LES ÉDITOS

Pourquoi il faut voter le 20 mars

15 mars 2011



Retour de Limoges, départ pour Nantes. Depuis janvier, je me déplace une ou deux fois chaque semaine, dans toute la France, pour soutenir les candidats socialistes aux élections cantonales.



A chaque étape, je vais à la rencontre des citoyens, je prends le temps de les écouter, et d’essayer de les comprendre. Et ce que je constate, c’est d’abord un très vif sentiment d’abandon. Je vois des femmes et des hommes qui croient de moins en moins à la politique. La parole publique –et la responsabilité du chef de l’Etat est, à cet égard, considérable- a perdu une très grande part de sa crédibilité. La seule chose réelle, la dernière à laquelle chacun continue de croire parce qu’elle a le caractère irréfutable de la dure réalité, c’est la crise sociale, très violente, très injuste, et qui s’installe dans la durée. Dans un tel contexte, les discours simplificateurs, ceux qui exploitent les peurs et qui poursuivent les boucs émissaires, trouvent facilement un écho dans les esprits les découragés et les plus fragilisés.



Que faire ? Eh bien, d’abord, voter le dimanche 20 mars. Je sais que ce scrutin n’intéresse que vaguement les Français. Je sais qu’il demeure éloigné de leurs préoccupations. Et j’aimerais contribuer à les convaincre que c’est une part importante de leur avenir qu’ils détermineront en choisissant leurs conseillers généraux. Les départements ont des compétences essentielles sur des sujets majeurs, qui touchent à la vie quotidienne de chacun. Ce sont eux, notamment, qui pilotent les dispositifs d’aide sociale, de soutien aux plus faibles, de lien intergénérationnel, d’accompagnement des personnes handicapées. Ce sont également les conseils généraux qui sont responsables de la gestion des collèges… Dans une période où le service public se détruit, où le lien social se délite, renforcer les départements, et leur donner les moyens d’une politique équitable, c’est la meilleure façon, aujourd’hui, de se protéger des effets d’une action gouvernementale particulièrement injuste et agressive pour les plus fragiles. En votant aux élections cantonales, chacun peut donner à la France les contre-pouvoirs dont elle a besoin pour que la démocratie garde un certain équilibre et une certaine respiration.


J’ajoute que le devoir civique de voter prend, cette année, un sens très particulier. En Afrique du nord, des peuples luttent, souffrent, et meurent, pour conquérir le droit de choisir leur destin. Ce droit, nous l’avons, et nous ne l’exercerions pas ? Au nom d’une certaine idée de la liberté, pour défendre quelques principes de justice sociale, pour protéger les plus faibles, pour sauver notre cohésion sociale, il faut voter le 20 mars.

Un commentaire à “Pourquoi il faut voter le 20 mars”

  1. Citoyenne DE FRANCE dit :

    Il faut arreter les frappes contre la Lybie. La France outrepasse le mandat de l’ONU. Les peuples arabes vont se retourner contre la France. Nul n’est dupe sur les motivations de Sarko. Faites une conférence de presse, la France bientôt seule. Sarko veut tuer Kadhafi reçu en grande pompe hier. Pourquoi ?
    Que ce message arrive jusqu’à Martine AUBRY

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