ACTUS

Oui aux faits objectifs, non aux allégations et préjugés

26 février 2013

Communiqué de presse de Bertrand Delanoë

Je découvre avec étonnement la nouvelle démonstration de mauvaise foi à laquelle François Fillon a décidé de se livrer à l’occasion de sa rentrée politique.

En décrétant, contre la réalité des faits, le déclin d’une ville qu’il semble mal connaître et peu aimer, il donne une nouvelle preuve de l’arrogance aveugle avec laquelle il a dirigé le gouvernement de 2007 à 2012.

En contestant à Paris son dynamisme, il s’appuie sur un classement qui retient pour seuls critères les investissements directs étrangers réalisés les 12 derniers mois. Il fait donc fi à la fois de l’attractivité touristique (29 millions de touristes et 1000 congrès par an), de la vitalité économique (un taux de chômage inférieur à la moyenne nationale et francilienne ; un solde de 8 900 entreprises créées en 2012 dans un contexte de crise) et de la puissance d’innovation (100 000 m² de pépinières créés en 12 ans et le cabinet Deloitte qui classait Paris comme première capitale européenne de l’innovation en 2011). Par ailleurs, le site américain Co-exist vient de classer Paris à la 2ème place européenne en matière de dynamisme et de création de start-up.

En contestant à Paris son caractère populaire, François Fillon s’appuie par ailleurs sur la vieille rengaine de la droite parisienne et fait mine d’ignorer un essor démographique incontestable (118 000 habitants supplémentaires, dont 30 000 jeunes et de nombreuses familles depuis 2001), une mixité sociale reconnue (70 0000 logements sociaux financés entre 2001 et 2014), et une capacité à vivre ensemble à la fois respectée et recherchée.

En évoquant enfin la dégradation des conditions d’existence des Parisiens, il fait mine d’ignorer des avancées déterminantes qui dépendent de la collectivité (10 000 places de crèches supplémentaires en 12 ans ; 62 000 m² d’espaces verts créés depuis 2001) et c’est en fait son propre bilan de premier ministre qu’il mesure, en creux, avec quelques mois de recul. Après 5 ans d’une politique à la fois injuste socialement et inefficace économiquement, les Français souffrent en effet d’une crise et d’une dette que son gouvernement ont creusées avec incompétence et obstination. En tant que Premier ministre, il a par ailleurs à plusieurs reprises pris des décisions directement défavorables à Paris et aux Parisiens : blocage du projet d’aménagement des voies sur berges, absence de financement de l’Etat pour le tramway, baisse des crédits pour la construction de logements sociaux ; non prise en charge des mineurs étrangers isolés…

Je réaffirme mon souhait de voir le débat démocratique reposer sur des faits objectifs et non sur des allégations et des préjugés.

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