Le projet que nous allons construire ensemble ne prendra tout son sens qu’avec l’appui et le concours des Parisiens. Disons-le sans détour : si vous choisissez de nous faire confiance, chacun sera associé à cette volonté de donner un temps d’avance à Paris. Car Paris ne se fera pas sans les Parisiens. Cela porte un nom : la démocratie.
Même si beaucoup a été accompli depuis 2001, les six années à venir nous permettront d’aller plus loin encore.
Nous proposons d’abord la création de comités d’usagers des services publics qui seraient chargés de faire connaître leurs attentes, de défendre leurs droits, et d’organiser entre eux des événements capables d’animer la vie de nos services.
Nous suggérons également de doter la Ville d’un véritable service statistique d’études autonome, rassemblant toutes les données éclatées entre les différentes directions de l’administration parisienne: cet outil, précieux à la démocratie locale, permettra notamment de mieux recenser et traiter les requêtes, injonctions et propositions des habitants.
Il faudra également développer la dimension de service de paris.fr et du numéro d’appel 3975 : ces instruments pourraient être davantage orientés vers le soutien à des démarches pratiques, par exemple chercher un appartement, trouver une solution de covoiturage, de ramassage scolaire ou de colocation…
Paris avec les Parisiens
Le débat démocratique ne peut pas être un monologue. Il ne suffit pas que la Ville s’adresse à ses habitants, et qu’elle sollicite leurs réactions. Il faut que les Parisiens puissent interpeller Paris comme ils l’entendent et quand ils le veulent, qu’ils puissent saisir le Maire de Paris, leur Maire d’arrondissement, leurs services, leur administration. La démocratie commence par la base. C’est à ce titre que nous souhaitons donner à ceux qui s’engagent pour le bien commun le témoignage de la reconnaissance de Paris, en créant un statut du bénévolat.
La nouvelle impulsion que nous voulons donner, pour la période 2008-2014, à la participation des Parisiens à la vie de leur cité consiste à transformer la participation en initiative. Voici quelques idées pour donner corps à cette ambition :
Paris par les Parisiens
Nous avons souhaité, dès 2001, mettre un terme à l’extrême concentration des pouvoirs qui engorgeait et qui, à bien des égards, paralysait Paris. Dans une si grande ville, où ce n’est pas seulement chaque arrondissement, mais chaque quartier, chaque micro-quartier, parfois chaque rue, qui a sa spécificité, son histoire, son univers singulier, on ne peut pas décider tout d’en haut.
Depuis 2001, les vingt maires d’arrondissement - par delà les sensibilités politiques – disposent de plus de moyens, de pouvoirs, et donc de liberté, par exemple dans l’élaboration de la communication locale. Nous avons voulu que les mairies d’arrondissement se rapprochent des citoyens, notamment en demandant aux Maires de veiller à ce qu’elles soient ouvertes les samedi matin : c’est le cas aujourd’hui dans seize arrondissements sur vingt. Nous avons confié aux vingt maires d’arrondissement la gestion des équipements de proximité, en leur transférant les moyens humains et budgétaires (investissement et fonctionnement) correspondants.
Nous assumons cette volonté décentralisatrice.
Mais à partir de 2008, il faudra passer à une nouvelle étape, par exemple en réservant jusqu’à 25% de l’enveloppe totale des subventions aux maires d’arrondissements, ou en renforçant sensiblement les budgets des conseils de quartier.
En complément de ces instances pourraient être créées des « commissions pour la qualité du service public parisien » : installées à l’échelle de chacun des arrondissements volontaires, elles seraient composées de façon pluraliste (représentants de la Ville, de l’arrondissement, du monde associatif local) et émettraient avis consultatif et propositions sur l’efficacité du service rendu aux habitants. Elles pourraient notamment s’exprimer préalablement à l’élaboration du budget primitif et du budget modificatif de notre collectivité.
La démocratie est une création continue et, ensemble, nous continuerons de l’inventer.
Mais effectivement les arrondissements ont déjà des noms, les voici et ça ne fait absolument pas double emplois avec les noms de quartier :
1. Louvre
2. Bourse.
3. Temple.
4. Hôtel de Ville.
5. Panthéon.
6. Luxembourg
7. Palais Bourbon.
8. Élysée
9. Opéra.
10. Entrepôt.
11. Popincourt
12. Reuilly
13. Gobelins.
14. Observatoire.
15. Vaugirard
16. Passy.
17. Batignolles
18. Montmartre.
19. Buttes-Chaumont.
20. Ménilmontant.
Faudra sans doute en changer quelques un et en modifier d’autres mais ça vaudrait beaucoup mieux que ce triste classement.
Oui mais si l’on veut enraciner la démocratie locale il faudrait que l’on puisse réellement s’identifier aux arrondissements, hors ils ne sont désignés que par des chiffres. C’est tout à fait sinistre. Pourquoi ne pas les désigner par leur nom ? Ils existent déjà. Il faut sans doute un peu adapter, mais bon. Le 15éme est tout de même plus vivant sous le nom de Vaugirard, le 18 sous l’appellation Montmartre-La Chapelle, le 17 les Batignolles, le 3 le Marais…C’est une petite réforme toute simple mais ça revivifierait drôlement la vie locale.
Une réponse de l’équipe bertranddelanoe.net
Merci pour votre message. Votre idée est intéressante, toutefois il semble difficile de désigner chaque arrondissement par un seul nom alors même qu’il existe plusieurs quartiers par arrondissement.
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