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Je suis vraiment très ami avec Bertrand. Nous avons cultivé pendant ces six ans une très belle et importante amitié entre nous – amitié personnelle mais aussi une absolue manifestation commune de sentiments, d’aspirations, de thèmes, de programmes entre les deux villes et les deux maires. C’est pour cette raison que je serais très heureux si Bertrand gagnait les prochaines élections et si je peux, je lui donnerai la main.
Je pense que ce sont plus des opportunités que des risques. Pour un maire – qui cherche à faire des choses, à réaliser ses projets, à changer les habitudes et à bâtir de nouvelles expériences dans sa ville – avoir un deuxième mandat, ça signifie la possibilité de conclure son expérience et de voir réalisées les choses qu’on a essayé de faire.
Je pense que le deuxième mandat, c’est un peu plus difficile, naturellement, mais c’est nécessaire pour la réalisation d’un vrai projet de transformation d’une ville.Je pense que pour le maire d’une capitale, il est absolument naturel d’avoir un rôle dans la politique nationale. Le maire doit travailler chaque jour pour les problèmes de sa ville mais aussi, je pense que pour Bertrand, comme pour moi, comme pour Ken Livingstone ou Klaus Wowereit ou les autres, chaque fois que nous prenons position ou que nous disons quelque chose, c’est naturellement important parce que nous sommes maires de capitales.
Je pense que pour Bertrand comme pour moi, le travail, chaque jour, est d’essayer d’écouter la voix des citoyens, de parler avec eux, d’écouter leurs propositions, de savoir qu’ils ont dans 90% des cas raison – dans les 10% restants, il faut dire non – mais il faut avoir l’humilité d’écouter, de parler avec eux, d’informer, de débattre, de décider ensemble. Je pense qu’à la fin il faut décider, il ne faut pas faire du Gouvernement une assemblée permanente, le Gouvernement, c’est aussi la décision, c’est la décision démocratique mais c’est la décision. Et nous qui faisons cet extraordinaire travail – celui de maire – nous savons qu’on peut décider seulement si on est à l’écoute des autres.
Je pense que nous pouvons faire quelque chose aussi au niveau du tourisme. Plusieurs fois, après des conversations avec Bertrand, nous nous sommes dits qu’on pourrait essayer de faire quelque chose pour conquérir quelques parts du nouveau tourisme de la Chine, de l’Inde, pour avoir des opportunités extraordinaires, pour Paris et pour Rome, qui sont liées à la beauté de nos villes.
Nous avons fait beaucoup de choses avec les voyages que nous faisons chaque année avec les étudiants : nous allons chaque année dans un pays africain pour ouvrir une école, ou plusieurs. Nous avons beaucoup de projets de collaboration et de coopération avec différents pays africains, surtout sur ce thème, mais aussi sur un autre thème comme celui des droits humains. Je pense en particulier à la sensibilité extraordinaire qu’ont les villes de Paris et Rome, par exemple, pour la libération d’Ingrid Betancourt ou pour d’autres causes de la défense des droits humains ; nous avons beaucoup de dossiers ensemble. Avec Bertrand, nous avons aussi travaillé sur la Conférence Internationale des Maires pour élargir l’attention et la mobilisation des villes pour la lutte contre la pauvreté, la faim, la guerre et toujours pour la défense des droits humains.