Delanoe Paris 2008
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UN TEMPS D'AVANCE
PARIS

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Sandrine Mazetier

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Le bilan en matière de logement étudiant, c’est des objectifs dépassés. On avait prévu de financer 3000 logements étudiants dans la mandature, nous serons au terme de la mandature avec un bilan de plus de 3500 logements étudiants financés, là ou la mandature précédente, la mandature Tibéri, n’en avait financé que 321.

C’était une action absolument nécessaire puisque Paris est une grande ville universitaire, la première ville universitaire de France et que malheureusement, elle n’offrait pas de solutions de logement à ses étudiants. Et en même temps, c’est un bilan provisoire puisque je sais que cet objectif de création de logements étudiants sera un objectif pour la prochaine mandature.

C’est pas seulement un bilan quantitatif et des objectifs quantitatifs. C’est aussi une exigence de qualité de l’habitat et de diversité des territoires étudiants à Paris. Dans la mandature qui vient de s’écouler, on a justement diversifié cette géographie, on a construit des résidences étudiantes dans des arrondissements qui ne connaissaient pas cette dynamique et c’est justement aussi faire le pari de la dynamique étudiante, de ce que les étudiants peuvent apporter à leur quartier, à leur arrondissement. Moi je crois beaucoup à ce donnant-donnant, à cette manière de partager des moments de vie et pas seulement de l’espace.

Quelles sont les pistes pour l’avenir ?

Qu’on trouve justement, une mixité d’habitats et d’habitants dans ces logements. Et pourquoi pas, ne pas envisager justement de proportionner le logement étudiant au logement familial parce qu’aujourd’hui, les étudiants peuvent apporter beaucoup aux familles à Paris. Ils le font déjà, ils font beaucoup de soutien scolaire, ils font beaucoup de « après l’école ». Peut-être qu’on pourrait le prévoir dès la conception dans les immeubles que nous souhaitons voir demain jaillir à Paris.

Je crois qu’il faudra en passer aussi pour le logement étudiant, par un encadrement du marché privé car aujourd’hui, certains bailleurs, certains propriétaires privés proposent des logements absolument indécents dont les loyers sont prohibitifs.

Il y a des étudiants, dieu merci, qui arrivent à se loger dans le parc privé mais aujourd’hui, les garanties locatives, celles qui sont par exemple, proposées par les banques, opèrent en fait un tri qui est assez inacceptable puisque ceux qui ont le plus besoin de caution bancaire ont le moins accès à ces produits bancaires de cautionnement locatif. Donc, moi je crois qu’il faudrait aussi réfléchir à un cautionnement locatif qui serait abondé par l’Etat et par la ville de Paris.