RESPIRATIONS

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“La douleur” de Marguerite Duras

12 octobre 2009

En 1985, Marguerite Duras fait paraître “La Douleur”, journal qu’elle a tenu durant la deuxième Guerre mondiale.

La douleur…Celle que fait naître l’insupportable attente de son mari. Robert Antelme, qu’elle appelle Robert L, a été déporté. Marguerite Duras décrit ici sa solitude, sa culpabilité. Errant de bureau en bureau au retour des déportés, assistant désespérée à leur arrivée à l’Hotel Lutetia, elle reçoit un jour un appel de François Mitterrand, qui dans des circonstances improbables, a retrouvé Robert Antelme, gravement malade, à Dachau. Son rapatriement à Paris, les soins prodigués, la nourriture qu’il reçoit, c’est un combat quotidien qui s’engage, celui de la vie contre la mort, combat victorieux en l’occurrence.

Le texte de Duras est cru, sans concessions. Patrice Chéreau l’a découpé, mis en scène et a confié à Dominique Blanc le rôle de Marguerite Duras. Vendredi dernier, à l’Atelier, moment de théâtre saisissant. Dominique Blanc est Marguerite Duras pendant une heure et demie. La mise en scène rend le texte plus violent qu’à la lecture ; l’instinct de survie y est plus net encore.

Tout simplement bouleversant.

Un commentaire à ““La douleur” de Marguerite Duras”

  1. André Guidi dit :

    M. le Maire,

    je suis un grand lecteur de Duras (l’amant, un barrage contre le pacifique, hiroshima mon amour mis en scène par Alain Resnais).

    Je ne connaissais pas son journal tenu pendant la deuxième guerre mondiale, ni le sort tragique à Dachau réservé à son mari.

    J’apprécie Patrice Chéreau comme metteur en scène de cinéma (ceux qui m’aiment prendront le train…) ou dans ce cas de pièce de théâtre et me semble-t-il d’opéra.

    Le curé de la paroisse Notre Dame du Bon Conseil où je me suis marié le 13 Juin dernier -fête de Saint Antoine de Padoue- est le cousin germain de Patrice. C’est un homme puissamment intelligent qui tient bien en main son troupeau d’âmes comme un bon berger. Le programme culturel qu’il met à disposition libre des habitants du quartier est original, ouvert et éclectique.

    Salutations dévouées et respectueuses.

    André Guidi

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