LES ÉDITOS

Un billet de Canton

12 novembre 2009

C’est à Canton que se déroule le Conseil mondial de l’association internationale des élus locaux (CGLU) que je préside. Deux heures d’autoroute entre Hong Kong, où nous avons atterri, et notre destination. Paysage étonnant où se succèdent bâtiments anciens et traditionnels et immeubles modernes. Sur place, je retrouve avec beaucoup de plaisir des visages connus, ceux d’élus venus de coins divers de la planète. Nous partageons le même privilège exigeant d’œuvrer pour des collectivités à taille humaine, des espaces où les projets sont concrets, dédiés à la vie quotidienne autant qu’à la préparation de l’avenir. Accueil très chaleureux de nos hôtes. Malgré la fatigue, j’éprouve une joie sincère à être ici, dans ce pays fascinant que j’ai déjà eu la chance de visiter. Premier débat où nous évoquons les effets de la crise sur l’aide au développement.


Dans mon propos introductif, je rappelle le sens de notre combat commun pour le progrès humain qui est au cœur des objectifs du « Millénaire pour le Développement ». Dans cette optique, la coopération entre les villes est un enjeu majeur, car fondée sur des projets bien identifiés : l’eau, la santé, le logement, les déplacements, ou la démocratie de proximité. J’insiste sur la souplesse de notre démarche qui est également un gage d’efficacité. Et je réitère un souhait qui nous rassemble : voir le rôle des autorités locales toujours mieux reconnu face au défi vital du développement durable et de la lutte contre le réchauffement climatique. Car là aussi, le pragmatisme et le savoir-faire de nos collectivités est réel et peut être utile.


William Cobbett me succède à la tribune. Il est le directeur adjoint de « l’Alliance des Villes», programme conjoint de la Banque mondiale et des Nations unies, partenaire de CGLU. Celui-ci dresse un constat lucide : des fonds en diminution mais l’engagement accru de nouveaux acteurs, en particulier parmi les pays émergents comme la Chine bien entendu, mais aussi le Brésil ou l’Inde. Des partenariats nouveaux se nouent avec succès, quand les élus locaux indiens sollicitent par exemple, l’expertise de leurs homologues brésiliens face à un processus d’urbanisation galopant et parfois anarchique. Autre nouvelle donne intéressante : l’intervention d’acteurs privés. « Think tanks » et fondations jouent désormais un rôle important dans l’aide au développement des villes.


Qualité et exigence des interventions. Volonté partagée. J’apprécie cette alchimie internationale qui fait naître des projets, les prolonge patiemment et surtout les voit aboutir.

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