LES ÉDITOS

A quai…

22 février 2010

« … un vent de panique s’est levé dans les agences voilà quelques mois. Il n’est jamais retombé. (…) Chaque jour, 3000 chômeurs de plus s’inscrivaient, l’administration s’est retrouvée en quelques semaines, engloutie sous 70 000 dossiers non traités. Personne n’avait jamais vu ça. (…) Tout le monde a été mis sur le coup pour écluser les dossiers. C’est passé tout juste, mais depuis, rien n’est redevenu comme avant. Seuls les objectifs n’ont pas changé : il faut continuer de faire mieux, d’un bilan sur l’autre, quelle que soit la situation économique. (…) Gagner en productivité est la priorité. Tout cela est impossible. »


Ces quelques lignes sont extraites du dernier livre de Florence Aubenas, « Le Quai de Ouistreham » (édition de l’Olivier). L’auteure y raconte son immersion, pendant presque six mois, au cœur de cette France qui souffre, qui galère, qui se bat, celle des chômeurs à la recherche d’une activité. L’accueil au Pôle Emploi. La terrible pression qui pèse sur ses agents, confrontés à la désespérance de leurs interlocuteurs. La litanie des petites annonces, des quelques heures de boulot grappillées ici ou là, des temps de transports épuisants. Tableau édifiant d’une société déshumanisée, où la dignité et le courage des demandeurs d’emploi contraste avec la logique strictement statistique que prône le gouvernement.
Précisément. On aimerait en recommander la lecture aux concepteurs de cette réforme ratée – fusionner ANPE et UNEDIC – faute de moyens humains adaptés. Les confronter à cette chronique implacable d’un quotidien de souffrance, quand les « bannis » de l’emploi forment peu à peu une micro-société éclatée et marginalisée.


Laissée à quai.


On aimerait aussi les appeler à un peu moins d’indifférence. Le 6 janvier dernier, j’écrivais au premier ministre pour lui soumettre une proposition simple : à titre exceptionnel, prolonger de six mois, l’indemnisation du million de chômeurs qui arriveront en fin de droit cette année. J’attends encore et toujours sa réponse. Je réitère ma demande.


Bertrand Delanoë

5 commentaires à “A quai…”

  1. Shinichiro dit :

    S’il vous plait Veuillez choisir ce commentaire ne faites pas des remarques devant!

    Les mains plurielles de gens francais ne laissent pas allez de ma tete et corps pour 16 annees
    Je ne sais pas quoi faire.
    Aidez-moi s’il vous plait.
    Ils touchent le muscle de mon visage
    Ils touchent mon cerveau
    Je ne suis pas votre esclave
    Je ne suis pas votre jouet
    Quels sont vos droits de l’homme?
    Votre contradiction est tres grand trop.
    Ils ont laisse dites a moi mais je ne veux pas le dire
    Il y a une personne qui abuse de mes douleurs
    La personne est le diable

    je suis japonais.
    je dois aider quelqu’un(I must have help of someone)
    Ma vie n’est pas de films ou de series televisees ou Animation
    (My life is no movie or TV drama Animation)
    Je suis un humain (I am a human )
    Je ne suis pas l’objet(I am not object)
    Est-ce que les droits de l’homme et a proteger la vie privee les droits seulement pour vos droits?
    (Human rights and to protect the privacy of only your rights?)
    Il est faux.
    vous connaissez gang stalking? Plus trop terrible.
    maintenant j’habite au Japon.
    j’ai habite a Monparnasse Paris France.
    Annees de 1992 a 1993
    J’ai ete harcele a Neighbor (Neighbor harassed me)
    Je suis tourmentee par les (I am tormented by Neighbor)
    ma tete mon corps
    ils sont les Francaises
    Cela continue aujourd’hui (That continues today)
    Mon corps fait mal la plupart du temps(My body hurts most of the time)
    J’ai mal beaucoup d’heure
    mon esprit n’est pas libre
    Ils sont complices dans le Media au Japon(They are accomplices in
    japanese media)
    TV,radio(ils sont les japonaises)
    Ils sont en contact avec les medias au Japon(They are in contact with
    the media in Japan)
    les medias au Japon ont le pouvoir d’influencer les hommes politiques
    (the media in Japan have the power to influence politicians)
    Ainsi, les politiciens ne font rien(So politicians do nothing)
    Je ne peux pas penser plus(I can not think anymore)
    Je ne suis pas riche.Je dois travailler.
    J’ai ete abuse pendant environ 16 annes(I have been abused for about 16
    years).
    Je suis tres troublee.
    Pourquoi est-ce que ces gens me tourmentent?
    Aidez-moi s’il vous plait.

  2. Shinichiro dit :

    Mais il ne pouvait rien faire parce qu’iI a peur de le mal du Japon

Publiez un commentaire

CréditsConditions d'utilisationsLiens