LES ÉDITOS
Pour la liberté de l’art
Communiqué de Bertrand Delanoë
J’ai appris avec consternation qu’une œuvre de l’artiste chinoise Siu Lan Ko avait été démontée quelques heures après son affichage sur la façade de l’école des Beaux-arts de Paris, au motif qu’elle était jugée manifestement trop dérangeante.
Cette censure objective est particulièrement inquiétante, car elle remet en cause le rôle et la légitime expression des artistes dans la Cité et dans notre vie collective.
Nos institutions culturelles doivent impérativement se sentir libres d’être des lieux de mouvement, de réflexion et même de confrontation intellectuelle et artistique.
J’ai donc souhaité, avec Christophe Girard, que Paris manifeste sa solidarité à Siu Lan Ko et à travers elle à tous les artistes, en proposant que l’œuvre ainsi visée puisse être exposée, si son auteur le souhaite, au 104, au cœur d’un espace très attaché à la diversité.










envoi en cours...
Excellente idée…. Mais depuis je crois que MR F. MITTERRAND a demandé que l’oeuvre soit à nouveau exposée. BRAVO.
L’art malmené par le pouvoir, un scénario classique… Heureusement pour cette artiste, le lieu était central, la censure visible. Les voies du pouvoir économiques sont moins obvies, et plus brutales: je pense au plus vieux squat artistique de Paris, fameuse salle de concert aussi, la Miroiterie, condamné ce jour à expulsion sine die avec des indemnités exorbitantes. Quel recours, quels secours, pour ceux qui animent ainsi les quartiers parisiens? Décidément le XXIe siècle déçoit.