Delanoe Paris 2008
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UN TEMPS D'AVANCE
PARIS

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Roberta Bernard, responsable associative

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Bonjour, je suis Roberta Bernard et j’ai trente-cinq ans de vie associative à Paris, dont vingt-cinq à la direction d’un équipement social du quartier du deuxième arrondissement. C’est à ce titre que j’ai rencontré Bertrand Delanoë, il y a maintenant seize ans.

Bertrand Delanoë, c’est comme tout homme politique, il prend le pouvoir. Mais sa particularité – pour moi – c’est de l’avoir rendu aux citoyens. Et il l’a rendu en créant les conseils de quartier, les conseils de jeunes, les maisons des associations : c’est la participation active, dans le quartier, des habitants qui peuvent s’exprimer, dire leurs points de vue, ou encore les consultations pour le Forum des Halles, pour le Carreau du Temple.
C’est aussi ses comptes rendus de mandats : j’ai trouvé extraordinaire qu’un maire tienne sa parole et vienne régulièrement – une fois par an – rendre compte de son travail et de ce qui a été fait – et ce qui a été moins fait – les pourquoi et les raisons.
C’est vraiment pour toutes ces raisons que j’ai une confiance profonde dans la politique de cette ville et dans le travail que fait cette équipe à la Mairie de Paris.

Dans un deuxième mandat, il faut être encore plus vigilant que dans le premier parce que dans l’élan, on a ouvert les portes, on a ouvert les vannes, les équipements se sont mis en place, les façons de fonctionner aussi. Aujourd’hui, il faut approfondir. Dans chaque quartier de Paris, il y a plein de gens qui ont des projets particuliers adaptés. Il faut absolument créer une instance où ces projets soient testés, soient mis en œuvre pour qu’on puisse les retenir, particulariser les projets. Je pense que Paris est une grande ville mais que chaque arrondissement est un petit village en soi, avec une vie particulière. Et là, je pense qu’il faut réellement donner à chacun la possibilité de mettre en route des projets innovants et particuliers.

L’avenir pour moi, c’est probablement le problème du logement : c’est un problème majeur pour Paris. Et si on ne peut pas le traiter de façon massive – il y a des choses qui probablement ne sont pas possibles – il me semble qu’avec l’imagination qui a été mise en route, avec l’énergie de tout le monde, on pourrait, par exemple, ouvrir les écoles le soir, permettre des espaces de loisirs, de jeux, des bibliothèques ouvertes les week-ends, qui permettraient aux familles dans des petits logements d’avoir un souffle, de pouvoir utiliser autour d’eux, dans leur environnement, des espaces qui leur rendraient la vie plus facile.
Et puis pour dire vraiment : « Paris a commencé à rêver et on va continuer à rêver ensemble. »