contre la résurgence de la syphilis dès 2002.

- Pour lutter contre le saturnisme, une campagne de dépistage a également été lancée dès le début de la mandature dans les arrondissements les plus exposés, tandis que des travaux d’éradication du plomb étaient menés dans les écoles maternelles et primaires.

- Par ailleurs, pour la tuberculose, nous avons établi un comité de pilotage avec l’AP-HP qui a permis d’améliorer le dépistage et le suivi des patients, tandis que nous renouvelions l’ensemble du matériel de dépistage. En 2006, pour la première fois depuis de nombreuses années, le nombre de cas de tuberculose a ainsi diminué de 30 % à Paris, résultat encourageant mais incitant à poursuivre nos efforts. Nous avons également invité nos partenaires de grandes villes européennes et américaines à confronter leurs expériences lors d’une rencontre internationale à l’Hôtel de Ville en octobre 2005.

- Enfin, la lutte contre l’obésité, de plus en plus présente y compris chez les jeunes enfants, est un défi collectif majeur qu’il nous faut relever. Nous avons donc mis en place un dépistage systématique en grande section de maternelle (18 000 enfants par an), qui permet aux enfants d’être pris en charge pendant deux ans, notamment dans le cadre d’un réseau associant les hôpitaux Necker (15ème), Trousseau (12ème) et Robert Debré (19ème) et les médecins libéraux.

- Développer les centres de santé de proximité. A l’heure où l’Etat restreint les moyens de la santé publique et prétend faire payer de plus en plus les patients, quels que soient leurs revenus, renforcer la santé de proximité, en particulier dans les quartiers populaires, est une véritable nécessité. C’est pourquoi des travaux ont été engagés au centre de la rue Marcadet (18ème) et le centre Edison (13ème) se transformera prochainement en centre de santé travaillant en réseau avec les professionnels du sud-est de Paris.

De plus, un centre spécialisé dans l’information et le dépistage de la drépanocytose, maladie fréquente chez les populations originaires de l’Afrique subsaharienne et des DOM-TOM, a ouvert boulevard Saint-Marcel (13ème). Il s’agit du premier centre de ce type en métropole.

Enfin, un soutien financier a été apporté aux centres de santé associatifs qui participent à l’offre sanitaire parisienne dans les quartiers populaires où les médecins sont moins nombreux.

- Lutter activement contre le sida et les discriminations qu’il entraîne. Le nombre de nouveaux diagnostics de contamination reste malheureusement stable en France et les patients sont souvent diagnostiqués trop tard, notamment à Paris. C’est pourquoi, aux côtés des associations, nous avons dégagé des moyens nouveaux pour lutter contre ce fléau :
dès 2002, augmentation de 40 % des budgets consacrés aux associations qui luttent contre le sida et les autres Infections Sexuellement Transmissibles (pour atteindre environ 1 M€ par an), près de 500 logements attribués, sur proposition d’un collectif d’associations de lutte contre le Sida, à des personnes atteintes du Sida, distribution de 500 000 préservatifs gratuits par an (dont 50 000 préservatifs féminins),
campagnes d’information, autour du préservatif et du dépistage, avec des actions plus ciblées sur les populations les plus exposées,
programme de 2,3 M€ en 2007 pour soutenir des actions dans les pays du sud, notamment en Afrique (accès aux antirétroviraux, aide à la prévention et à la prise en charge des malades, etc.).

- Prévenir les conduites à risques chez les adolescents. En matière de santé individuelle et collective, l’adolescence est une période cruciale, qui voit naître de mauvaises habitudes, telles que la prise de tabac, ou la tentation de conduites à risques. C’est pourquoi l’Equipe Mobile d’Information et de Prévention Santé de la Ville effectue chaque année près de 900 interventions dans les collèges et lycées de la capitale.

- Prévenir les toxicomanies. Nous avons également renforcé les moyens des associations (environ 700.000 € par an) qui travaillent auprès des jeunes sur la prévention de l’usage de l’alcool, du tabac et du cannabis. Par ailleurs, la Ville a mis en place dès 2002 une Mission de prévention des toxicomanies, qui s’efforce notamment de répondre aux demandes des toxicomanes, mais aussi des habitants qui subissent les nuisances liées aux trafics et à la consommation de drogue. A cet égard, la cohabitation entre habitants et usagers du nouveau centre de prise en charge des toxicomanes rue Saint Denis ouvert en mai 2005 se passe sans incident, ainsi que l’a constaté le comité de suivi mis en place. Enfin, des actions spécifiques sont menées pour prévenir les consommations de drogue en boîte de nuit.

- Aider à la diminution de la consommation du tabac. Dès octobre 2004, en anticipation de la loi actuellement en vigueur, nous avons instauré un label « Paris sans tabac », en partenariat avec les cafés, hôtels et restaurants. De nombreuses campagnes d’information sur les risques du tabac et les moyens à disposition pour arrêter de fumer ont également été réalisées.

- Enfin, pour prévenir les troubles de l’apprentissage, tous les médecins scolaires ont été formés au dépistage des troubles du langage et un dépistage est effectué avec les enseignants en maternelle et en fin de CP.

- Pour améliorer durablement la santé publique à Paris, le soutien à la recherche médicale et à des études de long terme est un moyen d’action essentiel. C’est pourquoi nous avons souhaité que des bourses soient accordées, sur la durée, à 18 jeunes équipes de chercheurs parisiens travaillant dans le domaine de la médecine, la Ville y consacrant 1,2 M€ en 2007. Nous sommes également partenaires du projet d’Institut de recherche sur le cerveau et la moelle à la Pitié Salpêtrière, et du projet Imagine sur les maladies génétiques de l’enfant à l’Hôpital Necker. Enfin, nous participons au financement de la première étude sur les liens entre la santé et l’environnement, lancée en 2003 pour 6 ans auprès de 3.500 nouveaux-nés parisiens.

- Etre opérationnels en cas de grippe aviaire. Dès 2005, une cellule de coordination opérationnelle a été créée au Secrétariat Général de la Ville de Paris. Cadres et élus ont reçu une formation spécifique et 5 millions de masques de protection ont été acquis à titre préventif. Une information régulière et des conseils ont été diffusés à plusieurs reprises aux Parisiens dans le journal municipal « A Paris ».

- La Ville de Paris et l’AP-HP : un partenariat exigeant. Le maire de Paris est Président de droit du Conseil d’administration de l’AP-HP mais il n’a aucun pouvoir exécutif. C’est le Directeur général, nommé par le Gouvernement, qui dispose en effet de tous les pouvoirs. C’est d’ailleurs pourquoi le plan stratégique 2005-2010 de l’AP-HP a été adopté malgré notre opposition à la perspective de suppression de 2.000 postes et la fermeture de 800 lits de long séjour.

- Si notre mobilisation a contribué à maintenir le site hospitalier de l’Hôtel Dieu (4ème), nous avons toujours des inquiétudes en ce qui concerne la qualité des soins, l’attente aux urgences, les délais trop longs pour l’obtention des consultations et les risques de reconversion de nombreux lits de long séjour en lits moins médicalisés.

- Nous avons cependant tenu à soutenir les projets de modernisation du patrimoine hospitalier et délivré plusieurs permis de construire pour des opérations très importantes tant sur le plan médical qu’architectural : maternités à Trousseau (12ème), urgences à Saint Antoine (12ème), bâtiment des brûlés à Saint Louis (10ème), restructuration de Tenon (20ème) avec un nouveau bâtiment et un regroupement des activités de recherche et le rapprochement de la radiologie, de la chirurgie et des urgences, rénovation de l’hôpital Rothschild (12ème), construction sur le site de Port Royal (14ème) d’un nouveau bâtiment pour accueillir une maternité, incluant également celle de Saint Vincent de Paul (14ème) et la réanimation néo natale. Par ailleurs, un nouvel hôpital regroupant la maternité, les urgences et la chirurgie pédiatrique est à l’étude sur le site de Necker (15ème).

Paris d’outre mer

Les ultras-marins, nombreux à vivre ou travailler à Paris, sont d’un apport essentiel pour l’identité de notre ville. Parce que l’éloignement géographique des terres où ils ont leurs racines pèse parfois sur les conditions de vie, ils ont besoin de toute la solidarité de notre collectivité. Par ailleurs, il apparaît essentiel de faire vivre leur culture comme leur histoire, riche d’enseignements notamment pour la jeunesse.

Pour faciliter les démarches administratives des natifs ou originaires d’Outre-Mer comme leur insertion professionnelle et sociale dans la capitale, le Centre Municipal d’Accueil et d’Information DOM-TOM, en partenariat avec des associations, les accueille, les informe et les accompagne.

Nous avons tenu à promouvoir les artistes et cultures d’outre-mer, comme à faire vivre dans la ville la part ultra-marine de l’identité parisienne. Ainsi, l’exposition d’art contemporain « Latitudes », qui se tient chaque année à l’Hôtel de Ville, met à l’honneur des artistes de l’outre-mer. En 2003 ce furent les artistes de l’Océan indien, en 2004 des Caraïbes et de l’Atlantique, en 2005 des Terres du Pacifique, en 2006, de la Guyane et des pays environnants.

Chaque été, le Carnaval Tropical attire par ailleurs des milliers de carnavaliers dans les rues de Paris au cours d’un défilé qui rassemble plusieurs dizaines de groupes et de chars.

Enfin, en 2006, la Polynésie française fut l’invitée de Paris Plages. Deux farés, maisons traditionnelles polynésiennes, ont accueilli un nombreux public pour une exposition de photographies, des ateliers d’artisanat, des contes, des cours de danse et des massages. Les visiteurs de Paris Plages ont également pu profiter des spectacles de danses et de chants polynésiens donnés à l’espace Tahiti.

L’histoire de l’outre-mer, et en particulier de l’esclavage, est une page à la fois dramatique et incontournable de l’histoire de l’Humanité. La faire mieux connaître et mieux comprendre, en particulier par les enfants et les jeunes, est fondamental pour la construction d’une société de tolérance et de fraternité durables.

Ainsi, dès 2001, nous avons posé un geste fort : débaptiser la rue du général Richepanse (1er), général esclavagiste, au profit du Chevalier de Saint-George, noble mulâtre, musicien et compositeur.

Par ailleurs, une journée d’hommage aux victimes de l’esclavage se tient chaque année à l’Hôtel de Ville en présence des Personnels. Les enfants des écoles parisiennes sont associés à l’évènement.

En 2004 a également eu lieu à l’Espace Reuilly (12ème) un débat autour du Bicentenaire d’Haïti, tandis que s’est tenu une exposition sur Toussaint Louverture et l’indépendance d’Haïti à la mairie du 12ème arrondissement.

En 2006, enfin, la mémoire de l’ancien Président du Sénat, le Guyanais Gaston Monnerville, a également été honorée par l’attribution de son nom à une esplanade située face au Jardin du Luxembourg (6ème).