ACTUS

Suppression des allocations familiales en cas d’absentéisme scolaire

20 avril 2010

Communiqué de presse de Bertrand Delanoë


Les propos du Chef de l’Etat aujourd’hui à Bobigny, annonçant une suppression « systématique » des allocations familiales en cas d’absentéisme scolaire, confirment la fébrilité et la dérive démagogique du pouvoir. Elles signent, en outre, l’échec manifeste de son action en matière de sécurité et de politique de la ville.


A l’heure actuelle, ce sont les conseils généraux qui seuls, ont la possibilité légale de suspendre, éventuellement, le versement des allocations familiales. Pour sa part, le Département de Paris s’y est toujours refusé, considérant que ces mesures coercitives qui frappent des familles déjà fragilisées sont une réponse parfaitement inefficace à la question de l’absentéisme scolaire.


En effet, si l’objectif du gouvernement est de proposer des actes vraiment opérationnels, il devrait surtout veiller à mobiliser les moyens indispensables en faveur de l’éducation nationale et de la Solidarité dans notre pays. A l’inverse, il se livre à une suppression systématique des postes d’accompagnement social et d’aide à la scolarité, notamment dans les établissements les plus sensibles. De même, son renoncement à un vrai « plan banlieue » pourtant annoncé dès 2007, illustre un double langage particulièrement contestable.


Notre collectivité a choisi une tout autre logique, s’engageant depuis 2006 dans un programme de réussite éducative fondé sur le suivi social de 500 jeunes en situation de « décrochage » scolaire dans des quartiers en difficulté. Elle a également été à l’initiative de l’ouverture de deux écoles « de la 2ème chance », permettant ainsi à 300 jeunes Parisiens ayant quitté l’école sans qualification d’obtenir une formation.

4 commentaires à “Suppression des allocations familiales en cas d’absentéisme scolaire”

  1. HELLO dit :

    Je suis d’accord avec ce que vous dites, mais j’ai toujours reproché au parti socialiste d’ouvrir des brèches aux partis opposés en ne voulant pas dire qu’effectivement, des familles recoivent des allocations familiales destinées au bien-être des enfants et les dépensent pour tout à fait autre chose et que ça n’est pas normal et qu’aussi il y a des chômeurs qui profitent de la situation et qu’aussi il y a de l’insécurité, etc. etc. En quoi c’est mal de le dire, ça n’empêche pas qu’il faut évidemment avoir une vision sociale des choses avant tout, mais n’ayons pas peur de dénoncer des réalités.

  2. Bazzoli Maryse dit :

    Je suis comme vous tout à fait opposée à la suppression des allocations familiales pour “punir” les familles d’enfants absentéistes à l’école. Ce serait évidemment tout à fait inutile. Je ne vois pas comment des parents en difficulté avec leurs adolescents pourront les convaincre d’aller à l’école avec cette menace. Comment peut-on imaginer que des jeunes de 15 ou 16 ans en échec scolaire pour certains mais ce n’est pas la seule raison vont se sentir interpeller par cette menace, alors qu’ils n’en peuvent plus du système scolaire qu’on leur propose.
    Je pense qu’on ne prend pas le problème par le bon bout. Pourquoi les adolescents sont-ils de plus en plus absentéistes ? Parce que ce qu’on leur propose ne les intéresse pas. Parce qu’ils sont tellement en échec qu’ils ne peuvent plus y arriver. Parce que l’école ne leur envoie pas une belle image d’eux. Parce que notre société a peur de sa jeunesse…
    Je suis tout à fait inquiète parce que c’est le système scolaire dès le cours préparatoire qu’il faut réformer pour redonner l’estime de soi à nos jeunes et pas supprimer quelque argent qui va les dresser encore plus contre la société.

  3. Charles Martel dit :

    Non seulement je suis pour la suppression des Alloc, de toutes les Alloc mais surtout s’ils ne sont pas Français de souche, des vrais pas des français de papiers…oust…dehors et très vite

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