Delanoe Paris 2008
Connectez-vous

Si vous n'avez pas flash, cliquez ici pour l'installer

La coopération entre Paris et ses voisins vue par les maires

Diffusez cette vidéo sur votre site : envoyez à un ami
Lien direct vers cette vidéo : envoyez à un ami

Voir les commentaires ( 4 )

lire la transcription texte de la vidéo

Cinq maires de différents horizons politiques témoignent du nouveau climat des relations qu’entretiennent Paris et ses voisins.

Comment se passe le dialogue entre paris et ses voisins ?- Jean-Marie Brétillon, Maire (UMP) de Charenton-le-Pont, Conseiller Général du Val-de-Marne : Les relations se sont développées. Il est vrai qu’on est davantage au courant des projets de Paris. Ce n’est pas toujours forcément parce que nous sommes d’accord mais nous avons par exemple des projets très importants sur Bercy. Bercy-Charenton, Bercy-Paris, ca marche ensemble.- Jean-Pierre Brard, député-maire (app PC) de Montreuil : L’enjeu c’est : dans le respect mutuel, un esprit de coopération, comment nous répondons mieux aux besoins de nos concitoyens ?- Daniel Guiraud, maire (PS) des Lilas, conseiller général de Seine-Saint-Denis : Aujourd’hui il y a du respect, il y a de la coopération. Avant il y avait uniquement de l’ignorance, voire une certaine forme de mépris.- Jean-Pierre Brard : Et Bertrand Delanoë a compris une chose avec les maires qui touchent Paris entre autres, c’est qu’un maire égale un maire, et c’est la condition absolue d’une coopération libre qui porte des initiatives au bénéfice de nos concitoyens.- Hervé Marseille, Vice-Président (Nouveau Centre) du Conseil Général des Hauts-de-Seine : Il y a un bon climat de travail. A l’évidence, il est important que Paris puisse travailler dans le dialogue et le respect avec les départements et les villes de banlieue.

Concrètement, comment cela se traduit-il pour votre commune ?- Daniel Guiraud : Très concrètement, nous, aux Lilas, on attendait depuis fort longtemps la couverture du boulevard périphérique. C’est fait, et c’est très très bien fait, c’est-à-dire que c’est une très belle réalisation.- Jacqueline Rouillon, maire (PC) de saint-Ouen, Conseillère Générale de Seine-Saint-Denis : Les projets, c’est les puces, parce qu’en termes d’événements assez spectaculaires dans les puces, comme le mondial de l’antiquité, le festival de jazz, on a beaucoup travaillé ensemble et on a donné à ces événements une qualité qu’ils n’avaient pas auparavant.- Jean-Pierre Brard : Comme c’est la capitale, les sectes cherchent pignon sur rue. Il est très important que nous conjuguions nos efforts parce que toutes ces structures, organisées sur le modèle du crime international, elles, se coordonnent.- Jean-Marie Brétillon : Le tram est quelque chose de merveilleux pour aller de banlieue en banlieue, mais qui par contre va nous couper du côté de la porte de Charenton l’entrée sur Paris, puisque le souterrain qui existe à l’heure actuelle sera supprimé et va mettre en conflit des circulations nord-sud, est-ouest. Donc, vous le voyez, c’est très contrasté mais il y a des dialogues, il y a des discussions avec la Ville de Paris.

Est-ce qu’il faudrait une structure politique commune entre Paris et ses voisins ?- Jean-Pierre Brard : Paris existe depuis plus de 1000 ans, Montreuil aussi. Et il faut prendre le temps de la réflexion.- Jacqueline Rouillon : Plus le temps passe et plus les expériences grandissent de ce travail partagé, je dirais que oui ! Ce que je n’aurais pas forcément dit il y a quelques années. On a besoin d’une structure commune. L’une des conditions à mon avis, c’est qu’elle continue à être pensée, réfléchie et imaginée par rapport à des projets, c’est-à-dire de grands projets qui peuvent être à géométrie variable, et qui ne déchargent pas les communes aujourd’hui de leur rapport aux habitants, mais qui permettent sur un grand territoire comme se posent les problèmes aujourd’hui : logement, transports, développement économique, de trouver les meilleures solutions ensemble. A l’intérieur d’une commune, aujourd’hui, finalement on est assez limités dans nos capacités de manoeuvre et c’est bien ensemble qu’on trouvera des solutions aux graves problèmes qui subsistent encore.- Hervé Marseille : Le Président de la République a lancé le débat. il appartient aux départements, aux maires, au Maire de Paris de saisir la balle au bond et d’approfondir ce dossier qui mettra un certain temps je pense à aboutir.- Jean-Marie Brétillon : Il y a déjà tellement en France de structures politiques qui se superposent que je serai tout à fait d’accord à condition qu’on commence à en supprimer quelques unes plutôt qu’à en surajouter de nouvelles.- Daniel Guiraud : Quand les choses se font, les structures politiques suivent. Donc, continuons à travailler, et puis un jour, il y aura quelque chose qui se passera. Quoi ? Je n’en sais rien, mais il y aura quelque chose, forcément.