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	<title>Commentaires sur : Moraliser ?</title>
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		<title>Par : Harry Haller</title>
		<link>http://bertranddelanoe.net/leseditos/editocentral/moraliser/comment-page-1/#comment-541</link>
		<dc:creator>Harry Haller</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Jan 2010 17:32:32 +0000</pubDate>
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		<description>La moralisation du capitalisme mondial. Quelle foutaise! La morale ne s&#039;impose pas. Le capitalisme a besoin de règles, de cadre, de lois. 
Comme le dit Edgar Morin, les idéologies sont constitués d&#039;un noyau dur et d&#039;une ceinture. Pour les idéologues, s &#039;attaquer à la ceinture, au périphérique ne pose pas de problème tant que le coeur de l&#039;idéologie reste intact. En parlant de contrôle du système financier, Sarkozy faisait mine de s&#039;attaque au noyau dur de l&#039;ultralibéralisme mais dans les actes il ne s&#039;en est pris qu&#039;à la périphérie: les bonus, les paradis fiscaux. On est en train de passer à côté du coeur du problème: la régulation.
Les communistes Krouchtchéviens en publiant le rapport K avaient lâché du lest uniquement sur la ceinture idéologique devenue trop lourde qui plombait l&#039;idéologie : les atrocités staliniennes. Ca leur a permis de sauver l&#039;idéologie et de la faire perdurer.
On assiste un peu au même phénomène, au même processus de protection aujourd&#039;hui. Ces bolcheviques du marché (comme les a appellé Stiglitz) lâchent un peu de lest sur quelques points, reconnaissent du bout des lèvres leurs errements et les conséquences désastreuses sur le monde, font un timide méa culpa(en réalité bien hypocrite). Les chefs d&#039;état du G20 qui sont ceux qui ont bati où appelé de tous leurs voeux ce monde qui chancelle font de la com&#039; à coup de déclarations grandiloquentes comme cette &quot;moralisation du capitalisme mondial&quot;. Cette débauche d&#039;énergie devant les caméras et ces mesures qui restent beaucoup trop superficielles sont destinées à conserver le monde d&#039;hier.
Stiglitz a fait remarquer qu&#039;Obama parce qu&#039;il avait été élu avec les subsides financiers des grands lobbies de Wall Street était pieds et poings liés. Il ne faudra pas compter sur lui pour bâtir ce &quot;fameux&quot; monde d&#039;après. Et évidemment encore moins sur Sarkozy.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>La moralisation du capitalisme mondial. Quelle foutaise! La morale ne s&#8217;impose pas. Le capitalisme a besoin de règles, de cadre, de lois.<br />
Comme le dit Edgar Morin, les idéologies sont constitués d&#8217;un noyau dur et d&#8217;une ceinture. Pour les idéologues, s &#8216;attaquer à la ceinture, au périphérique ne pose pas de problème tant que le coeur de l&#8217;idéologie reste intact. En parlant de contrôle du système financier, Sarkozy faisait mine de s&#8217;attaque au noyau dur de l&#8217;ultralibéralisme mais dans les actes il ne s&#8217;en est pris qu&#8217;à la périphérie: les bonus, les paradis fiscaux. On est en train de passer à côté du coeur du problème: la régulation.<br />
Les communistes Krouchtchéviens en publiant le rapport K avaient lâché du lest uniquement sur la ceinture idéologique devenue trop lourde qui plombait l&#8217;idéologie : les atrocités staliniennes. Ca leur a permis de sauver l&#8217;idéologie et de la faire perdurer.<br />
On assiste un peu au même phénomène, au même processus de protection aujourd&#8217;hui. Ces bolcheviques du marché (comme les a appellé Stiglitz) lâchent un peu de lest sur quelques points, reconnaissent du bout des lèvres leurs errements et les conséquences désastreuses sur le monde, font un timide méa culpa(en réalité bien hypocrite). Les chefs d&#8217;état du G20 qui sont ceux qui ont bati où appelé de tous leurs voeux ce monde qui chancelle font de la com&#8217; à coup de déclarations grandiloquentes comme cette &laquo;&nbsp;moralisation du capitalisme mondial&nbsp;&raquo;. Cette débauche d&#8217;énergie devant les caméras et ces mesures qui restent beaucoup trop superficielles sont destinées à conserver le monde d&#8217;hier.<br />
Stiglitz a fait remarquer qu&#8217;Obama parce qu&#8217;il avait été élu avec les subsides financiers des grands lobbies de Wall Street était pieds et poings liés. Il ne faudra pas compter sur lui pour bâtir ce &laquo;&nbsp;fameux&nbsp;&raquo; monde d&#8217;après. Et évidemment encore moins sur Sarkozy.</p>
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