LES ÉDITOS

Droits de l’Homme, droits des femmes

6 mars 2012

8 mars, Journée internationale des femmes.
C’est le moment avant tout de penser à ces millions de femmes sur la Terre privées de leur liberté, de leur dignité, et finalement de leur humanité, par des régimes qui les empêchent de vivre. En 2012, il y a des pays où les femmes n’ont pas le droit de s’instruire ni même de se soigner. Il y en a d’autres où les « femmes adultères » sont punies de lapidation. C’est à ces femmes outragées que je pense d’abord, fraternellement.
Mais ce 8 mars est aussi, à notre échelle, l’occasion de nous tourner vers les femmes de France, de faire le point sur leurs droits acquis, et sur ceux, si nombreux, qui leur restent à conquérir.

Commençons par une triste évidence : les femmes, qui constituent la moitié de la population française, sont très loin d’occuper la moitié des postes de responsabilité. C’est tout particulièrement vrai du monde politique, ce qui est inacceptable puisque les autorités politiques n’ont pas d’autre légitimité que d’être les représentants du peuple. Et comment prétendre représenter une population en restant si éloigné de sa réalité ? Il y a plus de dix ans, le gouvernement de Lionel Jospin avait institué la parité. Ce principe est encore loin d’être appliqué, et c’est en partant de ce simple constat que François Hollande a annoncé deux changements fondamentaux. Le premier, c’est, s’il est élu, de donner à la République un gouvernement strictement paritaire (le président sortant s’y était engagé, mais il aura trahi cette promesse là comme toutes les autres). Et le deuxième changement, c’est de faire respecter la parité dans les candidatures aux législatives, en supprimant, purement et simplement, toutes les subventions publiques accordées aux partis qui ne respecteraient pas cette obligation.

Il revient donc à la représentation politique de donner l’exemple. Mais cela ne suffit pas, car c’est la société tout entière qui doit enfin rendre justice aux femmes. Notamment sur un sujet, dont François Hollande a fait un axe central de son projet : l’égalité salariale. Il n’est pas possible de se résigner à une situation où les femmes gagnent 27% de moins que les hommes, et l’écart reste de 20% à postes équivalents. La loi existe, au nom de quoi acceptons-nous qu’elle ne soit pas appliquée ? Si les Français choisissent l’alternance, les grandes entreprises auront un an, pas davantage, pour mettre en œuvre cette obligation. Et si au bout d’un an les femmes, à compétences et responsabilités égales, continuent d’être moins bien rémunérées que leurs collègues hommes, l’Etat ne versera plus aucune aide aux entreprises concernées. La puissance publique jouera son rôle, qui est de garantir la justice, et de faire exécuter la loi.

Mais bien entendu l’égalité n’est pas simplement une question d’argent. C’est aussi… une question de temps. Le contrôle par les femmes de leur propre temps est un enjeu de société décisif. C’est pourquoi le repos du dimanche doit redevenir un principe majeur, fondamental, auquel il ne pourra être porté atteinte que par exception- car les femmes sont les premières victimes des entorses faites à ce principe. Dans le même esprit, un investissement important devra être consenti pour la petite enfance : les femmes qui ne peuvent pas faire garder leurs enfants ne sont pas autonomes- et je pense en particulier aux familles monoparentales, dans lesquelles le « monoparent » est, neuf fois sur dix, la mère.

Etre indépendante financièrement, contrôler son propre temps… Il y a une autre condition à la liberté des femmes : qu’elles soient les maîtres de leur corps. Sur ce point, après tant de reculs ces dernières années, après la fermeture de centres d’IVG victimes de la logique comptable et inéquitable du pouvoir actuel, François Hollande a pris un engagement clair : chaque centre hospitalier sera doté d’un centre d’IVG. Ce sera une étape, une de plus, vers l’égalité réelle.

Je souhaite que ce 8 mars 2012 annonce, pour les femmes de France, un nouveau printemps, et l’imminence d’un temps où elles seront mieux comprises, mieux entendues, mieux respectées. Et je forme le voeu que, partout dans le monde, s’impose enfin une idée : les droits de l’Homme n’existent que s’ils sont aussi les droits des femmes.

Bertrand Delanoë

5 commentaires à “Droits de l’Homme, droits des femmes”

  1. HAVARD dit :

    Le droit des femmes est particulièrement respecté à la Mairie de Paris parait-il…

  2. HAVARD dit :

    oui à la direction des ressources humaines pour les professeurs de la ville de Paris…surtout les femmes licenciées sans préavis !!!! c’est un scandale Monsieur le Maire

  3. MERCI pour cet engagement politique et humain .

    Mariée à un citoyen danois je ne peux que me réjouir de l’égalité que ressens dans mon couple et le respect mutuel .
    Je souhaite que toutes les femmes du monde avancent sur ce terrain grace à l’aide des autres femmes et aussi à celle des hommes.
    Anne Chevalier Laustsen

  4. Claudio dit :

    A Havard….oui je vois ce que tu veux dire.
    Ils sont forts en discours à la ville de Paris !

    • Vincent dit :

      Merci pour cet article JB Bonjour e0 tous, je de9barque un peu mais juste un mot le0 vous ceryoz qu’on va eatre applaudi parce qu’on porte le message e9vange9lique ? Ca fait juste 2000 ans que ca dure Pas vraiment e9tonnant que ceux qui ont choisi une vie diffe9rente viennent chahuter le dernier baston d’une autorite9 morale qui tient la route (gre2ce e0 un Pape brillant, soit dit en passant ) On me9lange les genres le0 : un collectif d’e9nerve9s (on sait pas bien pourquoi) de9boule avec des tutus, et veut mettre un peu le boxon ? C’est un proble8me d’ordre public. A la ville de prendre ses responsabilite9s et de prote9ger la liberte9 de culte et l’inte9grite9 des personnes. Il y a des lois pour e7a. Quelques remarques tre8s simples e0 la lecture des commentaires : 1/ quand on a une manif comme e7a qui se pointe, il est EVIDENT que le sujet c’est l’embrouille. Re9pondre de la meame manie8re, c’est montrer qu’en fin de compte notre Foi ne change rien. Bravo l’organisation car effectivement je ne me reconnais pas dans ce visage sur le parvis a hurler contre la cathophobie , ou des JVS pour masquer le bruit des autres. On se croirait e0 Intervilles les mecs quand meame le0 Cathophobie non mais se9rieux. Honnetement quand je vois ces types avec des gants noirs, e0 hurler fae7on milice sainte, ouais j’ai des pousse9es d’acne9e anticatho d’un certain type. 2/que cherchons nous, nous apprentis-catholiques : faire connaitre et aimer le Christ. Bien sur qu’une personne homosexuelle est notre fre8re. Blesse9. Bien sur que ce monde rejette le Christ, la ve9rite9, la souffrance et le don de soi. Bienvenue au 21e sie8cle. La charite9 nous PRESSE d’accueillir l’autre comme il est, et de savoir rester soi. Ca s’appelle l’empathie, et non ce n’est pas vulgaire. A hurler comme eux, croyons nous vraiment convertir quelqu’un Soyons Tout e0 tous voile0 ce que nous DEVONS, sommes APPELES e0 eatre nous catholiques qui avons tant ree7u. Et toujours cre9er le dialogue et de l’unite9 entre nous. Je9sus s’est il lamente9 en disant ahlala ces publicains, mais c’est quand meame pas possible, faudrait gueuler un peu le0 Il est alle9 dine9 chez eux et regardez qui est devenu Matthieu . 3/ quelle tristesse que ce me9lange des genres, et ce vocabulaire guerrier Quelle erreur forte.Redisons que toute action combattante est moche. L’e9poque des croisades est finie (et on a perdu je vous le rappelle ). L’Eglise n’est pas militante (au sens temporel du terme) elle est chemin, l’Eglise pe9re9grinante, engage9e comme chacun dans le progre8s social, avec un projet de bonheur pour chaque homme. Rangez les fusils et prenons tous exemple sur notre bon Pape. Et e9videmment sur celui qui habite l’Eglise : Je9sus.5/ Glorious dit ce qu’il veut. Et n’engagent d’ailleurs que leur opinion personnelle. Mais leur de9marche est pacifiante, avec leurs mots certes parfois maladroits. Mais c’est de paix dont nous avons besoin, pas de nous arcquebouter comme des pingouins en disant oh mais c’est tre8s grave d’etre homo , oh mais pas touche hein c’est e0 nous Saint Jean Cherchons e0 comprendre l’Autre, d’of9 il vient, pourquoi il vit e7a, ce qui lui manque. Le0 nous serons utile. A commencer par prier pour eux et pour nous. Bien e0 tous. PS : @Thibaud Coupry je vous cite : ce que vous imaginez etre des saluts nazis n’en est pas . Ah ah cher ami mais voyons le poids des images !! Des types en noir gants noirs, c’est quoi alors les Black Panthers ? On est dans une socie9te9 de l’image faut vous y faire. Ve9hiculons les bonnes, ces types de9servent l’Eglise.

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