LES ÉDITOS

Donner une majorité au changement

21 mai 2012

François Hollande est le nouveau Président de la République. Son élection, le 6 mai dernier, signe la victoire du changement après cinq années de creusement dramatique des inégalités, d’altérations dangereuses du contrat social et d’instauration de la discorde comme méthode de gouvernement. Elle manifeste un profond désir de renouvellement des pratiques politiques, qui va bien au-delà du simple jeu de l’alternance. Elle appelle l’avènement d’une démocratie exemplaire, servie avec humilité et courage par des élus dignes de la confiance que le peuple leur prodigue. A l’espérance d’une France plus juste elle fait correspondre l’exigence d’une France mieux gouvernée.

Dans la pleine conscience de cette espérance et de cette exigence, François Hollande a choisi de placer son investiture et les premiers jours de son mandat sous le signe de la parole tenue : parole tenue d’une présidence digne, parole tenue d’un gouvernement renouvelé, paritaire et volontaire, parole tenue d’une pratique du pouvoir contenue et concertée.

Les premiers jours du nouveau président sont porteurs d’un espoir, l’espoir d’un quinquennat où le retour à la concorde nationale et à la cohésion sociale constituera l’alfa et l’oméga de la conduite des affaires de notre pays.

Mais cela ne suffit pas. Pour conférer au changement la force dont il a besoin, il faut donner à François Hollande et à son gouvernement une large majorité à l’Assemblée nationale. Les élections législatives des 10 et 17 juin doivent nous mobiliser avec autant d’intensité que la campagne présidentielle et autour du même objectif : créer les conditions politiques d’un gouvernement républicain, social et solidaire pour les cinq prochaines années. Parce qu’il n’y a ni concorde ni cohésion sans cohérence, il est fondamental qu’une majorité de députés porte dans l’ordre législatif les réformes promises par François Hollande. Sans une majorité forte à l’Assemblée nationale, François Hollande et son gouvernement ne pourront pas mettre en œuvre les réformes dont la France et les Français ont tant besoin. Sans cette majorité, il ne sera pas possible d’engager le redressement par la justice.

J’invite donc les Parisiennes et les Parisiens à se mobiliser avec l’énergie merveilleuse qu’ils ont manifestée lors de l’élection présidentielle, pour faire élire les candidats du changement dans les 18 circonscriptions de la capitale. Le 6 mai dernier, pour la première fois dans l’histoire de la 5ème République, ils ont voté majoritairement pour le candidat de la gauche. Je sais qu’ils continueront, par leur mobilisation massive, à faire honneur à la démocratie. Je souhaite qu’ils donnent au Président élu les députés qui seront le mieux à même de l’aider à tenir parole.

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