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Jul, dessinateur de presse, nous fait faire une visite de Paris un peu particulière : celle des rédactions de presse dans lesquelles il travaille régulièrement, de Charlie Hebdo à Philosophie Magazine.
C’est le principe d’une visite de Paris un peu particulière parce qu’en fait, comme en tant que dessinateur de presse je travaille pour plein de journaux, il y a toutes sortes d’ambiances et toutes sortes de quartiers où je me rends en fait plus ou moins quotidiennement. Donc, c’est plutôt rigolo de faire une espèce de visite des différentes rédactions. C’est mon Paris quotidien, le Paris de mon boulot, ensuite il y a le Paris de quand je ne travaille pas mais c’est encore une autre affaire.
Un des privilèges des dessinateurs c’est qu’on arrive à être mercenaire un petit peu partout et à travailler pour des titres parfois très opposés, ce qui n’est pas vraiment possible pour des journalistes ou des pigistes, mais c’est bien d’avoir une maison mère, moi c’est Charlie Hebdo, et puis comme ça, ça permet de se balader à droite à gauche et puis ça change l’atmosphère. En général, ce que l’on fait c’est qu’on affiche la Une toujours sur la porte. Ce qui fait qu’il y a toujours, en permanence, des gens qui sont plantés devant la porte vitrée et puis qui regardent un peu ce qui s’est passé dans la semaine, donc c’est un peu le dazibao de Charlie.
L’une des grandes attractions du journal Libération c’est quand même la mythique terrasse en haut de l’immeuble. Quand j’étais en stage à 15 ans, c’était l’été en plus donc c’était bourré, et je déjeunais, j’avais des petits tupperwares de déjeuner, et puis je déjeunais là en regardant Paris. C’était super, il y avait un côté Paris est à nous qui me paraissait incroyable. Moi, je venais de ma banlieue est. Et voilà, donc maintenant, quand je viens porter des dessins ici, de temps à autre, je n’oublie jamais de passer par ici parce que c’est quand même super classe.
Alors là, en fait, on est dans une rue épouvantable qui est la rue de Chateaudun que je n’emprunte jamais mais que je traverse perpendiculairement un nombre incalculable de fois. En fait, çà , c’est un journal pour lequel je travaille de temps en temps, c’est Lire. Avec la façade de l’immeuble, ce qui est marrant, c’est que j’ai toujours l’impression selon les jeux de lumière et les heures de la journée, que sur cette espèce de rotonde il y a toujours des lettres qui sont dessinées avec les néons et avec les reflets qu’il y a sur les vitres. A chaque fois j’essaie de déchiffrer le message codé qu’il y a sur le truc, bon et ensuite je monte quand même.
Donc là, on est dans un quartier qui n’est pas trop loin de là où j’habite, donc je connais pas mal. Juste à côté il y a la place Clichy qui est assez craignos enfin de compte, avec le côté un peu touristes, bars à filles et tout. Et là, on est dans le 9ème rupin, genre nouvelle Athènes, donc voilà c’est un autre genre.
Moi ce que j’aime bien à Paris, c’est un petit peu tout, parce que c’est une ville vraiment monde, que l’on mettrait plus d’une vie à explorer. C’est à dire que sans cesse il y a des endroits qu’on découvre, des choses étonnantes etc. Et il n’y pas 50 villes comme ça, par exemple je considère qu’Istanbul c’est une ville qui est comme ça, mais il y a des villes qui sont très à la mode en Europe comme Berlin, ou Londres même, Londres en fait c’est un endroit que j’aime pas tellement. Il y a toute une sorte de choses très composites dans Paris, il se passe plein de choses en même temps, mais sur un rythme très différent et ça c’est vraiment pas mal.
Bonjour,
J’apprécie beaucoup l’installation de wi-fi gratuit dans les parcs et jardins publics de Paris. Malheureusement on ne trouve pas le moyen de s’y installer confortablement pour consulter et travailler avec le wi-fi. Un ordinateur sur un banc public, où n’importe qui peut s’asseaoir à côté de vous: ça craint! surtout dans cdertains quartiers
Indépendamment de ce problème, force est de constater que les bancs sont très insatisfaisants: trop rares (il est difficile à trouver à s’asseoir par beau temps) et surtout impossibilité de les déplacer au gré des déplacements du soleil!
L’énorme succès et (trop grande) affluence des parisiens dans les jardins des Tuileries et du Luxembourg tient aussi, en grande partie, au fait que les premeneurs ont la possibilité de s’y asseoir sur des chaises et fauteuils individuels.
Pourquoi ne pas introduire aussi ce type de mobilier dans tous les parcs, voire dans tous les jardins de Paris ?
Voilà une mesure pas trop ruineuse qui ne pourrait qu’emporter un franc succès auprès des électeurs: quitte à réintroduire des chaisières, comme dans les années 60 (cela créerait des emplois).
Il est vraiment dommage que l’on ne puisse naviguer sur WIFI, au Luxembourg ou aux Tuileries, où l’on peut s’asseoir, alors que l’on peut le faire dans les parcs et jardins où l’on ne peut s’asseoir!!!
T.Guelin
Une réponse rapide de l’équipe de bertranddelanoe.net
Merci pour votre message et vos suggestions. Vous avez raison, les bancs ont, au cours des mandatures précédentes, peu à peu disparus de nos jardins. Nous tentons de pallier cela au moins dans les nouveaux espaces verts. Pour ce qui est du Wifi, ce dispositif a vocation à s’étendre mais les Tuileries et le Luxembourg ne dépendent pas de la Ville et sont à proximité de sites sensibles et cela suppose des autorisations parfois longues à obtenir.
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