Delanoe Paris 2008
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La coopération internationale

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Bertrand Delanoë, le maire de Paris, et moi-même, nous revenons, avec une délégation de la Ville de Paris, d’un voyage en Asie du sud-est, où nous avons assisté à deux réunions. L’une, l’Association Internationale des Maires Francophones, dont il est le président, et qui fait des actions concrètes et pragmatiques dans toutes les villes du sud francophones. Je vais vous donner trois exemples : centres multimédias, centres de soins, lutte contre le sida. Et puis aussi formation des élus, formation des fonctionnaires. Un exemple simple : savoir faire un état civil. Si on ne sait pas faire un état civil, si on ne sait pas entretenir un état civil, on ne peut pas avoir un pays démocratique, on ne peut pas avoir une liste électorale. Et le pays ne peut pas être démocratique. L’autre réunion, c’était CGLU, Cité et Gouvernements Locaux Unis, dont le maire de Paris est le président, et qui est une association institutionnelle qui réunit 3000 maires, qui sont représentatifs de 2 milliards de personnes. C’est l’ONU des villes. elle nous permet de créer le dialogue avec les agences de l’ONU : le Programme des Nations Unis pour le Développement, le Programme des Nations Unis pour l’environnement, la banque mondiale. Et ça permet de reconnaître les autorités locales comme des partenaires valables, des partenaires autorisés pour la coopération car il faut toujours partir d’un principe que nous donnait Kofi Annan : les problèmes sont mondiaux mais les résolutions seront locales.

Comment la ville associe-t-elle les communautés étrangères vivant à Paris à sa politique internationale ?

Nous travaillons beaucoup avec les européens vivant à Paris. Il y en a beaucoup. On considère qu’ils sont des parisiens. D’ailleurs, ils vont voter aux municipales, ils ont le droit. Et nous travaillons beaucoup aussi avec les communautés étrangères, qui viennent d’Afrique ou d’Asie. Avec elles, nous avons des partenariats qui nous permettent de faire des coopérations dans leurs pays d’origine. C’est pour ça qu’on a crée le label “Paris Co-développement Sud”. Et là, nous élisons des projets montés par des associations d’immigrés à Paris, qui sont en général de bons projets, parce qu’ils connaissent le terrain. Nous les étudions ensemble. Ca fait deux ans que ce label existe, et c’est un grand succès parce que ça mobilise les populations à Paris, et ça mobilise les populations sur place. Avec cela, je pense qu’on remplit notre rôle dans le co-développement.