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Gisèle Stievenard Paris solidaire

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“Le budget d’aide sociale de Paris a augmenté de 70% depuis 2001″

 

Bertrand Delanoë : Modestie, conviction, détermination dans l’action, voilà ce qu’avec l’Abbé Pierre, EMMAUS, j’ai appris et ce que je veux poursuivre.

Gisèle Stievenard : Le budget d’aide social de la Ville de Paris, a augmenté de 70% depuis 2001, donc c’est un effort considérable et justifié par le fait qu’une ville solidaire doit tenir compte de l’ensemble des habitants et puis aider, donner des chances aux gens qui a un moment donné ont décroché parce qu’ils ont eu un accident de la vie, un accident professionnel, mais ça peut être un accident physique, ça peut être tout simplement une séparation, un divorce, et dans ce cas là, on essaie de tendre les perches pour que les gens retrouvent très vite leur autonomie. Ça passe par des aides financières mais pas seulement, ça peut être une régie de quartier, ça peut être pour d’autres un chantier d’insertion, ça prend des formes très divers.

Une initiative citoyenne réussie : l’opération table du monde

Roberta Bernard, candidate dans le 2ème : « Table du monde » est né de l’idée de convivialité et du lien social. Un centre social, généralement, les gens n’y mettent les pieds que lorsqu’ils ont un problème, et nous, on s’est dit : on a plein de monde,, des femmes surtout qui viennent du monde entier, qui ont un talent c’est la cuisine, et si on mettait ce talent au service du quartier en offrant un repas, on inviterait, les gens seraient attirés par le repas et du coup on connaitrait des gens du quartier que l’on aurait jamais rencontrés et qui ne serait jamais venu dans un centre social. Donc c’est cette idée de lien et de convivialité entre un centre social et son quartier qui nous a fait donc créer « Table du Monde ».

Développer l’hébergement d’urgence

Nicole Maestracci, Présidente de la FNARS : On a laissé s’enkyster des situations de pauvreté qu’il est difficile de réparer, c’est les sans abris, c’est la population la plus visible par tout le monde mais il y a aussi beaucoup de pauvreté invisible dans des squats, dans des chambres d’hôtel, dans des logements indécents.

Bertrand Delanoë : Nous avons ouvert ensemble ces centres d’hébergements.

Gisèle Stievenard : On a investi dans l’humanisation, de tous les grands centres d’hébergements parisiens pour les rendre, confortable et digne et que les gens aient envie de s’y rendre.

Aider les jeunes en difficultés

Stievenard : Nous accompagnons toutes les initiatives qui permettent à des jeunes qui ont décroché à un moment de leur vie, par exemple scolairement, de se raccrocher. On a créé une école de la deuxième chance, par exemple qui vient d’ouvrir à Paris, et donc là vous avez des jeunes qui donc à un moment se sont détournés de l’école et qui reprennent une activité avec des stages en alternance. Les entreprises sont parties prenantes de l’école de la deuxième chance, un certain nombre d’entre elles jouent le jeu et les accueillent en stage, c’est la découverte des métiers en quelques sortes.