RESPIRATIONS

La Mélodie du Bonheur, James Thierrée, Cirque invisible, Slava’s Snowshow

19 janvier 2010

Parmi les spectacles à l’affiche à la fin de l’année 2009 et en ouverture de 2010, je relève avec fierté la place qu’y occupent les institutions de la Ville de Paris : “La Mélodie du Bonheur” au Chatelet, James Thierrée au théatre de la Ville, “le Cirque invisible” au Théatre du Rond Point (théatre de la Ville et de l’Etat), “Slava’s snowshow” au Thétre Sylvia Montfort ont suscité une critique quasi unanime dans l’éloge et également fait salle comble. Je connais bien les directeurs de ces théatres pour les avoirs choisis, Jean-Michel Ribes le premier alors avec Catherine Tasca, ministre de la culture et de la communication. Ils sont sans aucun doute très différents par leurs parcours, leurs goûts, leur histoire artistique.Mais ils ont, me semble-t-il, un point commun dont atteste le succès des institutions qu’ils dirigent et des spectacles dont je viens de parler : combiner exigence esthétique et souci du public. Chacun a été choisi sur un projet précis. Je me souviens encore de JM Ribes venant m’expliquer qu’il ne ferait place qu’aux écritures d’auteurs vivants. Ces projets étaient toujours des paris. Mais ils m’ont tous aussi parlé de leur désir de faire venir le public, d’aller le chercher, de toucher celui qui ne venait pas encore. Le résultat est là : la ville de Paris a pu cet hiver offrir aux Parisiens des spectacles exigeants qu’ils ont massivement cherché à voir. De l’insitution internationale de renom qu’est le Chatelet jusqu’au théatre plus confidentiel encore aujourd’hui qu’est le Montfort, la culture se donne à voir pour le meilleur de ce qu’elle est; quand elle parle au public, qu’elle le touche tout en le surprenant.

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