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20 sur 20 : Daniel Vaillant (18e)

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Daniel Vaillant nous emmène Porte d’Aubervilliers et Porte de Montmartre lors d’une balade dans le 18e arrondissement. Le réaménagement des portes de Paris sera l’un des principaux enjeux de la prochaine mandature.

Reconstituer un tissu urbain humanisé aux portes de Paris - on est ici à la porte d’Aubervilliers - on le voit bien à travers ces images et ce bruit, est un enjeu essentiel. Il y a des gens qui habitent là à Charles Hermitte. Voilà les conditions de vie qui sont les leurs, enclavés, même si on a fait une navette de quartier pour les aider à circuler, il n’y a pas de métro ici, et il y a le périphérique, une espèce de saignée bruyante et polluante. Enterrer le périphérique, le dévier et construire dessus un grand immeuble-pont, voilà un des enjeux des années qui viennent. On sent bien qu’il y a une coupure entre Paris qui est là, la banlieue qui est là et des habitants qui vivent ici dans une sorte de quartier sans âme. Il n’y a plus de commerçants, il faut en réinjecter avec aussi des équipements valorisants. Je pense au roller parc qui est en train d’être construit, ça va bientôt se terminer, où des jeunes de toute l’Europe pourront venir faire du roller, il n’y en avait pas à Paris un aussi grand, il est de très bonne qualité. On y fera aussi un gymnase, un espace jeune.

Porte Montmartre

Vous avez une tour qui est derrière moi là. C’est une tour qui a été construite voilà 60 ans. Elle a été faite exprès pour reloger les rapatriés, vous savez d’Afrique du Nord, c’était donc du provisoire. Mais c’est du provisoire qui dure, on y vit mal, ce n’est pas isolé et donc elle pose des problèmes de sécurité. L’idée était donc de la démolire mais vous voyez il y a une manière de s’y prendre : concertation, et puis on dit on reconstruit d’abord, on vous reloge et ensuite on démolit. Vous avez ici une vieille poissonnerie qui est fermée, qui posait d’énormes problèmes. Et bien, on va y trouver une activité utile au quartier, soit une activité à caractère médicale, soit une activité à caractère commerciale mais qui contribuera je dirais, un peu comme une cerise sur le gâteau, à faire en sorte que ces quartiers des portes de Paris, du nord-est parisien, tout en restant populaires, retrouvent une qualité de vie. Et que les gens disent : « on est quand même contents d’être des parisiens ».

Un maire d’arrondissement, il faut qu’il aime les habitants qu’il est censé servir parce que s’il ne les aime pas, s’il considère ça comme une contrainte quand les gens viennent le voir pour lui dire ça ne va pas dans mon quartier, il y a ça qui ne va pas, est ce que vous pouvez faire quelque chose, est ce que vous pourriez m’aider dans un projet, et bien il vaut mieux faire autre chose.

La question des puces sauvages.

« Je vous ai entendu parler des puces sauvages. »

« J’ai demandé à la Ville de Paris de produire une étude. On devrait l’avoir dans les semaines qui viennent pour savoir quelles sont les solutions, que vous n’ayez plus l’inquiétude d’être hors droit mais d’être dans le droit, dans une activité et sans que les gens, si vous voulez, qui posent problèmes ne se mélangent à vous. »

« C’est super parce qu’on en a besoin. »

« Voilà on y travaille. »

C’est pour ça que quand j’entends des gens qui disent, j’arrive dans tel arrondissement de Paris, par exemple le 12ème, en disant : “c’est pas la Mairie du 12ème qui m’intéresse”, donc c’est autre chose vraisemblablement, je trouve que c’est très inquiétant pour la fonction de Maire d’Arrondissement. Il vaut mieux que ce soit Michèle Blumenthal parce que elle, elle aime les gens du 12ème, comme moi je crois aimer les gens du 18ème et apparemment ils me le rendent bien.