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	<title>Bertrand Delanoë &#187; LES ÉDITOS</title>
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		<title>Un été 2010</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Jul 2010 09:59:48 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Pendant un mois, sur les berges de la Seine et au bassin de la Villette, Paris vit au rythme de Paris Plages. C’est la fête, le plaisir, la joie d’une ville qui a le goût du partage. Une capitale qui, le temps de l’été, essaie de se délester un peu du poids des habitudes. Et sans prétendre donner aux choses une gravité qu’elles n’ont pas, sans, donc, se prendre au sérieux, j’affirme que ce que nous faisons a du sens. Offrir un peu de bonheur à tout le monde, cela compte, surtout maintenant, en cette saison de doute, de tension, et de crise.</p>
<p>C’est dans cet esprit que Paris, en été, ouvre pour tous des espaces de détente et de loisir, des jeux, des animations culturelles et sportives. Et la Ville soutient très activement des associations généreuses et engagées, qui permettent à des milliers d’enfants de découvrir la mer ou la montagne.</p>
<p>Car cet été, plus de la moitié des Français ne partent pas en vacances. C’est un chiffre qui n’avait jamais été atteint, ni même approché, dans les années récentes, et qui invite à nous poser des questions sur notre société, de plus en plus clivée, où les privilégiés et les laissés pour compte habitent, toujours davantage, deux mondes séparés, et qui s’éloignent l’un de l’autre. La « fracture sociale » diagnostiquée il y a quelque quinze années est devenue une immense faille, et il faudra beaucoup de patience, de volonté et d’imagination, pour réconcilier cette société avec elle-même.</p>
<p>Cela commencera par le sens de la justice.  Telle est l’exigence que nous devrons porter ensemble. Notre pays semble s’installer dans un système inique, qui donne tout à ceux qui ont tout, et qui prend à ceux qui n’ont rien. La rigueur s’organise aux dépens des emplois aidés et de l’allocation adultes handicapés, mais le bouclier fiscal n’est pas remis en cause…</p>
<p>C’est une autre société qu’il faudra inventer, où chacun donne selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. Et à un pays cloisonné, morcelé, menacé par la lutte des générations, des communautés, des classes sociales, il faudra redonner la fierté de son histoire et le sens de son unité. Et défendre ses valeurs, dans un monde instable.</p>
<p>Lourde tâche : elle nous attend, tous, dès la rentrée. Nous aurons besoin d’énergie et de courage. Je souhaite que l’été nous y aide. Nous nous retrouverons sur ce site, à la fin du mois d’août, pour continuer à réfléchir, à dialoguer, et à avancer.</p>
<p>A bientôt.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Bertrand Delanoë</strong></p>
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		<title>Réaction à la mort de Michel Germaneau</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Jul 2010 10:51:20 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[J’apprends avec émotion et colère l’assassinat de notre compatriote Michel Germaneau, enlevé le 19 avril dernier au Niger.
Les responsables de cet acte lâche et abject, où qu’ils se trouvent, ne doivent pas rester impunis. Car le terrorisme met à l’épreuve une certaine idée de la civilisation et de l’humanité. Et je souhaite que, face à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J’apprends avec émotion et colère l’assassinat de notre compatriote Michel Germaneau, enlevé le 19 avril dernier au Niger.</p>
<p>Les responsables de cet acte lâche et abject, où qu’ils se trouvent, ne doivent pas rester impunis. Car le terrorisme met à l’épreuve une certaine idée de la civilisation et de l’humanité. Et je souhaite que, face à ce défi, la France sache affirmer et défendre sans faiblesse ses valeurs, qui sont celles de la liberté.</p>
<p>Au nom de Paris, je tiens à exprimer aux proches de Michel Germaneau ma tristesse et ma profonde solidarité.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Bertrand Delanoë</strong></p>
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		<title>Défense et illustration de la langue (et de la culture) françaises</title>
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		<pubDate>Mon, 19 Jul 2010 13:22:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Equipe Video</dc:creator>
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		<description><![CDATA[  Dans Le Monde du 8 juillet dernier, deux anciens ministres des affaires étrangères, dont l’autorité et la légitimité ne sont pas discutables, s’inquiétaient de « l’affaiblissement » de la diplomatie française. Je ne chercherai pas ici à instruire à mon tour ce procès global, et encore moins à être désobligeant pour les personnes. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><BR> <BR> Dans <em>Le Monde </em>du 8 juillet dernier, deux anciens ministres des affaires étrangères, dont l’autorité et la légitimité ne sont pas discutables, s’inquiétaient de <em>« l’affaiblissement »</em> de la diplomatie française. Je ne chercherai pas ici à instruire à mon tour ce procès global, et encore moins à être désobligeant pour les personnes. Mais il est temps de tirer la sonnette d’alarme sur un sujet précis et grave : l’effacement, progressif et programmé, de notre diplomatie culturelle. </p>
<p><BR> Au 21ème siècle, l’influence d’une grande démocratie en-dehors de ses frontières ne passe plus par la conquête, par les armes, par l’intimidation, ni par la force. Elle dépend, bien sûr, du dynamisme économique et de la puissance commerciale. Mais elle se fonde, d’abord, sur la culture. La France au-delà de la France, le visage de notre pays dans le monde, sa présence, ou, si l’on veut- pour reprendre un terme en vogue- son « identité », c’est d’abord le rayonnement de sa langue, de sa littérature, de sa musique, de son cinéma…. </p>
<p><BR> Or, je le mesure constamment, en particulier à travers mes fonctions de président de l’Association internationale des maires francophones : les réseaux culturels français dans le monde s’étiolent à un rythme alarmant. C’est le commencement de ce qu’il faut bien appeler un certain déclin, dont je relèverai ici trois  symptômes.<br />
- Le budget des actions culturelles françaises à l’étranger a été réduit, selon les pays, de 30 à 50%. Le résultat, c’est qu’il y a des endroits dans le monde où les centres culturels, comme les instituts français, ne peuvent plus assurer leurs missions. En Afrique notamment, la culture française, qui a besoin de personnels et de moyens pour assurer sa pérennité, son expression et sa diffusion, risque d’être engloutie par l’uniformité anglophone de la mondialisation.<br />
- Deuxième source d’inquiétude : l’avenir des lycées français. Leur noblesse, c’était d’avoir toujours su remplir deux fonctions : d’une part, bien entendu, accueillir les enfants de nos compatriotes expatriés, mais aussi donner l’occasion à des élèves venus du monde entier de découvrir la langue et la culture françaises. Or une décision, contreproductive et largement démagogique, est venue bouleverser cet équilibre : le gouvernement a instauré la gratuité de l’inscription pour tous les enfants français. Ce nouveau dispositif, préféré à une tarification juste, progressive et indexée sur les revenus des parents, aura (a largement déjà) une conséquence néfaste : il introduit une inégalité fondamentale entre les Français et les autres. Ainsi s’impose l’idée que les lycées français n’existent que pour la scolarité des petits Français- ce qui est leur fonction première, mais ne devrait pas être leur rôle exclusif.<br />
- Troisième symptôme : la direction générale du Quai d’Orsay en charge des réseaux culturels et de la coopération, a été fusionnée, l’année dernière, avec la direction économique, comme si la culture n’était qu’un produit d’exportation, voire une simple branche de l’attractivité commerciale.  </p>
<p><BR> On pourrait ainsi multiplier les exemples de cet affaiblissement, depuis les coups portés à l’Alliance française (Erik Orsenna et Bernard Pivot ont publié sur ce sujet, il y a trois mois, un appel retentissant)  jusqu’aux menaces qui pèsent sur l’avenir de Cultures France, l’opérateur public dédié aux échanges culturels à l’étranger. En décembre dernier, le cercle Paul Claudel- qui rassemble des diplomates soucieux du sens et de l’avenir de leur vocation- demandait solennellement <em>« que cesse ce démantèlement et soit reposée la question de l’avenir du réseau culturel français dans le monde ». </em></p>
<p><BR> Cette question, je la pose aujourd’hui, avec gravité. Si notre pays, qui représente 1% de la population mondiale, est tellement plus grand que lui-même, c’est parce qu’il a su, pendant des siècles, sur tous les continents, <em>« défendre et illustrer »</em>- selon l’expression de du Bellay- sa langue, mais aussi son art de vivre, son âme, en un mot sa culture. Si cette ambition et cette générosité devaient, elles aussi, être englouties par la logique comptable et clientéliste qui semble désormais s’imposer partout, le dommage serait irréversible. Il est temps d’en prendre conscience. </p>
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		<title>Hommage à Bernard Giraudeau</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Jul 2010 10:16:49 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[J’apprends avec beaucoup d’émotion la disparition, à 63 ans, de Bernard Giraudeau.
La vie de cet homme de cœur, d’esprit, et de talent, aura été, dès ses débuts, une aventure originale et libre. Né à La Rochelle, cet amoureux de la mer s’est engagé dans la marine à l’âge de 16 ans, et il a fait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J’apprends avec beaucoup d’émotion la disparition, à 63 ans, de Bernard Giraudeau.</p>
<p>La vie de cet homme de cœur, d’esprit, et de talent, aura été, dès ses débuts, une aventure originale et libre. Né à La Rochelle, cet amoureux de la mer s’est engagé dans la marine à l’âge de 16 ans, et il a fait le tour du monde à bord de frégates et de porte-avions avant de se tourner vers la vocation de comédien.</p>
<p>Il fut ensuite un acteur et un réalisateur très inspiré, tendre, plein de présence et d’humour. Depuis ses débuts, aux côtés de Jean Gabin en 1973, jusqu’à ses dernières années, il a su alterner les visages les plus divers et les plus émouvants. Au théâtre, il a à la fois donné toute leur force aux plus grands classiques, comme Shakespeare ou Oscar Wilde, et révélé des œuvres majeures de notre temps, comme Le libertin d’Eric-Emmanuel Schmitt. Et il restera au cœur de la mémoire du cinéma français, pour des films comme Ridicule ou Une affaire de goût, qui ont marqué notre époque.</p>
<p>Bernard Giraudeau était aussi un écrivain remarquable, avec un style qui n’appartenait qu’à lui. Son dernier livre, Cher amour, paru en 2009, demeure une leçon d’humanité et de vie.</p>
<p>Atteint, depuis plusieurs années, d’un cancer, Bernard Giraudeau, par ses témoignages pleins de courage et de pudeur, a contribué à faire évoluer le regard de notre société sur cette maladie qui a fini par l’emporter.</p>
<p>A sa famille, à ses enfants, à tous les siens, je veux, au nom de Paris, témoigner ma tristesse et mon amitié.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Bertrand Delanoë</strong></p>
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		<title>Valeurs et décadence</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Jul 2010 09:35:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Equipe Video</dc:creator>
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		<description><![CDATA[  Tribune publiée dans Le Monde daté du 6 juillet 2010
  Il y a un peu plus de soixante dix ans, Montherlant publiait un petit livre ardent et lucide, L’équinoxe de septembre, dans lequel il dénonçait l’esprit de Munich, décrivant l’atmosphère délétère de la France de la fin des années 30. On y [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><BR> <BR> <strong>Tribune publiée dans <em>Le Monde </em>daté du 6 juillet 2010</strong></p>
<p><BR> <BR> Il y a un peu plus de soixante dix ans, Montherlant publiait un petit livre ardent et lucide, <em>L’équinoxe de septembre</em>, dans lequel il dénonçait l’esprit de Munich, décrivant l’atmosphère délétère de la France de la fin des années 30. On y voit s&#8217;élever la coalition des égoïsmes, la haine de tous contre tous et la résignation érigée en principe. Y règne <em>« une morale où l&#8217;indignation est appelée &laquo;&nbsp;mauvais caractère&nbsp;&raquo;, où l&#8217;expression de ce qui est, est appelée &laquo;&nbsp;inconvenance&nbsp;&raquo;, où tout homme qui se tient à ses principes, et dit non, est décrété &laquo;&nbsp;impossible&nbsp;&raquo;. »</em> Comment ne pas percevoir l’écho que l’époque actuelle renvoie à ce tableau édifiant ? Car notre pays semble à nouveau privé de repères, attiré vers les abîmes du renoncement. En février dernier, un rapport du médiateur de la République décrivait une société « fracturée » et dominée par un état d’esprit «<em> mêlant angoisse et rancœur, prêt à se déverser dans les pires exutoires ». </em>La France semble arriver à un moment où tout ce qui avait forgé son pacte républicain serait en phase de liquidation. Et notre pays paraît se réfugier dans le repli, comme s’il se détournait de tout ce que l’Histoire lui a légué de plus fécond : l’esprit d’ouverture et la force de la tolérance. Ce qui s’érode aujourd’hui, c’est l’idée même qu’une nation puisse être d’abord une expérience commune. </p>
<p><BR> L’expression insidieuse de cet égoïsme triomphant, c’est cette forme collective de l’individualisme qu’on appelle communautarisme. Comment en sommes-nous arrivés là ? La vérité est qu’un certain discours s’est répandu, signant un armistice insupportable sur l’essentiel : notre héritage, nos idéaux, notre avenir. Ce discours a atteint son point culminant avec le débat nauséabond sur « l’identité nationale ». Alors se sont libérées toutes les effluves du rejet qui nourrit l’envie et la haine. Il y a d’ailleurs quelque chose de désespérant dans ce mode de gouvernance fondé sur la mise sous tension permanente du corps social et l’exploitation des antagonismes. La France d’aujourd’hui est un pays où une composante de la population est sans cesse évoquée à travers des étiquettes humiliantes, assimilée à la délinquance, à la polygamie ou à la fraude aux allocations familiales. C’est un pays où une femme, prix Goncourt, devrait s’excuser d’écrire librement, et, de fait, se justifier d’être française. Un pays où un réseau de cinéma, dans une relative indifférence, déprogramme les œuvres d’un cinéaste israélien, en « représailles » contre l’attitude de son gouvernement : une censure politique qui cible la culture, au pays des Lumières… En un mot, c’est un pays que l’on dépouille de ses propres valeurs. Ainsi, là où nos concitoyens ont soif de sens, d’exigence et de résultats, s’écrit chaque jour une petite chronique de la désinvolture, de la vacuité et même du culte vénal. Ne revenons pas ici sur ce qui a rythmé l’actualité récente et mis en lumière une République pas vraiment « exemplaire ». Soulignons en revanche ce qui se dessine en arrière-plan : une véritable décadence de l’esprit public. Oui, le démantèlement de nos services publics ne se borne pas à transformer les fonctionnaires en variables d’ajustement d’une politique de court terme, il porte atteinte à l’universalité même de l’école, de la santé, de la sécurité, voire de l’information. Dès lors, comment s’étonner, devant ce spectacle d’un système dur avec les humbles et complice avec les puissants, que la France selon un récent sondage de l’Ifop, soit le pays d’Europe où le sentiment d’injustice sociale est le plus prononcé ? Au cours des sept dernières années, les 0,01% de Français les plus riches ont vu leur revenu croître dix fois plus vite que celui du reste de la population. </p>
<p><BR> Pourtant la réforme en cours sur les retraites cible, une fois encore, les modestes, les carrières longues et souvent épuisantes. S’installe le sentiment d’une société devenue amorale, dans laquelle la défiance est finalement le sentiment le mieux partagé. Ce pays cabossé, cette société tourneboulée, la gauche doit tenter de les convaincre que des perspectives stimulantes existent. Pour cela, il faut dire la vérité. Et d’abord sur la dramatique situation budgétaire de la France, après qu’un gouvernement ayant acté la « faillite » de nos finances publiques, s’est évertué à les dilapider. La vérité, donc : dans notre pays, l’Etat vit six mois de l’année au crédit des générations futures. Gouverner consistera à rechercher des marges, en assumant des priorités claires. Nous ne pourrons pas tout, mais tout ce que nous pouvons devra être accompli. Ne cherchons pas à accréditer l’idée d’un miracle ni celle d’une absurde infaillibilité. Concentrons-nous en revanche sur les piliers d’un projet crédible, la solidarité, l’éducation, l’innovation et la croissance écologique. Revendiquons le : les notions de justice sociale ou de performance de nos services publics dessinent des réponses modernes qui nécessitent des moyens, des instruments ainsi qu’une organisation. Sur chacun de ces engagements, nous devrons rendre des comptes aux Français, tant ils sont las des promesses sans lendemain. Oui, la gauche a le devoir de dépasser cette confusion ambiante dans laquelle le pouvoir n’est responsable de rien puisque « c’est la faute à la crise, à la mondialisation, voire aux collectivités locales ». Ultime condition, mais décisive : il faudra rétablir un Etat impartial, garant de la séparation des pouvoirs et de l’unité nationale. Le défi de demain est social et économique, il est tout autant démocratique et éthique. Dès à présent, gardons-nous de répondre au populisme par la démagogie, fut-elle tonitruante. Faisons la démonstration d’une opposition qui puise dans le sens du collectif la force de défendre ses convictions, comme elle y puisera demain son inspiration pour faire progresser la société tout entière. Veillons-y dès à présent, quelques semaines avant l’équinoxe de septembre 2010…</p>
<p><BR> <BR> <strong>Bertrand Delanoë </strong></p>
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		<title>Chers amis,</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jul 2010 14:26:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Equipe Video</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Depuis plusieurs semaines, des internautes venus de l&#8217;extrême droite envoient sur ce site des messages particulièrement haineux, souvent ouvertement racistes ou homophobes. Pour que notre site ne soit pas pris en otage par les plus intolérants, nous sommes contraints de ne publier vos commentaires qu&#8217;après modération préalable. Vous comprendrez certainement dans quel esprit nous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><BR> Depuis plusieurs semaines, des internautes venus de l&#8217;extrême droite envoient sur ce site des messages particulièrement haineux, souvent ouvertement racistes ou homophobes. Pour que notre site ne soit pas pris en otage par les plus intolérants, nous sommes contraints de ne publier vos commentaires qu&#8217;après modération préalable. Vous comprendrez certainement dans quel esprit nous le faisons: l&#8217;objectif est que <em>bertranddelanoe.net</em> reste un lieu de liberté, d&#8217;échange et de partage.<br />
<BR> Merci à tous, et à bientôt. </p>
<p><BR> Bertrand Delanoë</p>
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		<title>« Sans l’idée de justice sociale…. »</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Jul 2010 13:17:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Equipe Video</dc:creator>
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		<category><![CDATA[LES ÉDITOS]]></category>

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		<description><![CDATA[  Rigueur, austérité, sérieux ? Au-delà de la querelle sémantique, le constat n’est pas discutable : un Etat au bord de la faillite, dont le déficit s’élève à plus de 150 milliards d’euros et la dette à près des trois quarts du PIB, n’a pas d’autre choix que de dépenser moins. La question n’est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><BR> <BR> Rigueur, austérité, sérieux ? Au-delà de la querelle sémantique, le constat n’est pas discutable : un Etat au bord de la faillite, dont le déficit s’élève à plus de 150 milliards d’euros et la dette à près des trois quarts du PIB, n’a pas d’autre choix que de dépenser moins. La question n’est pas de savoir s’il faut faire des économies, mais où les faire.</p>
<p><BR> La réponse du gouvernement vient de tomber, claire et brutale: une fois de plus, les efforts les plus lourds seront exigés des premières victimes de la crise : les exclus, les démunis, les classes moyennes. </p>
<p><BR> Qu’on en juge. La revalorisation de l’allocation « adulte handicapé » sera considérablement réduite : les associations viennent de s’en alarmer, en soulignant que cette décision pénaliserait 900 000 personnes vivant avec moins de 700 euros par mois. Les exonérations de charges sociales pour les associations qui emploient des salariés au SMIC seront, froidement, supprimées. Quant aux emplois aidés- ces contrats subventionnés qui donnent une chance aux chômeurs les plus éloignés du marché du travail, aux <em>« bouts de file d’attente de Pôle emploi »</em> comme les appelait un économiste interrogé samedi par <em>Le Monde</em> &#8211; ils passeront de 400 000 à 340 000, et la part du salaire prise en charge par l’Etat baissera fortement. Dans une période d’explosion du chômage, une telle décision relève, au mieux, de l’inconscience. </p>
<p><BR> Autres victimes de cette rigueur cyniquement sélective : les étudiants, dont chacun sait pourtant dans quelle précarité ils vivent trop souvent. La semaine dernière, la ministre de l’enseignement supérieur décidait une augmentation significative des droits d’inscription à l’université. Et le ministre du budget annonçait qu’il serait désormais impossible de cumuler la demi-part fiscale d’enfant à charge et l’aide personnalisée au logement pour les étudiants. Voici ce que cette décision signifiera dans la vraie vie: un étudiant logeant dans un studio meublé pour un loyer mensuel hors charges de 650 euros devra choisir entre percevoir une allocation de 200 euros ou faire bénéficier le foyer fiscal familial d’une demi-part.</p>
<p><BR> Et pendant ce temps-là, dans le numéro du 8 juillet 2010 du magazine Challenges, consacré aux <em>« Fortunes de France »</em>, je lis ceci : <em>« Qui a dit que la France s’appauvrissait ? Pour sa 14ème édition, notre patrimoine des 500 patrimoines professionnels consacre la réussite des principaux entrepreneurs français. En 12 mois, leur fortune totale a progressé de 25%, passant de 194 à 241 milliards d’euros. La hausse est encore plus spectaculaire pour les dix premiers de notre classement, dont la fortune a crû d’une année sur l’autre de plus de 35%, à l’image de celle du premier d’entre eux, dont le patrimoine a fait un bond de 56%. » </em>Mais ceux-là sont bien à l’abri, derrière la barrière complaisante et complice du bouclier fiscal. Alors même que les cadeaux fiscaux qui leur ont été faits depuis 2002 contribuent largement à expliquer la situation dans laquelle se trouvent aujourd’hui nos finances publiques. </p>
<p><BR> Plus que jamais, décidément, chacun gagnerait à méditer, un siècle après, le mot de Jaurès : <em>«  Sans l’idée de justice sociale, la République n’est qu’un mot »</em>. </p>
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		<title>Pour une ville plus belle et plus vivante</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Jul 2010 07:36:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Equipe Video</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le projet d&#8217;aménagement des berges de la Seine
 Intervention au Conseil de Paris, séance du 6 juillet 2010 
  Mes chers collègues, 
 Nous en avions pris l’engagement devant les Parisiens, nous tiendrons parole : en 2014, Paris aura changé. Et ce matin nous débattons de l’un des actes majeurs de ce changement. 
 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le projet d&#8217;aménagement des berges de la Seine</strong></p>
<p><BR> <em>Intervention au Conseil de Paris, séance du 6 juillet 2010 </em></p>
<p> <BR><BR> Mes chers collègues, </p>
<p><BR> Nous en avions pris l’engagement devant les Parisiens, nous tiendrons parole : en 2014, Paris aura changé. Et ce matin nous débattons de l’un des actes majeurs de ce changement. </p>
<p><BR> Disons-le simplement- les bords de la Seine à Paris sont un site unique au monde, ils sont  d’ailleurs classés, par l’Unesco, au patrimoine mondial de l’humanité. Or, aujourd’hui, sur 26 kilomètres de berges, 7 sont exclusivement dédiés à la circulation automobile. Nous devons corriger cette anomalie. Car il n’est pas acceptable qu’un lieu aussi magique, chargé de tant de mémoire, et qui s’étend sur près de 15 hectares, demeure une autoroute. Notre capitale doit se réapproprier son fleuve, au bord duquel  elle est née, et autour duquel elle s’est construite. </p>
<p><BR> Nous avons conçu ce projet avec pragmatisme, en veillant à ne rien figer d’emblée, et en tenant compte de toutes les réalités, notamment celles de la circulation. Quels en sont les objectifs ? Précisons avant tout que nous distinguons bien entre les deux rives de la Seine. Chacune a ses particularités dont nous devons tenir compte. </p>
<p><BR> Rive droite, il s’agira de transformer une voie autoroutière en boulevard parisien, que l’on pourra traverser, sur lequel on pourra se promener. Les files de circulation seront limitées à 6 mètres de largeur, ce qui laissera la possibilité de marcher au bord du fleuve, et de retrouver ainsi le sens de la flânerie, qui participe de l’esprit de Paris. Nous aménagerons en outre deux passages. Le premier, au pied du Palais de Tokyo ; le second, entre les Tuileries et le musée d’Orsay.  L’idée, rive droite, est donc bien de permettre le maintien d’une circulation automobile, tout en prévoyant la présence du vélo,  et même la possibilité de faire accoster quelques bateaux près du pont Marie. Et nous envisageons aussi, comme au Port des Célestins, de créer des espaces piétonniers, où pourront s’imaginer des activités très diverses, dédiées à la culture, au commerce, à la convivialité.</p>
<p><BR> Quant à la rive gauche, ce que nous vous proposons est clair : la fermeture des quais bas au trafic automobile, sur 2,3 km, entre Solferino et l’Alma, à partir de l’été 2012, et un itinéraire cyclable continu d’Ivry à Issy. Sur ce vaste espace, nous pouvons donc laisser libre cours à l’inspiration et à la création. Aucune idée ne doit être écartée a priori. Il y aura là des cafés, des boutiques, des activités nocturnes, des terrains de jeux, des animations pour les enfants, des cinémas en plein air… Bref, la vie va revenir au bord de la Seine. A titre d’exemple, et sans entrer à ce stade dans le détail, je tiens à mentionner le port de Solferino, site exceptionnel aujourd’hui occupé par un parking, et qui pourra devenir un lieu de promenade et de culture. </p>
<p><BR> Ce projet se situe donc au confluent de la préservation d’un patrimoine séculaire et de la conception d’une ville en phase avec son temps. Il a vocation à modifier profondément notre ville. Et je souhaite répondre dès à présent à une question majeure, dont la résolution était pour nous un préalable : dans quelle mesure la circulation en sera-t-elle affectée ? De nombreuses études ont été conduites, notamment par la direction de la voirie et des déplacements, et elles aboutissent à des résultats convaincants. Au total, compte tenu des reports sur les quais hauts, et de la circulation maintenue sur la rive droite, les automobilistes mettraient, pour traverser Paris à l’heure de pointe, 6 minutes de plus rive droite et 7 minutes de plus rive gauche. Il reste, bien entendu, quelques points de vigilance qui appellent un travail fin, notamment la question de la circulation au carrefour du pont de la Concorde, rive gauche. Sur ce sujet, nous devons, avec la préfecture de police, définir les aménagements les plus adaptés. </p>
<p><BR> Mais pourquoi ne pas le dire ?  Le projet d’aménagement des voies sur berges s’inscrit dans le prolongement direct de notre politique de diversification des modes de transport. Et je constate, à la lecture des récentes propositions de l’UMP, qu’il y a bien là, entre la gauche et la droite parisiennes, une différence de fond, ancienne, durable, parfaitement respectable, et que nous, nous assumons. L’UMP est hostile à tout ce qui pourrait contribuer à réduire le nombre d’automobiles en circulation dans notre ville. Nous pensons pour notre part que cette réduction est une tendance historique profonde et correspond à un objectif affiché dans toutes les grandes métropoles de l’après Kyoto. Je rappelle que la circulation dans notre ville a baissé de 20% entre 2002 et 2007, ce qui a permis une diminution de 35% de la pollution de proximité. Eh bien, nous continuerons. Et notre ambition de reconquérir les berges n’est pas dissociable de l’ensemble des initiatives prises depuis neuf ans pour changer la façon de se déplacer dans la Ville. Je pense au tramway, à Autolib’ –deux projets auxquels l’UMP Paris s’est opposée- au renforcement de Vélib’ avec un contrat plus exigeant, à la mise en œuvre du schéma vélos, votée ici même le mois dernier, à l’automatisation de la ligne 1 du métro, à la rénovation du RER A, au doublement des fréquences de desserte sur le RER C entre Ivry et Vitry, au  dispositif Voguéo. Oui, c’est bien une nouvelle façon de vivre en ville, et de rendre l’espace public à tous, qu’il s’agit de définir et de dessiner.  Et le projet pour les voies sur berges s’inscrit dans la logique de cette histoire.  </p>
<p><BR> Comment le conduirons-nous ? J’insiste sur la méthode, qui repose sur la concertation. D’abord, bien sûr, nous travaillons en relation étroite avec le Préfet de police, de façon à ce que le projet prenne en compte ses attentes légitimes en termes de sécurité et de gestion de l’espace public. De même, nous sommes en lien avec des partenaires institutionnels, comme les bâtiments de France ou le Port de Paris, notamment pour développer toute la dimension économique du projet. </p>
<p><BR> Mais au-delà, j’insiste sur un point : notre séance de ce matin ne clôt pas le débat. Elle l’ouvre au contraire. Notre souhait est que les citoyens y contribuent, avec leurs attentes, leurs insatisfactions, leurs inquiétudes et leurs espoirs. Une consultation est d’ores et déjà lancée sur le site Internet de la Ville. Les réunions d’information et de dialogue commenceront dès cet été. Les collectivités voisines y seront associées, parce que la Seine n’appartient pas aux seuls Parisiens, et les voies sur berges sont empruntées chaque jour par les habitants de l’agglomération. Notre projet a donc vocation à s’inscrire dans une démarche plus globale de valorisation des bords du fleuve, et il répond à une ambition partagée par nos collègues des départements limitrophes. Nous souhaitons que Paris Métropole, qui est plus que jamais le cadre pertinent, se saisisse de ce projet, et en fasse l’une de ses initiatives de l’automne prochain.<br />
Bien entendu, comme pour tout ce qui concerne notre ville, c’est le Conseil de Paris qui aura le dernier mot.  Tous les élus seront associés à la réflexion, et les maires d’arrondissement, de la majorité comme de l’opposition,  seront consultés à chaque étape. L’UMP parisienne a présenté son propre plan, nous devons en débattre avec sérénité, et, là où nous le pourrons, nous convaincre les uns les autres, sans renier nos différences. </p>
<p><BR> Car la reconquête des voies sur berges est un enjeu qui relève de l’image de Paris dans le monde. Nous l’abordons avec détermination, avec sérieux, et avec la volonté d’aboutir, vite, à une ville plus belle et plus vivante. Je remercie tous ceux qui y contribuent, et d’abord ma première adjointe, Anne Hidalgo, dont l’efficacité et la subtilité ont été pour nous tous des atouts décisifs. Et je dis aussi ma gratitude à Annick Lepetit, Anne le Strat et bien sûr Pierre Mansat, pour leur conviction et leur engagement. </p>
<p><BR> A quelques jours de Paris Plages, je nous invite donc à regarder la Seine autrement, et à imaginer avec audace l’avenir de Paris autour de son fleuve.    </p>
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		<title>France Télévisions : ORTF ou BBC ?</title>
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		<pubDate>Mon, 05 Jul 2010 07:52:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Equipe Video</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Le Président de la République vient donc &#8211; enfin &#8211; de révéler son choix pour la présidence de France Télévisions.
 Loin de moi l’intention de contester ici le professionnalisme de la personnalité désignée ;  en l’espèce elle n’est pas contestable.
Mais c’est la méthode qui, inévitablement, fait à nouveau débat. 
 Car désormais, quelles [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><BR> Le Président de la République vient donc &#8211; enfin &#8211; de révéler son choix pour la présidence de France Télévisions.</p>
<p><BR> Loin de moi l’intention de contester ici le professionnalisme de la personnalité désignée ;  en l’espèce elle n’est pas contestable.<br />
Mais c’est la méthode qui, inévitablement, fait à nouveau débat. </p>
<p><BR> Car désormais, quelles que soient ses qualités, le patron de l’audiovisuel public apparaîtra aux yeux de l’opinion comme placé sous tutelle. Finalement, cette façon de faire complique sa tâche, le confrontant de fait à une sorte de soupçon permanent : quoi qu’il fasse, il sera toujours suspect d’agir à la demande. L’exigence de sa mission rendrait pourtant nécessaire un processus clair, fondé sur des critères précis et incontestables, garants d’une vraie autonomie. </p>
<p><BR> Pourquoi donc une telle évolution ? « Le système antérieur n’était pas bon » répond-on au sommet de l’Etat. L’argument est discutable mais il s’entend. Est-il pour autant justifié de lui en substituer un qui est pire ? Au moins le dispositif antérieur préservait-il l’autorité du conseil supérieur de l’audiovisuel. Et il garantissait un minimum de transparence à travers notamment les appels à candidature tranchés publiquement, sur la base de projets précis. </p>
<p><BR> Si l’objectif – louable – était de progresser sur la voie de la modernisation, c’est-à-dire de l’indépendance, alors s’imposaient les exemples de la Grande Bretagne &#8211; le numéro un de la BBC est désigné par une instance impartiale et sans lien avec le pouvoir politique &#8211; et de l’Allemagne – chaque chaîne publique y est dotée d’un Conseil totalement indépendant.</p>
<p><BR> Mais en s’inspirant d’un modèle qui ressemble davantage à l’ORTF, le pouvoir s’est rendu responsable d’une nouvelle régression de la démocratie. L’alibi d’un avis conforme du CSA – qu’on voit mal rejeter aujourd’hui une proposition émanant du Président de la République – ne change rien à l’affaire. Quant à la validation parlementaire, une majorité des trois cinquièmes étant indispensable pour rejeter éventuellement la « proposition » présidentielle, autant dire que cette étape sera strictement formelle. </p>
<p><BR> Triste image que celle d’un pays où sont niées à la fois la stricte séparation des pouvoirs et l’universalité du service public. Car dans ce vaste démantèlement en cours &#8211; l’école, la justice, la police &#8211; l’audiovisuel est à son tour atteint. Fragilisé et cadenassé par un pouvoir que l’idée même de liberté semble décidément effrayer. </p>
<p><BR> <strong>Bertrand Delanoë</strong></p>
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		<title>Bertrand Delanoë à la Fête de la rose du parti socialiste du Vaucluse</title>
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		<pubDate>Sat, 26 Jun 2010 16:36:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>équipe web</dc:creator>
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Photos Christophe Girard. 
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			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://bertranddelanoe.net/wp-content/uploads/2010/06/IMG01114-20100626-1300-175x131.jpg" alt="Bertrand Delanoë à la Fête de la rose du parti socialiste du Vaucluse" title="IMG01114-20100626-1300" width="175" height="131" class="aligncenter size-thumbnail wp-image-2490" /></p>
<p><span id="more-2488"></span></p>
<p><img src="http://bertranddelanoe.net/wp-content/uploads/2010/06/IMG01114-20100626-1300-690x517.jpg" alt="Bertrand Delanoë à la Fête de la rose du parti socialiste du Vaucluse" title="Bertrand Delanoë à la Fête de la rose du parti socialiste du Vaucluse" width="690" height="517" class="aligncenter size-large wp-image-2490" /></p>
<p><img src="http://bertranddelanoe.net/wp-content/uploads/2010/06/IMG01106-20100626-1250.jpg" alt="Bertrand Delanoë à la Fête de la rose du parti socialiste du Vaucluse" title="Bertrand Delanoë à la Fête de la rose du parti socialiste du Vaucluse" width="528" height="400" class="aligncenter size-full wp-image-2491" /></p>
<p><img src="http://bertranddelanoe.net/wp-content/uploads/2010/06/IMG01118-20100626-1415.jpg" alt="Bertrand Delanoë à la Fête de la rose du parti socialiste du Vaucluse" title="Bertrand Delanoë à la Fête de la rose du parti socialiste du Vaucluse" width="528" height="400" class="aligncenter size-full wp-image-2497" /></p>
<p><img src="http://bertranddelanoe.net/wp-content/uploads/2010/06/IMG01108-20100626-1251-690x517.jpg" alt="Bertrand Delanoë à la Fête de la rose du parti socialiste du Vaucluse" title="Bertrand Delanoë à la Fête de la rose du parti socialiste du Vaucluse" width="690" height="517" class="aligncenter size-large wp-image-2494" /></p>
<p>Photos Christophe Girard. </p>
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