ACTUS

Réaction Grand Paris

26 février 2010

Communiqué de presse de la Ville de Paris


Dans une interview à paraître mardi prochain, le Président de la République a choisi de s’exprimer à nouveau sur l’enjeu du Grand Paris, à deux semaines du 1er tour des élections régionales et au moment précis où il convoque à l’Elysée les têtes de listes franciliennes de l’UMP pour « recadrer» leur campagne. Cette intervention directe dans la campagne contredit manifestement ses propos récents, quand il rejetait l’hypothèse même d’une telle immixtion. Il est particulièrement regrettable que ce changement de pied brutal se fasse en instrumentalisant la question majeure du Grand Paris. Depuis 2001, en effet, j’ai la conviction – et nos actes le prouvent – que ce dossier ne progressera qu’en cherchant à dépasser la logique un peu étroite des clivages partisans.


Sur le fond, le chef de l’Etat reprend largement à son compte les analyses des 10 équipes d’architectes, dans le cadre de la consultation internationale à laquelle la Ville de Paris avait activement contribué. Il est clair que cet exercice ouvre des perspectives stimulantes à moyen et long terme. J’insiste cependant sur un risque : s’il est essentiel de se projeter vers la civilisation urbaine de l’après-Kyoto, nous avons aussi le devoir de répondre maintenant aux difficultés de nos concitoyens en Île-de-France. Les deux problématiques ne s’opposent pas, mais je crois cependant que notre ambition collective ne saurait se limiter à des discours un peu déconnectés
de la réalité quotidienne vécue par chaque Francilien.


Ce constat s’applique particulièrement au dossier des transports : après des décennies d’inertie, l’Etat en a confié la responsabilité à la Région Île-de-France, il y a seulement quatre ans. Sous l’impulsion de Jean-Paul Huchon, et en ce laps de temps très court, une nouvelle dynamique s’est engagée, que ce gouvernement s’emploie malheureusement à fragiliser. Notre action porte pourtant sur le traitement opérationnel des dossiers prioritaires : RER A, B et D, ligne 13, nouvelles lignes de tramways en surface et Arc Express pour créer un métro de rocade en petite couronne autour de Paris.


Sur ce sujet décisif il serait temps que l’Etat rompe avec une forme de condescendance vis-à-vis de Paris – évoqué dans cette interview comme le « petit Paris », comparé à Venise et qu’il faudrait « réinventer », formules particulièrement inadaptées pour une Capitale qui a gagné 70 000 habitants en 10 ans, dont le PIB représente à lui seul 10 % de la richesse nationale et qui a engagé un formidable chantier de renouvellement urbain et de réalisations architecturales.


A l’inverse, et comme je l’ai exprimé à maintes reprises, il est souhaitable qu’un vrai partenariat puisse s’établir entre tous les acteurs concernés, Etat, Paris, Région et toutes les collectivités. Nous avons réitéré récemment ce souhait à propos de l’Atelier international du Grand Paris dont les premiers pas semblent une nouvelle fois traduire les mêmes difficultés à partager les actions et les responsabilités.


Et c’est précisément cette démarche qui s’applique au sein de Paris Métropole. Car nul ne peut accepter que la métropole parisienne échappe à la légitimité de ses élus locaux et devienne la seule en Europe à être gouvernée par l’Etat central. J’observe d’ailleurs que le Président souligne son intérêt pour ce syndicat, Paris Métropole, qui rassemble aujourd’hui une centaine de collectivité de toutes sensibilités : prise de position qui conduira je l’espère les élus UMP à rejoindre enfin ce rassemblement. Car je pense profondément que cet outil, en synergie totale
avec la région Île-de-France, et dans un dialogue loyal avec l’Etat, est le plus efficace pour avancer ensemble, dès après les régionales, et créer les conditions d’une gouvernance métropolitaine renforcée et dynamisée.

Un commentaire à “Réaction Grand Paris”

  1. Fifi CHIKH dit :

    Mme Pécresse est sous tutelle du Président UMP qui actuellement occupe l’Elysée, plus pour longtemps je vous rassure.
    Mme Pécresse n’a pas de programme. Elle fait dans l’agitation-figuration pour tenter de présenter un programme fantôme «le grand Paris » qui n’a de grand que le déficit dans lequel il s’inscrit.
    Coût de l’opération : de 21 milliards d’€ en 2009 il est passé à 25 milliards d’€ en février 2010. Le Président UMP qui actuellement occupe l’Elysée, plus pour longtemps je vous rassure, vous dira naïvement et gentiment que cette hausse se justifie compte tenu de l’inflation dû à la crise financière de septembre 2009 !
    Faute d’avoir travaillé sur un programme réaliste et présentable aux électeurs, Mme Pécresse et ses acolytes ont fait dans le plagiat du programme du Parti Socialiste tout en dénigrant et les Socialistes et leur programme ! Pris en flagrant délit d’imposture, ces faussaires de la République, incapables de se remettre en question, s’acharne à réduire le débat politique à leur niveau le plus abject. Leurs discours populistes.
    C’est-à-dire, continue
    à considérer l’électeur pour un abruti à qui il serait inutile de rendre des comptes sur des choix politiques qui engagent l’avenir, tout en le privant de débats politiques vrais qui éclairent l’engagement.
    La recette de campagne de la famille UMP dont le Président UMP occupe actuellement l’Elysée, plus pour longtemps je vous rassure, et de sa cousine le Front National est toujours la même :
    1 débat sur l’identité nationale,
    2 débat sur la sécurité,
    3 discriminations, diffamations, etc.
    4 esquive de tout débat de fond,
    5 durcissement des attaques en encourageant la mauvaise foi, etc.
    Le Président UMP qui actuellement occupe l’Elysée, plus pour longtemps je vous rassure, n’hésitera pas lors de sa prochaine réunion familiale dans sa salle des « fêtes » à encourager les coups bas tout en distribuant les bons points au plus dociles.
    La litanie on l’a connait par coeur, les résultats aussi.
    Il est temps de se réveiller et dès le premier RDV du 14 MARS 2010 de dire stop à leur politique du désastre.
    Juin 2009 = 60% d’abstention.
    LE VOTE EST UN DROIT ne le sacrifions pas à leurs discours populistes SUR LE DOS DES EXCLU(E)S DU DROIT DE VOTE.

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