LES ÉDITOS

Lettre de Chicago

27 avril 2010


Quelques jours à Chicago, pour présider une réunion de CGLU, l’organisation mondiale des pouvoirs locaux. Nous voici donc au cœur de la nouvelle Amérique, dans la ville d’Obama et de Richard M. Daley, son maire, cette métropole vivante et généreuse, qui croit en ses chances, et qui aborde hardiment le siècle nouveau.


Première journée, et déjà deux moments précieux, qui confirment le rôle clé joué par la diplomatie des villes.


Au cours de la table ronde organisée par Richard Daley, qui rassemble toutes les villes avec lesquelles il a tissé des liens de coopération et d’amitié, le maire d’Amman nous fait part de ses problèmes d’approvisionnement en eau potable. Il y a une grande inégalité dans l’accès à ce bien essentiel qui touche à la sécurité et à la santé. A la vie même. Certains doivent économiser ou comme à Paris faire évoluer les modes de gestion entre secteur public et secteur privé, pour les autres il s’agit tout simplement d’un enjeu de vie ou de mort soit par manque d’eau soit à cause de la pollution. Nous évoquons une possible coopération, sur ce sujet, entre Paris et Amman. Nous réfléchissons à une mise en commun d’expériences, de dispositifs, de moyens, pour travailler ensemble à l’adduction ou à l’assainissement de l’eau. A ce moment, le maire de Québec, Régis Labeaume se joint à nous. Et ainsi naît un engagement dont nous veillerons à ce qu’il se réalise : un programme de coopération dans la durée entre nos trois villes sur le thème de l’eau. Une fois de plus, les décisions se prennent en marge de l’événement : de l’utilité des conversations de couloir et des rencontres informelles.


Puis, avec Marcelo Ebrard nous préparons le congrès de CGLU de Mexico en novembre prochain pour nous mettre d’accord sur son enjeu majeur : l’environnement. Avec plusieurs maires de grandes métropoles, nous avions fait paraître dans nos pays respectifs une tribune commune avant le sommet de Copenhague. L’échec de cette conférence plonge notre planète dans une forme d’incertitude, et nous nous accordons pour penser qu’il y a urgence. Le congrès de CGLU de Mexico, pour être utile, devra être déterminé à faire valoir un point de vue combatif et pragmatique. La lutte contre le réchauffement climatique se joue pour l’essentiel dans les villes. D’ailleurs les maires américains nous ont, il y a quelques années, montré le chemin, lorsque dans leur congrès, alors même que George W Bush avait refusé de signer les accords de Kyoto, ils s’étaient prononcés pour la mise en oeuvre de leurs objectifs. A Mexico quelques jours avant le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement qui se tiendra a Cancun, les maires du monde saisiront l’occasion de faire entendre leur point de vue.
Par ailleurs, nous convenons avec Marcelo Ebrard que pour 2011, année du Mexique en France, nous organiserons différentes manifestations culturelles à Paris.

Un commentaire à “Lettre de Chicago”

  1. Caullet Muriel dit :

    Bonjour, Je viens de prendre connaissance de “la lettre de Chicago” et suis particulièrement sensible aux décisions qui ont été prises concernant la mise en place d’une coopération Paris-Amman sur la question de l’eau. Dans l’Yonne, nous avons tenu samedi une convention fédérale où la thématique de l’eau a largement occupé nos débats (JY Caullet a rédigé un texte). Mon travail actuel me conduisant à réfléchir sur l’évolution des modèles de développement socio-économique face aux enjeux du développement durable, je regarde avec beaucoup d’attention toutes les initiatives publiques ou privées prises en la matière.
    Très cordialement,

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