RESPIRATIONS

Inauguration du centre opérationnel de la BSPP

3 février 2012

Monsieur le ministre,
Mesdames et Messieurs les élus,
Monsieur le préfet de police,
Mon général,
Mesdames et messieurs les sapeurs pompiers de la BSPP,
Mesdames, Messieurs,

Mon premier mot sera pour dire merci. Au nom des Parisiens, à tous ceux qui veillent sur eux au péril de leur vie.

Cet hommage, je suis particulièrement heureux de vous le rendre aujourd’hui, avec l’ensemble des collectivités qui partagent le privilège d’être protégées par la brigade des sapeurs pompiers. Je pense évidemment à Paris, mais aussi aux conseils généraux de Seine Saint Denis, des Hauts de Seine et du Val de Marne qui vous doivent une proximité et des délais d’intervention exceptionnels.

Ces départements, qui partagent avec Paris le même attachement et le même respect pour la BSPP, ont investi dans le centre opérationnel que nous inaugurons aujourd’hui. Car ce sont bien les collectivités qui, de la plus petite à la plus grande, ont financé cet outil de planification performant dont les sapeurs pompiers avaient besoin.

Ce centre opérationnel trouve toute sa place dans la tradition de la brigade, telle que Le Corbusier l’exprimait : « la chaîne ininterrompue de toutes les novations et le témoin le plus sûr de la projection vers l’avenir ».

Cette innovation permettra d’abord à la BSPP, fidèle à son histoire, de demeurer une institution prévoyante face à un risque toujours imprévisible. Dans un contexte d’accroissement très important des demandes d’intervention, multipliées par 10 en 30 ans, ce centre va jouer un rôle fondamental dans l’analyse et l’orientation des situations. Il contribuera aussi à doter les pompiers de meilleures conditions de travail, objectif auquel nous sommes particulièrement attachés.

Car en saluant une institution qui se modernise sans exclure personne du champ des services inestimables qu’elle rend, je n’oublie pas que sa performance repose avant tout et depuis toujours sur le courage, souvent même l’héroïsme, de chaque pompier. Je sais le prix payé par vos camarades – les dix pompiers morts au feu et les 300 pompiers blessés ces dix dernières années. A leurs familles, à leurs proches, je veux exprimer, au nom de Paris, et en mon nom personnel, notre solidarité et notre profonde sympathie.

Au moment où je rends à la brigade l’hommage de notre reconnaissance et de notre fierté, je pense à toutes les blessures inscrites dans la chair d’une grande ville. Je pense notamment aux incendies qui ont marqué Paris, à l’Opéra comique, au Bazar de la charité, au métro Couronnes – ou, plus récemment, aux drames du boulevard Vincent Auriol, de l’hôtel Paris-Opéra et l’année dernière de la cité du Labyrinthe. C’est en se rappelant ces blessures que l’on peut prendre la mesure des tragédies évitées lors des 20.000 incendies sur lesquels vous intervenez tous les ans, au prix d’une veille de chaque instant.

Oui, avec ce centre la brigade est plus que jamais une institution en état de veille face à toutes les menaces: veille opérationnelle bien sûr, veille technologique également avec ses compagnies spécialisées dans la lutte contre les nouvelles formes de terrorisme. Mais aussi, à beaucoup d’égards, veille sociale, les pompiers ayant un rôle de lien humain très particulier et précieux, surtout dans une période aussi dure que celle que traverse notre société.

Avec des centaines de vies sauvées chaque année et un nombre considérable de personnes rassurées, épaulées, aidées, vous démontrez chaque jour qu’un service public accessible, égal, efficace et bienveillant pour tous est possible.

Je vous redis ici la confiance et la gratitude des Parisiens, et je souhaite, pour notre bien à tous, bonne chance et longue vie à la brigade des sapeurs pompiers de Paris.

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