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Quelle éthique pour la politique de l’immigration en France ?

6 septembre 2009

Sur Rue 89 : Michel Wieviorka analyse la politique d’immigration du gouvernement actuelle à l’aune de la distinction établie par Max Weber entre éthique de conviction et éthique de responsabilité, pour montrer qu’il s’agit là de choix idéologiques et non d’un souci d’efficacité et de rentabilité de l’Etat.

L’immigration « choisie » n’est pas une idée neuve, et les expériences du passé montrent qu’elle n’a jamais constitué une politique efficace : rien n’indique qu’il en est autrement cette fois-ci, et ce n’est pas parce qu’à l’échelle européenne un consensus a été affiché pour la promouvoir qu’il y aura des mesures concrètes d’application.

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2 commentaires à “Quelle éthique pour la politique de l’immigration en France ?”

  1. Pierre dit :

    Le problème avec l’immigration, c’est que beaucoup de gens râles, critiquent ou pire encore sont ou deviennent xénophobes. Combien d’entre nous ont entendu dire que nous sommes trop nombreux en France, qu’il ne faut plus faire venir les étrangers, ou d’autres assertions tout aussi chauvines et dangereuses à l’égard de toutes démocraties. Et, toutes ces personnes encouragent des mesures de plus en plus totalitaires et sécuritaires, d’une démocratie où des lois anticonstitutionnelles sont votées à une dictature voilée, il n’y a qu’un pas qui peut être vite franchi. Or ceux qui tiennent ces discours sont beaucoup à protester contre l’immigration et à renvoyer chez eux les étrangers, manu militari s’il le faut, mais peu sont enclins à cerner le fond du problème et par conséquent à donner de vraies solutions.

    De fait, une solution envisageable et l’échange et le partage, car si des étrangers viennent en France, terre des droits de l’homme, c’est parcequ’ils n’ont pas chez eux les moyens dont nous disposons. C’est là que le partage intervient, il faut éliminer le système de brevet et le principe de propriété intellectuelle, envoyer des ingénieurs, des scientifiques européens dans les pays du tiers-monde, pour former les gens sur place tout en préservant leurs cultures, afin de leur donner les moyens nécessaires d’avoir une vie décente et du bien-être, et que les gens formés par nos scientifiques et ingénieurs puissent former sur place les leurs. La fin des brevets et de la propriété intellectuelle permettra entre tous les pays une libre circulation du savoir et de savoirs-faire afin que chacun puisse profiter des avancées de l’autre. Si on étend cette pratique également aux biens, alors les frontières artificielles deviendront inutiles, et la France ne sera plus le berceau des droits de l’homme, mais tous le continents le seront. Chacun pourra aller librement dans le pays qu’il souhaite sans qu’il y ait d’immigration puisque tous les rapports humains seront fondés sur l’échange et le partage.

  2. ERACLAS dit :

    L’immigration clandestine provient essentiellement des pays dictatoriaux où la liberté individuelle n’existe pas, ni celle d’entreprendre, le tout ne peut être que générateur de la misère qui elle même entraîne cette fuite vers un meilleur illusoire.

    Les pays en voie de développement, qui savent créer de la richesse chez eux, même si celle-ci est loin de la notre, ont ainsi réduit leur immigration clandestine.

    Pour autant doit on accueillir chez nous toute la misère du monde ?
    Je sais la question est politiquement incorrect, et de plus je n’ai pas de réponse personnelle, seulement le vœux que l’on trouve, tous ensemble, La Solution !

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