Delanoe Paris 2008
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Relever les défis de l’économie mondiale.

Avec 25 787 créations nettes d’entreprises (créations brutes moins défaillances), Paris a affiché, en 2006 et pour la troisième année consécutive, les meilleures performances depuis 10 ans. Ainsi depuis 2001, le solde net de la création d’entreprises est de 141 000 entreprises à Paris. Cette vitalité tranche d’avec les années 1990, où Paris perdait 130 000 emplois et où le taux de chômage se situait toujours à un niveau sensiblement supérieur à la moyenne nationale.

Au terme de la mandature actuelle, la situation de l’économie parisienne s’est sensiblement redressée sur plusieurs points : le chômage à Paris a baissé sans discontinuer depuis quatre ans, diminuant de 28% contre seulement 18% au niveau national ; en 2005 (dernière statistique connue), l’emploi parisien s’est remis à croître, pour la première fois depuis des années, enrayant ainsi la tendance observée depuis 1990 ; le nombre de commerces est également à nouveau en croissance depuis 2003 ; enfin, la fréquentation touristique de la Capitale – première destination du monde - a atteint un niveau record au cours des deux dernières années (2006 et 2007).

Ces bons résultats sont d’ailleurs régulièrement salués par les études internationales qui classent Paris et Londres au coude à coude en terme d’attractivité économique. Cushmann & Wakefield classait en 2005 Paris en tête des destinations pour les projets des entreprises à horizon 2010.

A partir de ce socle, nous nous fixons un objectif clair, en matière d’emploi.
En effet, depuis une vingtaine d’années, le taux de chômage des Parisiens a toujours été supérieur, et parfois sensiblement, à la moyenne nationale. Or, depuis quatre ans, le chômage parisien n’a cessé de diminuer pour atteindre, en juin dernier, 8,3 % de la population active. Nous nous situons dorénavant seulement 0,3 point au-dessus du taux national (8 %).
Notre objectif est d’installer durablement le taux de chômage parisien en deçà du taux national, et de renouer avec la création structurelle d’emplois, en amplifiant le redressement déjà observé depuis trois ans.

Inventer la nouvelle croissance parisienne
Penser le développement économique de Paris, c’est avant tout penser l’articulation entre l’impératif pour Paris de s’insérer dans la compétition internationale entre métropoles européennes et mondiales et, dans le même temps, l’exigence de penser la vie économique à l’échelle locale. C’est cette articulation harmonieuse qui fait et doit continuer à faire la force de Paris. Face à ce défi passionnant, Paris fait le choix de l’innovation et de la coopération territoriale dans tous les secteurs de l’économie : nouvelles technologies, services, commerces comme métiers d’art.

Faire de Paris la capitale de la création d’entreprises : la création d’entreprises a atteint des records à Paris au cours des trois dernières années avec une moyenne annuelle de plus de 28 000 entreprises créées. Pour la prochaine mandature, nous devons aller encore plus loin, par :

economieL’innovation, et sa capacité à déboucher sur de nouveaux emplois, est un processus qui, pour être le plus efficace, doit associer les chercheurs, les étudiants, les entrepreneurs et les financiers. Si les mentalités ont beaucoup évolué, il reste encore bien du chemin à parcourir. La Ville, qui souhaite aider les universités et les écoles en matière d’insertion professionnelle des diplômés, devra aussi aider les étudiants qui ont le projet de créer une entreprise. Ce qui vaut pour tous les grands domaines de formation, et pas seulement ceux liés aux disciplines technologiques.

Offrir aux entreprises des locaux adaptés à leurs besoins. La précédente municipalité n’avait lancé, en 6 ans, aucune nouvelle opération d’urbanisme, contribuant ainsi à raréfier dangereusement les possibilités de construction de nouvelles surfaces dédiées à l’activité économique. La mise en œuvre, depuis 2001, d’une politique d’urbanisme dynamique et l’adoption d’un nouveau Plan local d’urbanisme ont inversé cette logique stérile, offrant des perspectives inédites aux entreprises, à travers des surfaces dont l’usage peut être varié (bureau, commerce ou artisanat, pour de petites sociétés comme pour de plus grandes) et adapté aux exigences contemporaines, notamment en termes de réseaux de communication.
Mais il faut aller encore plus loin. Selon une vision internationale, comment dissocier Paris de son agglomération ? C’est bien cette échelle (9 millions d’habitants, 60% des emplois, 80% des déplacements domicile travail) qui en fait un des premiers pôles économiques mondiaux. Nous souhaitons donc concevoir avec les collectivités de l’agglomération parisienne une meilleure organisation de l’offre foncière et faciliter le parcours des entreprises sur le territoire de l’agglomération par la mise en place de bourses de locaux au niveau de l’agglomération, par la création de ZAC intercommunales et par la mutualisation de locaux pour les artisans et TPE de l’agglomération.

Favoriser le développement  universitaire et le rapprochement universités-entreprises.
A Paris et dans la métropole, l’enseignement supérieur et la recherche ont de fortes implantations avec des laboratoires de grande qualité intervenant dans tous les domaines de la connaissance (entreprises, universités, organismes de recherche, grandes écoles).
C’est l’Etat qui a, en France, la responsabilité de l’enseignement supérieur et de la recherche publique. Si les villes ne peuvent se substituer à l’Etat, elles ont à définir des politiques permettant l’essor universitaire en cohérence avec leur propre développement, que ce soit dans les domaines culturels, sociaux ou économiques.
Partout dans le monde, les villes rivalisent sur ces questions et tentent d’attirer les meilleurs universitaires, chercheurs, artistes et entrepreneurs.

Depuis 2001, la Ville de Paris a déjà réalisé un programme conséquent en la matière, par exemple en achetant des terrains pour les mettre à disposition des universités et écoles, en finançant des investissements universitaires, en construisant des logements pour étudiants et chercheurs, ou en soutenant les pôles de compétitivité qui associent recherche, formation et entreprises. Pour le financement de nouveaux espaces universitaires, la Ville aura sur cette période investi plus de 400 M€, plus que l’Etat.

Nous souhaitons néanmoins franchir un nouveau cap, en apportant des réponses nouvelles à l’une des principales faiblesses de nos universités : leur dispersion. Celle-ci constitue un frein à la formation de pôles importants rassemblant dans une proximité quotidienne, les chercheurs, les étudiants et d’autres activités qui s’appuient sur la communauté universitaire (jeunes pousses innovantes, activités culturelles ….).
Pour faciliter l’émergence de ces pôles, la Ville entend acquérir le foncier nécessaire pour le mettre à disposition des universités afin de rapprocher dans les mêmes espaces l’enseignement, la recherche, des logements étudiants et chercheurs, des lieux culturels, des structures de valorisation des découvertes des chercheurs ainsi que des incubateurs ou pépinières d’entreprises innovantes.

Le pôle de la ZAC Paris Rive Gauche dans le 13ème a commencé son activité depuis le début 2007 après des investissements importants très largement financés par la Ville de Paris. Il a vocation à s’étendre vers Ivry, en partenariat avec cette commune et avec le département du Val de Marne.

Nous voulons en effet concevoir le développement universitaire et ses synergies avec le développement économique, sur des espaces dépassant Paris inta-muros.
Nous proposons notamment la constitution, en synergie avec les autres collectivités locales, d’un second pôle dans le Nord-Est parisien, à cheval sur Paris (de la ZAC Claude Bernard à la porte Cligancourt en passant par la Chapelle) et Plaine Commune (Saint-Denis et Aubervilliers), qui atteindrait une dimension mondiale.

L’émiettement universitaire parisien (8 universités dans Paris intra muros, 16 en Ile-de-France, plus de 15 grandes écoles et autant d’autres établissements de haut niveau) constitue également un obstacle à la visibilité internationale de la recherche, de l’enseignement supérieur, ce qui a des répercussions négatives à la fois sur l’attractivité internationale pour les étudiants, les chercheurs mais aussi sur l’attractivité pour les entreprises.

C’est pourquoi il est vital pour ces établissements de recherche et de formation, mais aussi pour la place de Paris dans le monde, que des alliances se nouent entre établissements, voire que des regroupements soient favorisés.

Une amorce de ce mouvement a eu lieu depuis quelques années, qui s’accélère ces 3 dernières années, avec la création de structures universitaires fédératives (Paris Universitas, Paris Centre Universités, ParisTech) et la Ville soutient ce premier pas en finançant des projets présentés par ces fédérations. Mais il faudra amplifier ce mouvement et envisager des regroupements, sur la base de projets scientifiques présentés par les universités et écoles elles-mêmes.

Garantir une couverture numérique en « très haut débit » de tout le territoire parisien : la Municipalité a engagé, en 2006, un plan « Paris, ville numérique » visant à atteindre la couverture du territoire parisien en fibres optiques « très haut débit » à l’horizon 2012. Cela signifie que chaque entreprise et chaque foyer pourra accéder par un système de fibres optiques, à un réseau très haut débit (en clair, 10 fois plus performant qu’aujourd’hui !). Cela passe évidemment par un déploiement massif de fibres optiques, via les égouts de Paris et dans les immeubles, pour connecter l’ensemble à cette nouvelle technologie. Ce déploiement, auquel les grandes entreprises du secteur s’attellent depuis un an, situera clairement Paris à la pointe des grandes métropoles mondiales.

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