« Grand Londres », « Communauté autonome de Madrid », « Province de Rome »…et Paris ?
Oui, la préparation de l’avenir implique de raisonner à la bonne échelle.
C’est pourquoi, dès 2001, nous avons souhaité impulser une dynamique inédite dans les relations entre Paris et les autres collectivités de l’agglomération. Pendant les décennies précédentes, c’est l’ignorance et le mépris qui avaient prévalu.
Historiquement en effet, Paris a longtemps considéré son environnement proche comme un lieu d’implantation de tout ce dont la capitale ne voulait pas : décharges, cimetières, logements sociaux, stations d’épuration…. Les communes qui forment l’agglomération se sont donc construites et ont assis leur identité dans une forme de méfiance, voire de défiance à l’égard de Paris.
L’une de nos priorités a consisté à restaurer un rapport de confiance, de dialogue et de coopération avec les communes et les départements environnants. C’est ainsi que des actions de partenariat ont été concrètement engagées avec plus de 80 communes d’Ile-de-France. 13 protocoles de coopération ont été signés avec des communes de la première couronne, de toutes sensibilités politiques.
En juillet 2006, partie prenante dans l’initiative d’une vingtaine de collectivités du cœur de l’agglomération parisienne, notre cité a contribué à la naissance d’une conférence métropolitaine : espace informel de dialogue mais surtout lieu d’élaboration collective sur des enjeux aussi lourds que le logement, les déplacements ou le développement économique, cette conférence métropolitaine s’est déjà réunie une demi-douzaine de fois, en présence d’une soixantaine d’élus, de sensibilités diverses. La Région Ile de France est - et sera - un acteur majeur de cette entreprise collective, dont l’UMP Paris, une fois de plus, a appelé au « boycott »…
Aujourd’hui, la question de la création d’une structure de coopération intercommunale, à l’échelle de l’agglomération parisienne est clairement posée.
Nous sommes favorables à la naissance future de « Paris Métropole ».
En effet, sur de grands enjeux comme le logement ou le développement économique, l’agglomération parisienne manque incontestablement d’une organisation qui lui permette d’agir avec plus de force et de cohérence. C’est une faiblesse par rapport à d’autres grandes métropoles européennes et cela entretient des inégalités inacceptables entre communes riches et communes pauvres. Les nouvelles relations nouées depuis sept ans entre Paris et ses voisins créent aujourd’hui les conditions d’un débat ouvert et constructif.
Pour autant, la démarche annoncée par le Président de la République pose un véritable problème de méthode. Qu’il n’ait pas jugé utile d’évoquer ce sujet avec les élus concernés avant de faire ses premières déclarations en juin dernier était regrettable ; que depuis, aucun des élus concernés n’ait été invité par le Gouvernement à un quelconque échange sur le sujet devient édifiant. Edifiante aussi, l’absence totale de tout engagement budgétaire de l’Etat, là où l’émergence d’une nouvelle institution à l’échelle de l’agglomération parisienne impliquera, naturellement, un effort de sa part comparable à celui réservé aux autres intercommunalités françaises.
La conférence métropolitaine représente, précisément, un lieu de dialogue et d’action, opérationnel.
A partir de ce socle, nous proposons que les élus désignés en mars 2008, se réunissent dans le cadre d’assises de l’agglomération parisienne afin de déterminer un nouveau cadre institutionnel ainsi qu’un calendrier. Dès le lendemain des élections municipales, nous proposons donc de passer à la vitesse supérieure, dans une perspective résolument collective et respectueuse de chaque élu. L’évolution législative à venir découlera donc ainsi d’un vrai processus démocratique.
Je pense qu’il faut réfléchir davantage réfléchir en termes de projets communs (notamment en ce qui concerne que de structure administrative. Etant adhérente et fervente militante d’une section parisienne tout en étant résidente de la première couronne (expression plus pertinente et moins péjorative que celui de banlieusarde, me semble-t-il), j’ai pu constater que le vision de nombre d’adhérents se limitait à la vie à l’intérieur de Paris intra muros stricto sensu. Le périphérique, qu’il soit couvert ou non, paraît une barrière infranchissable. Si l’élaboration de projets communs est irréalisable, je suggère la création d’un observatoire permettant la comparaison et la mutualisation d’expériences créées pour tenter de donner des solutions à des problématiques souvent proches (à quelle échelle ? Ile-de-France, deuxième couronne, première couronne ?). Je prévois d’emblée l’opposition de la droite (”mais quelles problématiques communes renvoyant dos-à-dos l’est et l’ouest de la capitale” oubliant cela dit en passant la différence nord/sud). Mais je gage qu’un travail intercommunal ne peut que contribuer pour le rayonnement international de Paris.
Bien qu’étant à fond derrière vous dans cette campagne (cela dit, en tant qh’hététéro-plouc laïque, célibataire et abstinente, je ne vous pardonnerai jamais d’avoir baptisé la place de Notre-Dame du nom de “Jean-Paul II”, personnage qui a permis le massacre de millions de nos congénères planétaires en rejetant le port du préservatif. Je suis en ce point tout à fait solidaire avec de nombreux camarLGBT qui vous le reprochent
Si fusion il y a (attention, ça se passe parfois mal : cf Montreal et Quebec il y a quelques années), il faudra vraiment recouvrir tout le peripherique et redessiner les arrondissements en fonction de leur poids demographique… c’est un piège politique qui mérite un débat dépassionné.
C’est bien ce sujet qui doit être au coeur de la campagne et en évitant les querelles politiciennes. Droite et gauche sont d’accord sur ce projet alors au boulot.
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