Delanoe Paris 2008
Connectez-vous
VIDÉO-BLOG
UN TEMPS D'AVANCE
PARIS

Si vous n'avez pas flash, cliquez ici pour l'installer

Eric Pliez, association “Aurore”

Diffusez cette vidéo sur votre site : envoyez à un ami
Lien direct vers cette vidéo : envoyez à un ami

Voir les commentaires Soyez le premier à réagir !

lire la transcription texte de la vidéo

Eric Pliez, Directeur de l’association “Aurore”, témoigne du travail effectué en collaboration avec la Ville de paris dans le domaine des solidarités.

J’ai pris mes fonctions à peu près au moment où la municipalité s’installait. Il me semble que d’emblée des actions très fortes ont été menées. J’en citerais quelques unes : évidemment sur la question de l’hébergement et du logement, où on a vu une volonté de développer le logement très social mais aussi de prendre en compte les plus exclus et notamment les personnes à la rue. J’ajouterais une politique volontariste en matière de handicap, notre association est très soutenue du côté de développement d’offres de soins et d’insertion, pour les handicapés psychiques notamment.

 

Sur quels projets concrets travaillez-vous avec la Ville de Paris?

 

L’expérience d’un restaurant social que nous gérons, où des travailleurs handicapés encadrés par des professionnels préparent chaque jour 800 repas qui sont donc servis à des personnes sans domicile envoyées par les permanences d’accueil de toutes ces personnes sans domicile. Des repas chauds servis assis, sous forme de self, qui sont évidemment l’opposé de ce qui ce faisait avant, c’est-à-dire une distribution de rue. Je crois en effet que la vraie question est celle là : est-ce qu’on aménage la rue ou est ce qu’on aide les gens à en sortir ?

 

La deuxième action est l’action « louez solidaire » qui propose à des propriétaires privés, pour essayer de trouver d’autres modes d’accès au logement, une garantie totale à la fois du loyer, de la remise en état, de la libération des lieux à la fin d’un bail. Ces logements sont gérés par des associations comme la nôtre lesquelles accompagnent les familles qui vont y venir. Qui sont ces familles? Ce sont celles qui aujourd’hui sont mises à l’abri dans des hôtels, où en fait elles restent un peu livrées à elles mêmes.

 

Qu’attendez-vous d’un second mandat?

 

La confirmation d’un certain nombre d’orientations qui ont été prises. Il faut savoir quand même que sur le champ de l’exclusion, la ville n’a pas totalement la main ; c’est l’État qui reste principal maître du jeu donc je crois qu’il y a à la fois, aujourd’hui, nécessité d’un co-pilotage État et Ville qui permette de simplifier des dispositifs qui souvent ne font que s’empiler, et la nécessité dans le second mandat d’une réflexion qui sorte aussi de Paris, qui soit plus régionale ou en tout cas à l’échelle d’un grand Paris. On sait bien que Paris tout seul n’arrivera pas à résoudre les problèmes de gens qui sinon continueront de venir s’il y a de meilleures prestations à Paris, donc il y a une nécessité de partager.