RESPIRATIONS

La biennale de Lyon

21 septembre 2009

Mardi dernier, visite de la biennale au Musée d’art moderne de Lyon, avec mon ami Gérard Collomb. J’ai le plaisir de croiser Sarkis, cet artiste d’origine arménienne, dont j’aime le souci de mêler les inspirations et les techniques. L’oeuvre qu’il expose est conçue comme une agora de 1000m² autour de laquelle une tuyauterie insuffle vers l’intérieur de l’air venu de l’extérieur. Au centre, chaque semaine, sont dispersés des journaux du monde, effeuillés par l’air du dehors. Pendant toute la durée de la biennale, des chercheurs, philosophes, musiciens sont invités à prendre la parole et à s’exprimer dans le lieu. Une belle image de la vie, de ce que les jours prennent et ne rendent pas, et de ce qu’il peut y avoir de permanent dans l’air du temps.
 
 Dans un parcours qui m’a frappé par sa richesse et son éclectisme, j’ai eu le plaisir de rencontrer un artiste taïwanais, Mingwei Lee. Son projet est à la fois amusant et profond : “The moving Garden’, table de granit avec les fleurs, que le public est autorisé à cueillir à la seule condition de les offrir à un inconnu à la sortie de l’exposition, sorte d’invitation à franchir les barrières de l’impatience, des conventions et des timidités. Une autre œuvre m’a particulièrement frappé: celle du Malaisien Hoy Cheong Wong. Son travail,  « Days of our lives » est construit à partir de peintures du musée des Beaux Arts de Lyon, des images très liées à leur époque, et  qu’il souhaite immortaliser pour leur valeur emblématique. Ces images d’instants domestiques, repas, repos, guerre, pauvreté, sont peintes au passé mais le génie de l’artiste permet à ce passé de surgir au cœur de la vie la plus présente et la plus quotidienne.
 
Que Lyon, que Paris puissent accueillir cette diversité, et demandent à leurs manifestations culturelles de la signifier, c’est un symbole de ce que doit être aujourd’hui une grande ville fière de son identité,, et capable de dire bienvenue au monde entier.

Un commentaire à “La biennale de Lyon”

  1. nathalie palazo dit :

    C’est à Lyon, qu’un certain jour, on a pensé à moi sans affect annoncé. Alors c’est là que je vous transmet mon impression sur le dernier film de Tarantino.
    Je crois que le vrai cinéma, c’est celui où même l’identification à un personnage échappe; c’est le cinéma de Tarantino: vous avez le sourire, l’amusement aux lévres, celui du lecteur de BD, du dessin animé, du “je suis pas dupe du tout” et soudain, vous riez plus, surprise, mais vous croyez maitriser votre place de spectateur mais en réalité, il vous méne par le bout du nez; et au moment le moins attendu, la maniére vous surprend même si vous connaissez son côté exterminateur. C’est le seul film où vous voyez Hitler tué.

Publiez un commentaire

CréditsConditions d'utilisationsLiens